COVID-19

Les visites suspendues dans deux hôpitaux de la Montérégie

Les visites ont été interrompues samedi à l’hôpital du Suroît et à l’hôpital Anna-Laberge en raison de taux d’occupation élevés et d’éclosions de COVID-19 dans certaines unités de soins. « En raison de la hausse du nombre de cas et de la transmission soutenue dans la communauté [...] nous nous voyons dans l’obligation d’interdire les visites jusqu’à nouvel ordre », a indiqué le CIUSSS de la Montérégie-Ouest. Les visites pour des « raisons humanitaires » seront permises.

— Henri Ouellette-Vézina, La Presse

Rectificatif

Me Emile-Haim Benamor

Dans le texte « Évasion fiscale : un avocat montréalais condamné à une lourde amende », paru samedi, nous écrivions que Me Emile-Haim Benamor avait plaidé coupable pour avoir éludé de l’impôt fédéral en encaissant près de 1 million de dollars. On aurait dû lire que cette somme s’élevait plutôt à près d’un demi-million de dollars, comme le montant exact, 469 591 $, l’indiquait plus loin dans le texte. Nos excuses.

rosemont–la petite-patrie

Une entente avec le privé pour favoriser les ateliers d’artistes

Vous souhaitez construire un immeuble de bureaux comportant deux étages de plus que ne le permet le règlement municipal ? Réservez de l’espace à des ateliers d’artistes et votre demande de dérogation pourrait être acceptée.

Voilà le compromis auquel en sont venus l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie, le promoteur Rosdev et l’organisme Ateliers créatifs Montréal, pour un projet immobilier situé dans le secteur Marconi-Alexandra, zone où sont installées plusieurs firmes travaillant dans le domaine de l’intelligence artificielle.

C’est la première fois que l’arrondissement utilise une disposition réglementaire adoptée en 2019 afin de favoriser l’implantation de locaux destinés aux artistes et aux artisans dans les secteurs d’emploi.

« L’idée, quand un promoteur demande une dérogation au règlement municipal, c’est de pouvoir tenter d’obtenir quelque chose en retour », explique la conseillère Christine Gosselin, responsable des questions d’urbanisme pour l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie.

Ces dernières années, de nombreux artistes ont perdu leurs ateliers quand les édifices où ils logeaient ont été vendus, ou parce que les loyers avaient augmenté au-delà de leurs moyens financiers, rappelle Mme Gosselin.

« L’arrondissement a tenu compte des demandes des artistes et a surveillé les occasions », dit-elle.

Servir de source d’inspiration

Quand le promoteur Rosdev a demandé de construire, au coin des rues Jean-Talon Ouest et Marconi, un immeuble de six étages, au lieu de quatre, comme le prévoit le règlement municipal, on lui a proposé cet arrangement.

L’immeuble, d’une superficie totale de 16 000 pi2, réservera 6000 pi2 de son rez-de-chaussée à des ateliers, qui pourront recevoir de 20 à 25 artistes.

Les espaces destinés aux ateliers seront vendus à l’organisme Ateliers créatifs, à un prix inférieur à leur valeur marchande, ce qui permettra ensuite de les louer aux artistes et artisans à des prix raisonnables, souligne Gilles Renaud, directeur des Ateliers créatifs.

« C’est un petit projet, en comparaison de nos autres sites, mais on le voit comme un projet pilote, en espérant pouvoir en inspirer d’autres. »

— Gilles Renaud, directeur des Ateliers créatifs

Dans un communiqué diffusé par l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie, le président du Groupe Rosdev, Michael Rosenberg, s’est dit « fier, à titre de chef de file de l’immobilier à Montréal depuis plus de 50 ans, d’être le promoteur de ce projet immobilier à l’avant-garde, qui contribuera au développement de l’activité culturelle dans le quartier en garantissant aux artistes de nouveaux espaces de création ».

Une partie du terrain à développer sera aussi réservée à des espaces verts, où de nouveaux arbres seront plantés.

Pour Gilles Renaud, une telle entente est la preuve que les arrondissements ont le pouvoir changer les choses. « C’est la même approche que pour le logement social, fait-il remarquer. Les arrondissements peuvent créer des incitatifs qui sont acceptables pour le privé. C’est une façon d’assurer un développement mixte, et de protéger l’abordabilité. »

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