Stingers 64, Alliance 60

Du positif malgré la défaite

L’Alliance est revenue de l’arrière, n’a jamais abandonné et est passée tout près d’arracher la victoire aux doubles champions en titre, les Stingers d’Edmonton, lundi soir, à l’Auditorium de Verdun. Mais elle a ultimement dû s’avouer vaincue par la marque de 64-60.

Alors qu’elle tirait de l’arrière 28-20 après la première demie, la troupe de Vincent Lavandier est revenue sur le terrain avec une énergie nouvelle. Lentement, mais sûrement, elle a comblé l’écart, jusqu’à prendre les devants 37-36 en fin de troisième quart.

Le score était de 62-60 en faveur des Stingers en fin de match, alors que la cible établie par la règle d’Elam* était de 63. Les spectateurs – encore nombreux et impliqués – étaient debout jusqu’à ce qu’un panier de Brody Clarke ne scelle l’issue du match.

Lavandier avait bonne mine après la rencontre, même s’il s’agissait d’un quatrième revers consécutif pour son équipe.

« Ce qu’on a vu en deuxième mi-temps, la volonté de revenir – ça se joue à presque rien avec l’Elam – montre que l’énergie qui a été mise sur le terrain est une victoire même auprès des partisans, a-t-il fait valoir. C’est comme ça qu’on construit l’avenir. »

L’Alliance a peiné à percer la défense adverse en début de match et n’avait concrétisé que 25 % de ses lancers à la mi-match. Mais c’étaient « de bons tirs, bien pris, qui faisaient le tour du cercle », a noté l’entraîneur.

« On était peut-être un peu crispés et on avait un peu de malchance. Les deux vont de pair. Je pense qu’on manquait d’agressivité par rapport à une équipe hyper athlétique et avec beaucoup d’expérience. Ils veulent un empire, c’est écrit sur leur t-shirt. »

L’Alliance s’est cependant très bien défendue tout au long du match.

« Je tiens à souligner que c’est notre meilleur match défensif depuis le début de l’année, avec beaucoup d’énergie et de solidarité, a d’ailleurs dit Lavandier. Je préfère mourir avec des idées et des joueurs qui ont envie de se sacrifier pour les autres qu’avec des joueurs qui ne veulent pas se sacrifier et qui pensent aux statistiques. »

Alain Louis, toujours aussi dynamique sur le terrain, a inscrit neuf points et quatre passes décisives. C’est lui qui a tenu l’équipe en vie avec « sa percussion et son envie », a souligné l’entraîneur.

« On a perdu, mais on a appris beaucoup aujourd’hui », a efficacement résumé le joueur de 26 ans.

« En première demie, Vincent nous avait donné un plan de match qu’on n’a pas respecté, a-t-il continué. Quand on est revenus, on jouait mieux parce qu’on écoutait. C’est ça. C’est tellement simple. »

L’impact d’Ashley Hamilton

Ashley Hamilton a été le joueur le plus productif avec 13 points, 3 rebonds et 2 passes décisives dans la défaite. L’ailier de 33 ans, qui a neuf années professionnelles en Europe derrière la cravate, n’est arrivé d’Espagne qu’il y a quatre matchs, mais son impact se fait déjà bien sentir.

« Il est le capitaine de l’équipe nationale de Grande-Bretagne, a rappelé Lavandier. Dès qu’il est arrivé, il a pris Nathan [Cayo] sous son aile. Il a dit : “Il faut que tu joues comme ça, fais ça.” Donc je pense que la progression actuelle de Nathan, c’est aussi grâce à Ashley. C’est ce qui est important. »

« Son impact est déjà quotidien, a poursuivi l’entraîneur. Le dernier match, il m’a dit : “Coach, je ne suis pas bon, fais jouer un autre.” Ça, c’est un vrai leader. »

Hamilton a pour sa part indiqué que c’était naturel pour lui d’aider les plus jeunes.

« Je pense que c’est important d’aider tout le monde si tu le peux, a-t-il laissé entendre. Dans ce cas, avec les jeunes joueurs, j’essaie de trouver des opportunités pour leur permettre de s’améliorer. […] Je n’essaie pas nécessairement d’être un bon leader, mais je pense que c’est ce que tu dois faire. Si quelqu’un a besoin d’aide, je suis là pour aider. »

« Je trouve que c’est intéressant pour un jeune comme moi, parce que j’aime bien apprendre, a pour sa part affirmé Alain Louis au sujet de l’importance des vétérans. C’est important pour mon parcours. »

Retrouver le chemin de la victoire

Avec trois victoires et six défaites en neuf rencontres, l’Alliance se retrouve au huitième rang (sur dix) du classement général avec 11 matchs à jouer à la saison. Elle n’a encore remporté aucun match à l’étranger, mais aura l’occasion de le faire bientôt alors que ses trois prochains duels auront lieu en territoire ennemi.

Selon Alain Louis, ça ne saurait tarder ; il affirme que l’énergie dans le vestiaire a « complètement changé » depuis le dernier match, une défaite de 76-64 aux mains des River Lions de Niagara.

« Tout le monde est beaucoup plus positif, a-t-il noté. Aussi, je pense qu’on n’avait pas fait un bon job pour mettre les nouveaux gars à l’aise. En ce moment, on se dirige mieux vers des victoires prochaines. »

* Lorsqu’il reste moins de quatre minutes au match, on range le chronomètre pour le reste de la partie. À l’arrêt de jeu suivant, on cible un pointage à atteindre, soit le nombre de points de l’équipe en tête plus neuf.

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.