Actualités économiques

Ubisoft, Rio Tinto, et Louis Garneau

Quelques nouvelles du jour

Ubisoft présente ses excuses

Le président et chef de la direction d’Ubisoft, Yves Guillemot, a présenté ses excuses, jeudi, aux employés de l’entreprise qui ont souffert des pratiques – harcèlement sexuel, sexisme et harcèlement psychologique notamment – exposées par divers médias dans le monde, dont La Presse, depuis le début de l’été. Ces excuses ont été faites par l’entremise d’une vidéo de quatre minutes publiée sur Twitter dans les minutes précédant la diffusion en direct de la deuxième édition d’« Ubi Forward », dans laquelle l’entreprise a présenté des nouveautés à venir. Le message a été plus ou moins bien accueilli sur les médias sociaux, notamment parce qu’il n’a pas été inclus dans la diffusion en direct. Ubisoft avait utilisé une technique similaire lors de la première édition, en juillet dernier, se contentant de diffuser sur Twitter, avant la diffusion en direct, un très court message qui n’avait pas lui non plus été très bien accueilli. En plus de ses excuses, M. Guillemot a annoncé que l’entreprise voulait en faire davantage pour augmenter la diversité au sein de ses troupes et qu’elle ferait un don à la National Association for the Advancement of Colored People. La démonstration d’un jeu faite lors de la présentation du mois de juillet semblait associer le mouvement Black Lives Matter au terrorisme.

— Jean-François Codère, La Presse

Démission du patron de Rio Tinto

Le patron de Rio Tinto, le Français Jean-Sébastien Jacques, et deux hauts dirigeants ont démissionné vendredi à la suite du dynamitage en mai par le géant minier d’un site aborigène ancien, destruction qui a suscité l’émoi en Australie. Après une enquête du conseil d’administration sur cet évènement son président Simon Thompson a annoncé le retrait, « d’un commun accord », de M. Jacques, du chef de la division « Minerai de fer » Chris Salisbury et de la chef de la communication Simone Niven. C’est pour agrandir une mine de minerai de fer que le groupe anglo-australien avait détruit à l’explosif le 24 mai la grotte de Juukan Gorge, en Australie-Occidentale, un des sites de peuplement les plus anciens du pays. « Ce qui s’est passé à Juukan est une faute et nous sommes déterminés à faire en sorte que la destruction d’un site patrimonial d’une importance archéologique et culturelle aussi exceptionnelle ne se reproduise plus jamais lors d’une opération de Rio Tinto », a déclaré M. Thompson dans un communiqué. Jean-Sébastien Jacques restera dans ses fonctions jusqu’à ce qu’un successeur soit nommé ou jusqu’au 31 mars, et les deux autres dirigeants quitteront l’entreprise dès le 31 décembre, a-t-il également précisé.

— Agence France-Presse

Les créanciers de Louis Garneau acceptent le plan proposé

Environ six mois après s’être tourné vers la Loi sur la faillite et l’insolvabilité dans le but de se restructurer, le fabricant d’équipement sportif Louis Garneau a vu ses créanciers donner le feu vert à l’offre qui leur a été présentée. Dans un communiqué publié jeudi, l’entreprise a indiqué que la demande d’approbation serait formellement présentée à la Cour supérieure du Québec dans le cadre d’une audience prévue le 17 septembre. En faisant allusion au Tour de France, qui se déroule actuellement, le président et fondateur de la société, Louis Garneau, a souligné que « l’équipe Garneau et Sugoi » venaient de remporter « deux grosses victoires d’étape ». Selon les documents préparés par la firme Raymond Chabot, mandatée pour agir comme syndic dans le dossier, le total des passifs de Louis Garneau s’élevait à près de 28,1 millions. Investissement Québec, le bras financier de l’État québécois, fait partie de la liste des créanciers garantis, avec un montant d’environ 6,4 millions.

— La Presse Canadienne

Nouveau président pour le conseil de SNC-Lavalin

Le Groupe SNC-Lavalin a annoncé jeudi la nomination de William Young au poste de président de son conseil d’administration, alors que l’entreprise s’éloigne des grands projets de construction et de ressources naturelles pour se concentrer davantage sur les services de génie. M. Young, qui est en poste depuis mercredi, est aussi président du géant des pièces automobiles Magna International. Il remplace Kevin Lynch, qui a annoncé en mai son départ du poste de président, qu’il a occupé pendant plus de deux ans. Ingénieur chimiste de formation, M. Young a commencé sa carrière à la Pétrolière Impériale dans l’Ouest canadien. Il a aussi été conseiller en gestion et stratège d’entreprise en tant que partenaire chez Bain & Company, et partenaire fondateur de la société de capital-investissement Monitor Clipper, de Boston. Il a également été président du conseil d’administration de l’Université Queen’s, où il est actuellement président émérite. SNC travaille depuis environ un an à la mise en place d’une nouvelle orientation stratégique pour ses activités. Elle a notamment nommé plusieurs nouveaux cadres supérieurs et apporté des changements au sein de son conseil d’administration.

— La Presse Canadienne

Bientôt un euro numérique ?

La Banque centrale européenne (BCE) étudie l’opportunité de lancer sa propre monnaie numérique dans un contexte où les paiements virtuels prennent de plus en plus d’importance, a déclaré jeudi soir sa présidente, Christine Lagarde. « L’Eurosystème n’a pas encore pris de décision sur l’introduction d’un euro numérique. Mais, comme de nombreuses autres banques centrales dans le monde, nous étudions les avantages, les risques et les défis opérationnels d’une telle décision », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de la Banque centrale allemande, la Bundesbank, consacrée aux modes de paiement dans un monde numérique. Mme Lagarde a précisé qu’un groupe de travail allait rendre ses conclusions dans les prochaines semaines sur la question, une étape qui sera suivie d’une consultation publique.

— Agence France-Presse

Une quinzaine de postes abolis au Journal de Québec

Tout près d’une quinzaine de postes ont été abolis au Journal de Québec, dans la foulée des négociations entourant le renouvellement de la convention collective des employés de la salle de rédaction. « C’est une triste journée. Tout le monde connaît bien la situation des médias et de la presse écrite. Mais pour nous, ce n’est pas seulement des postes coupés, ce sont surtout des gens compétents et appréciés qui doivent [partir] », a expliqué le président du syndicat de l’organisation, Jean-François Racine. La nouvelle a été annoncée aux employés sur l’heure du midi, jeudi lors d’une assemblée syndicale tenue à huis clos. M. Racine affirme que cette entente avec l’employeur était en réalité « le seul règlement possible pour éviter un conflit de travail » qui aurait été dommageable pour les deux parties. D’après nos informations, 14 emplois ont ainsi été abolis, soit huit postes réguliers et six autres temporaires. La situation concernerait surtout des photographes, des graphistes, des chefs de pupitre, des préposés aux archives ainsi qu’un statisticien. Enfin, trois postes de journalistes ont également été abolis, dont deux vacants et un départ à la retraite.

— Henri Ouellette-Vézina, La Presse

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