Libye

« Le ministre est sain et sauf. »
— Le puissant ministre de l’Intérieur libyen Fathi Bachagha, du GNA, est sorti indemne dimanche d’une tentative d’assassinat près de Tripoli, faisant craindre une reprise des violences en plein effort pour une transition politique dans un pays miné par les luttes d’influence et le poids des milices. « Un véhicule blindé […] a ouvert le feu sur le convoi avec des mitrailleuses, et les agents de protection du ministère ont riposté en ouvrant le feu sur les assaillants », blessant un de ses gardes, selon le communiqué. (AFP)

« Le ministre est sain et sauf. »

— Le puissant ministre de l’Intérieur libyen Fathi Bachagha, du GNA, est sorti indemne dimanche d’une tentative d’assassinat près de Tripoli, faisant craindre une reprise des violences en plein effort pour une transition politique dans un pays miné par les luttes d’influence et le poids des milices. « Un véhicule blindé […] a ouvert le feu sur le convoi avec des mitrailleuses, et les agents de protection du ministère ont riposté en ouvrant le feu sur les assaillants », blessant un de ses gardes, selon le communiqué. (AFP)

Nucléaire iranien

Accord « temporaire » pour maintenir la surveillance

L’Iran et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ont annoncé dimanche un accord « temporaire » pour maintenir une surveillance des activités nucléaires, bien que réduite, le temps que les pourparlers diplomatiques s’engagent entre les signataires du pacte de 2015 afin de tenter de sortir de l’impasse. La loi iranienne, qui prévoit de limiter certaines inspections, y compris sur des sites militaires suspects, si les sanctions américaines ne sont pas levées, « existe et va être appliquée » à partir du 23 février, a regretté le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, à son retour à Vienne après des « consultations intenses » à Téhéran. Selon les termes de cet « accord bilatéral technique » d’une durée de trois mois, mais susceptible d’être suspendu à tout moment, le nombre d’inspecteurs sur place reste ainsi inchangé et des contrôles inopinés resteront possibles. De son côté, l’Iran avait évoqué un peu plus tôt des discussions « fructueuses », alors que le directeur de l’AIEA a rencontré le président de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, Ali Akbar Salehi, et le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif. M. Grossi pourra « s’acquitter de son obligation de montrer que le programme nucléaire iranien reste pacifique », a promis le chef de la diplomatie iranienne dans une déclaration à Press TV, la chaîne en anglais de la télévision d’État.

— Agence France-Presse

Incident au Colorado

La FAA ordonne des inspections sur certains Boeing 777

L’autorité fédérale américaine de régulation de l’aviation (FAA) a ordonné dimanche des inspections supplémentaires sur certains avions commerciaux de type Boeing 777, au lendemain d’une panne de moteur sur l’un de ces appareils au-dessus du Colorado. « Après avoir consulté mon équipe d’experts en sécurité aérienne au sujet de la panne de moteur [de samedi] à bord d’un avion Boeing 777 à Denver, je leur ai demandé de publier une consigne de navigabilité d’urgence qui exigerait des inspections immédiates ou approfondies des avions Boeing 777 équipés de certains moteurs Pratt & Whitney PW4000 », a écrit un responsable de la FAA, Steve Dickson, dans un communiqué publié sur Twitter. « Cela signifiera probablement que certains avions seront retirés du service », a-t-il ajouté. Un Boeing 777-220 de la compagnie United Airlines, qui venait de décoller samedi de Denver pour Honolulu avec 231 passagers et 10 membres de l’équipage, a dû faire demi-tour en urgence après l’incendie de son réacteur droit. L’appareil a pu se poser sans encombre à l’aéroport de Denver et aucun de ses occupants n’a été blessé. Une vidéo tournée par un passager du vol UA328 montre le réacteur droit de l’avion en flammes et permet de voir que le carénage du moteur endommagé a entièrement disparu. — Agence France-Presse

Rappeur emprisonné

Sixième nuit de manifestations et de violences en Catalogne

Pour la sixième nuit de suite, une manifestation en faveur du rappeur emprisonné Pablo Hasél s’est tenue dimanche à Barcelone, qui a à nouveau dégénéré en affrontements avec la police. Aux cris de « Liberté pour Pablo Hasél », des centaines de personnes se sont d’abord regroupées devant la gare de Sants, fortement gardée par les troupes antiémeutes de la police catalane, les Mossos d’Esquadra, selon des images de l’AFPTV. Les manifestants ont ensuite défilé vers le centre de la capitale catalane, où certains manifestants ont commencé à jeter des projectiles sur les policiers. Au moins cinq personnes ont été arrêtées après avoir brisé la vitrine d’un commerce, ont indiqué les Mossos. La manifestation de dimanche a toutefois rassemblé moins de monde que celles qui ont eu lieu tous les soirs depuis que le rappeur a été emprisonné. Au total, depuis le début des manifestations mardi, 95 personnes ont été interpellées dans toute la Catalogne, selon les autorités. Pablo Hasél, 32 ans, a été condamné à neuf mois de prison pour apologie du terrorisme, pour avoir dans un tweet traité le roi Juan Carlos Ier de « mafieux », fait l’éloge de personnes impliquées dans des attaques et accusé la police d’avoir tué et torturé des migrants et des manifestants.

— Agence France-Presse

Royaume-Uni

Boris Johnson présente son plan de déconfinement

Le premier ministre britannique Boris Johnson présente ce lundi son plan pour sortir le Royaume-Uni du confinement, dans l’espoir qu’il s’agisse du dernier et avec dans sa ligne de mire la réouverture prochaine des écoles. Tout le pays a été de nouveau confiné au début de janvier pour lutter contre l’épidémie de COVID-19 qui a fait plus de 120 000 morts au Royaume-Uni et conduit les hôpitaux au bord de la crise. Les effets du confinement et des vaccinations se faisant sentir, avec une baisse du nombre de cas, d’hospitalisations et de décès, Boris Johnson peut esquisser des mesures de déconfinement. Il les présentera au Parlement dans l’après-midi avant une conférence de presse télévisée dans la soirée. La campagne de vaccination lancée en décembre bat son plein, avec un adulte sur trois ayant déjà reçu une première dose de vaccin. Le gouvernement a promis que tous les adultes recevront une première injection de vaccin anti-COVID-19 d’ici la fin de juillet, devançant cette échéance initialement fixée à septembre. Malgré les progrès, le déconfinement sera « prudent » et « progressif », a cependant prévenu Boris Johnson. Il souhaite permettre aux gens de « retrouver leurs proches en toute sécurité » après des mois d’isolement, en autorisant des retrouvailles à l’extérieur.

— Agence France-Presse

Birmanie

La junte avertit les manifestants qu’ils risquent de mourir

Rangoun — La junte birmane a durci le ton après un week-end de violences sanglantes en avertissant les manifestants qu’ils risquaient d’en mourir, ce qui n’a pas dissuadé lundi (heure locale) des milliers de personnes de descendre encore dans les rues.

Trois semaines après le coup d’État, la mobilisation prodémocratie ne faiblit pas avec des dizaines de milliers de manifestants dans les rues, et une campagne de désobéissance civile qui perturbe le fonctionnement de l’État et l’économie.

L’avertissement de la junte, dimanche, est intervenu au lendemain de la journée la plus meurtrière depuis le coup d’État, avec la mort samedi de deux personnes à Mandalay quand la police a tiré sur la foule, et d’une troisième à Rangoun.

« Les manifestants sont en train d’inciter les gens, notamment les adolescents et jeunes exaltés, à se lancer sur la voie de la confrontation où ils périront », indiquait un communiqué en birman lu sur la chaîne publique MRTV.

Le rapporteur spécial de l’ONU pour les droits de la personne en Birmanie, Tom Andrews, s’est dit profondément inquiet par ces menaces. « Avertissement à la junte : contrairement à 1988, les agissements des forces de sécurité sont enregistrés et vous devrez rendre des comptes », a-t-il dit sur Twitter.

« Tellement en colère »

La mise en garde du pouvoir n’a pas dissuadé les manifestants de descendre dans les rues de Rangoun, où des milliers de personnes étaient rassemblées lundi dans deux quartiers.

Ainsi, dans le quartier de Bahan, des manifestants étaient assis sur la chaussée brandissant de nombreuses banderoles en soutien à l’ancienne cheffe du gouvernement civil Aung San Suu Kyi.

« Nous sommes ici aujourd’hui pour participer à la manifestation, pour nous battre jusqu’à ce que nous gagnions, a déclaré Kyaw Kyaw, un étudiant de 23 ans. Nous nous inquiétons de la répression, mais nous continuerons. Nous sommes tellement en colère. »

Sanctions évoquées

L’escalade des tensions a provoqué de nouvelles condamnations internationales, dénoncées dimanche soir par le ministère birman des Affaires étrangères comme une « ingérence flagrante » dans les affaires intérieures du pays.

Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne doivent se réunir lundi pour discuter d’éventuelles sanctions.

— Agence France-Presse

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