Pascal Dion

Une médaille d’argent « exceptionnelle »

La journée de samedi a été faste pour les patineurs de vitesse courte piste canadiens, en Hongrie. Pascal Dion s’est emparé de la médaille d’argent au 1500 m, tandis que Kim Boutin a pris le bronze au 500 m, devant sa compatriote Florence Brunelle.

La Canadienne Courtney Sarault a quant à elle obtenu le bronze au 1500 m avec un temps de 2 min 23,118 s.

Le Montréalais Pascal Dion a enregistré un chrono de 2 min 13,048 s au 1500 m masculin, devancé par le Chinois Ziwei Ren (2 min 12,910 s). Il remportait ainsi la première médaille de sa carrière sur cette distance.

« C’est exceptionnel ! s’est-il réjoui en visioconférence. Surtout une médaille d’argent. Dans les dernières années, mes meilleures performances étaient au 1500 m. Je ne sais pas combien de quatrième position j’ai eue, mais j’en ai eu plusieurs ! Ça fait du bien d’aller chercher une médaille dans cette distance-là. »

« Je savais que j’avais les jambes, mais il fallait juste que l’exécution soit là », a-t-il ajouté.

Pascal Dion était particulièrement fier de sa stratégie sur la glace.

« J’ai coursé de l’avant, comme je l’avais fait en demi-finale et comme je le fais depuis le début de la saison, a-t-il dit. J’essaie de me positionner le plus possible à l’avant, et après, j’essaie de gérer ma course, de garder mes énergies tout en restant dans le top 3. »

« J’ai fait de beaux dépassements, j’en ai fait quand c’était payant et je suis vraiment content. »

— Pascal Dion

Boutin retrouve le plaisir

Kim Boutin est catégorique : elle a pris une pause de la compétition la saison dernière parce qu’elle était « vraiment tannée ».

Sa performance de samedi au 500 m, un chrono de 42,860 s bon pour la médaille de bronze, lui a permis de retrouver le sourire. Sa compatriote Florence Brunelle, de Trois-Rivières, a enregistré un chrono de 43,317 s, ce qui lui a valu le 4rang.

« J’ai vraiment eu beaucoup de plaisir aujourd’hui, s’est félicitée Boutin. Ça m’a fait du bien de voir à quel point je pouvais aller vite. »

L’athlète de Sherbrooke a mené tout au long de la finale, mais a été rattrapée à la toute fin par la Néerlandaise Suzanne Shulting (1re, 42,566 s) et l’Italienne Arianna Fontana (2e, 42,801 s). Que s’est-il passé ?

« J’ai essayé d’aller vite comme je le pouvais, mais après ça, j’ai perdu l’équilibre, je me suis accrochée avec l’Italienne, a expliqué la patineuse de vitesse. Ce sont des choses qui arrivent. »

« J’ai pris une pause parce que j’étais vraiment tannée. Revenir et avoir le goût de courser pour les bonnes raisons, c’est agréable. [J’ai pu] voir dans quel état j’étais. Je suis rentrée dans cette course-là en me disant : on va voir ce que j’ai, et ce qui me manque. […] Si ma mentalité était tout le temps de gagner, ça ne m’amènerait nulle part. »

— Kim Boutin

Elle révèle aussi que les deux premières Coupes du monde de la saison, en Chine et au Japon, avaient servi « une claque au visage » de l’équipe féminine.

« Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas coursé, explique Boutin. Le circuit européen a continué à rouler pendant la COVID, nous, on a eu vraiment moins de courses. »

Même son de cloche du côté de Courtney Sarault, qui est repartie avec le bronze au 1500 m.

« Cette Coupe du monde est tellement bonne pour notre confiance, a dit Sarault. On s’améliore de plus en plus. On sera à notre meilleur quand viendra le temps du grand spectacle. »

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