Mon clin d’œil

Mieux vaut être confiné et en santé qu’hospitalisé et malade !

Courrier COVID-19

En isolement

Nous vous demandions dimanche de nous décrire la façon dont vous vivez le confinement demandé par le gouvernement Legault. Voici la suite de vos réponses.

Le temps qu’il faudra

Nous sommes rentrés au pays le lundi 16 mars. Nous n’avons, au jour 6, aucun symptôme. Nous nous sommes installés en quarantaine chez nous et nous acceptons et comprenons les consignes sans rechigner. Nous voyons bien que le contrôle – illusoire – que nous croyions avoir sur les choses et les évènements n’est plus à notre portée. Donc, nous choisissons la souplesse en espérant que notre résilience durera le temps qu’il faut. Pour ce qui est des choix que nous avons faits, en termes métaphoriques : la connaissance, c’est de savoir qu’une tomate est un fruit. La sagesse, c’est de ne pas mettre de tomate dans une salade de fruits.

— Yves Quenneville

Tout le monde le peut

J’ai 91 ans et je suis isolé depuis la consigne de M. Legault. Je regarde ma tablette et je me tiens au courant. Tout le monde peut faire cela.

— Normand Turcot

Confinés en France

Nous lisons La Presse depuis la France. Nous sommes en confinement dans un village. Nous avons la chance d’être voisins d’un parc et d’un jardin ; aussi, pour nous, les jours se suivent avec le chant des oiseaux et le bourdonnement de nos chères abeilles… Pas trop de plantations, car le froid est encore là. Nous vous souhaitons bon courage, et surtout, restez chez vous.

— Brigitte et Jean-Pierre Roussel

Ça se passe bien

Je vis très bien cela. J’ai 70 ans et je reste à la maison. Je suis généalogiste amateure depuis 20 ans et je suis abonnée à plusieurs sites et sociétés, en plus de posséder plusieurs répertoires, alors je ne sens pas trop de stress ni d’ennui. Je vais faire une petite marche dans ma rue.

— Francine Clément

Simplicité volontaire

Ici, nous vivons la simplicité volontaire depuis des années, alors nous obliger à rester ensemble, mon mari et moi, c’est une bénédiction, en fait. PS4, jeux de société, gastronomie végétarienne, séries télé ; bref, on est bien. Si les gens appréciaient les petites choses de la vie, ils seraient moins frustrés d’être isolés. Ou peut-être ne sont-ils pas avec la bonne personne pour partager ce moment ?

— Lise Beaulé

L’air frais et pur

Mon conjoint et moi vivons en Mauricie sur le bord d’un lac. Nous sommes déjà plus isolés que la plupart des gens, mais nous adorons ça, c’est notre petit paradis. Nous sommes très sportifs : ski alpin, ski de fond et raquette. Malheureusement, je me suis fracturé le pouce début mars, alors ma saison de ski s’est terminée un peu rapidement. Par contre, tous les centres de ski ont été fermés peu de temps après. Heureusement, nous continuons de faire de la raquette dans la montagne et sur le lac. L’air frais et pur remonte le moral.

— Monique Daoust, Shawinigan

Information et divertissement

Un mot à toute l’équipe de La Presse : votre travail de qualité est sûrement comme tous plus compliqué ces temps-ci, mais tellement nécessaire, spécialement dans cette période. Information et divertissement deviennent une nécessité journalière.

— Yves Poirier

Un jour à la fois

Après un séjour au Mexique, et après avoir attrapé la dengue et testé un hôpital aux méthodes de travail archaïques, je suis profondément heureuse de vivre en confinement dans un pays moderne et progressiste. Nous sommes chanceux au Québec et notre gouvernement fait un excellent travail. Je me sens en sécurité et cet isolement me permet de réaliser à quel point notre société québécoise est moderne ! Je suis aussi privilégiée : lecture, écriture, films, bonne bouffe ; je refuse de me plaindre et je laisse au temps de bien faire les choses… Bonne journée, une à la fois !

— Françoise Hélias

Écrire

J’écris un roman, je suis en pleine correction, et pour faire participer l’ado dans la maison, je vais lui demander de faire les dessins. Je vais transformer mon roman en BD. De quoi se tenir occupés pendant plusieurs semaines !

— Christine Vallée

Karaoké virtuel

Ma fille a démarré un karaoké virtuel pour contrer l’isolement. Ce sera un rendez-vous bihebdomadaire sur Zoom pour ceux qui auront reçu l’invitation à rejoindre le groupe. Voilà une belle façon de repousser la solitude, chacun dans notre maison, unis par la musique et par la chanson. On propage la musique, pas le virus.

— Martine Brunet

Vous pouvez compter sur nous !

Je suis une infirmière retraitée et je suis retournée prêter main-forte aux collègues du 811. Je respecte les consignes et mon entourage le fait également. Heureuse de constater que mes enfants (à Rimouski, Sherbrooke, Montréal, et un camionneur qui traverse la frontière pour vous ravitailler) respectent aussi les consignes et ont de la considération pour les autres. Je leur ai demandé de donner du sang, car deux d’entre eux sont dans un groupe plus rare. Idem pour mon conjoint. Bref, nous sommes de bons et fiables soldats. Vous pouvez compter sur nous !

— Jeanine Dubé, Rimouski

Merci au bénévole

J’aimerais remercier le bénévole qui a fait notre épicerie et nous l’a livrée. Nous habitons à la campagne, et heureusement nous pouvons nous déplacer sur notre terrain ou marcher tout près sur un chemin peu fréquenté. Impossible de voir ma mère confinée dans sa résidence. Étant donné sa surdité, nous ne pouvons communiquer que par texto.

— Rose-Marie Fournier, Val-Morin

Ma routine me rassure

Pour passer au travers de cette crise sanitaire, ce qui me rassure, c’est ma routine. Lire ma Presse, regarder les points de presse des premiers ministres. Rester en forme en faisant une heure d’exercice tous les jours. Prendre un peu l’air sur mon balcon. Puis, pour se changer les idées, tricoter ou lire ce qui aide à gérer le stress. J’en profite pour faire le ménage de la maison, des papiers, cuisiner et, bien sûr, prendre des nouvelles de la famille et des amis.

— Josée Beaudoin

Chanceux et privilégiés

Nous sommes deux adultes et trois adolescentes en confinement dans notre belle et grande maison. C’est ce que je rappelle à mes enfants lorsqu’ils commencent à s’ennuyer : nous sommes chanceux, privilégiés, alors il est interdit de se plaindre ou de bougonner. Nous avons développé une routine : 30 minutes d’exercices le matin devant un DVD de Josée Lavigueur, on cuisine, vélo ou marche dehors, temps de lecture, film en famille, temps libre, jeux de société, on danse, on chante et … on recommence ! Nous avons le temps de parler, d’échanger. Il y a pire… Bon courage à tous !

— Mélanie Sanscartier, Saint-Hyacinthe

Mes amis de La Presse

Ce matin, après un bon gruau chaud, je goûte la saveur des réflexions des amis de La Presse en sirotant mon café. Et c’est peu dire. Vous accomplissez une douce tâche pour toutes les personnes qui vont dévorer vos mots. Au-delà des statistiques et des mauvaises nouvelles, vous nous permettez de réfléchir à notre condition humaine et de faire mieux pour nous améliorer, pour espérer et croire en l’autre. Merci.

— Robert Riendeau

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