Toyota Corolla Cross

Un nouveau VUS qui tire profit d’un nom connu

Découvrez les nouvelles qui ont marqué l’actualité de la dernière semaine dans le monde de l’automobile

Toyota a confirmé la semaine dernière la venue au Canada du Toyota Corolla Cross, tout nouveau VUS sous-compact qui misera sur un nom connu pour assurer sa notoriété. C’était sans doute l’un des secrets les moins bien gardés de l’industrie depuis les débuts mondiaux du modèle en juillet 2020, en Thaïlande.

Cet ajout à la gamme du constructeur japonais remplira une mission bien précise : réussir là où le C-HR a échoué, à savoir assurer une concurrence concrète aux Subaru Crosstrek et Hyundai Kona de ce monde, pour ne nommer que ceux-là.

La recette du Corolla Cross est somme toute très simple et peu risquée. Basé sur la plateforme modulaire qui assure la charpente de la compacte Corolla (TNGA-C), le Corolla Cross embarquera une mécanique unique. Il s’agit d’un quatre-cylindres de 2 L atmosphérique de 169 ch aussi partagé avec la compacte et qui est boulonné à une transmission à variation continue.

Cette mécanique déplacera un véhicule plus imposant que le C-HR de 10,3 cm sur la longueur, mais disposant d’un empattement pratiquement identique. Cela permet d’augmenter de manière considérable le volume du coffre arrière de 563 L pour le C-HR à 708 L pour le Corolla Cross.

Le plus grand atout de ce Corolla Cross réside dans la possibilité de l’outiller du rouage intégral, ce qui n’est pas possible pour le C-HR.

Ce système a essentiellement des capacités limitées, un appui qui peut n’envoyer que 50 % du couple à l’arrière lorsqu’il détecte une perte de motricité. Avec cet attirail, Toyota promet une consommation de 7,8 L/100 km, égale à celle du Subaru Crosstrek (7,9 L/100 km). La livrée à traction voit sa consommation estimée diminuer à 7,4 L/100 km, ce qui est légèrement plus élevé que celle d’une Corolla mue par ce même moteur (6,7 L/100 km).

Le Corolla Cross sera mis en vente à l’automne.

La Rimac Nevera

Une supervoiture électrique prête à collectionner les records

Le nom vous dit probablement quelque chose. Constructeur croate en plein essor depuis quelques années, Rimac s’est fait connaître pour son expertise dans l’électrique. Porsche et Hyundai ont même acheté des participations dans l’entreprise, et la marque suédoise de supervoitures Koenigsegg a tissé des liens serrés avec celle-ci. C’est maintenant à son tour de lancer sa propre création.

Elle s’appelle Nevera et s’impose déjà comme la supervoiture la plus performante en accélération au monde. La différence avec ses rivales, c’est qu’elle se meut uniquement par l’énergie électrique. Ses quatre moteurs, deux devant, deux derrière, produisent une puissance totale ahurissante de 1914 ch. Un seul des deux moteurs arrière a une puissance maximale de 612 ch, soit autant que le V10 atmosphérique de la Porsche Carrera GT, supervoiture culte du milieu des années 2000. Oui, on assiste à un changement de garde d’une éloquence saisissante.

Le 0-100 km/h en 1,97 s semble ici superflu tant sa vélocité est incompréhensible. Le 0-300 km/h s’abat pour sa part en 9,3 s, chiffre semblable au 0-100 km/h de bien des VUS. Le tout s’achève à 412 km/h, une pointe évidemment extrêmement élevée, surtout pour un véhicule électrique. La Nevera utilise d’ailleurs quatre transmissions, deux à un rapport et deux autres à deux rapports, pour permettre cette vitesse maximale.

Les quatre moteurs s’alimentent en énergie à même une batterie de 120 kWh placée en T au centre du châssis. Elle est compatible avec une recharge rapide pouvant atteindre les 500 kW, permettant donc d’assurer un gain d’énergie de 0 à 80 % en seulement 22 min. L’autonomie en cycle de mesure européen (WLTP) est estimée à 550 km.

Beaucoup de fibre de carbone

Comme c’est coutume dans le monde des supervoitures, Rimac emploie presque exclusivement de la fibre de carbone dans la composition de sa plateforme, hormis pour les structures de protection à l’avant et à l’arrière qui sont faites d’aluminium.

Cette approche est évidemment dans une visée de diminution du poids et d’amélioration de la rigidité structurelle. Cela dit, la Nevera demeure loin d’un poids plume, comme ses 2150 kg en témoignent.

Pour contrebalancer les effets de ce poids, Rimac emploie des amortisseurs continuellement ajustables placés au centre de deux triangles de suspension à chaque roue du véhicule. Le système peut même ajuster à son aise la hauteur de la Nevera. Autre élément intéressant, la supervoiture sera dotée d’une intelligence artificielle qui pourra « entraîner » le conducteur lors de ses séances en piste pour améliorer ses temps. Le système collecte les données de 12 capteurs ultrasons, 13 caméras et 6 radars pour suggérer une meilleure ligne de course ou le meilleur moment où freiner, entre autres.

À peine 150 exemplaires de la Nevera seront produits. Elle sera commercialisée au Canada par deux concessionnaires, dont un à Montréal. George Angelopoulos, de Holand Automotive Group, nous a confirmé qu'elle se détaillera ici à un prix de départ de 3 millions CAN. Il n'a cependant pu nous dire quand les premières Nevera arriveront au pays.

BMW

Dévoilement des livrées de production des modèles électriques i4 et iX

BMW fait un pas tangible de plus vers l’électrification en officiant le dévoilement des livrées de production des modèles i4 et iX.

L’i4, une berline qui entrera en concurrence directe avec le Model 3 de Tesla, sera offerte en introduction en deux versions. Celle d’entrée de gamme, nommée eDrive40, aura deux roues motrices à sa disposition à l’arrière et une puissance de 335 ch. Le 0-100 km/h est estimé dans son cas à 5,7 s, une donnée égale à celle de la variante la moins chère du Model 3. L’autonomie estimée de l’i4 se situe pour sa part autour de 475 km issus d’une batterie de 83,9 kWh.

Une deuxième version, la M50, celle-là plus performante, assurera les arrières de l’i4. Dotée d’une transmission intégrale obtenue de deux moteurs électriques, cette déclinaison à la sauce M, sans être un modèle entièrement mis au point par la division, aura 536 ch en réserve. Cela permet un 0-100 km/h en 3,9 s, une performance égale à ni plus ni moins que la BMW M3 berline en apparat Competition. Elle puise son énergie dans la même batterie que celle de l’i40 de série, ce qui diminue inévitablement l’autonomie, estimée dans son cas à 385 km.

BMW n’a pas communiqué la fourchette de prix de ces modèles qui seront commercialisés au début de 2022 au Canada.

Le VUS iX fait aussi son entrée

Le VUS iX a également fait sa première sortie publique sous sa forme finale la semaine dernière. Tablant sur des dimensions semblables à celles du X5, il fera son entrée sur notre marché en version xDrive50 de 516 ch au total, encore là produits par deux moteurs électriques qui assurent son rouage intégral.

Le 0-100 km/h se bouclera dans son cas en un très respectable total de 4,6 s et la batterie de 111,5 kWh permettra de parcourir autour de 475 km avant une recharge complète. Son prix de départ sera fixé à 89 990 $ lors de la mise en marché, au début de l’année prochaine.

Ford

Une camionnette Maverick confirmée

La marque à l’ovale bleu a confirmé la semaine dernière qu’elle produira une camionnette compacte sous le nom de Maverick. Cela met fin à des rumeurs persistance depuis des mois autour de ce modèle qui devrait jeter les gants devant le Hyundai Santa Cruz.

Évidemment, Ford n’a a priori rien publié sur le modèle qui fera l’objet d’un dévoilement le 8 juin prochain. De nombreux médias américains rapportent que la camionnette sera plus petite que le Ranger et devrait être construite autour d’un châssis monocoque partagé avec le Bronco Sport, contrairement aux plateformes en échelle de la plupart des camionnettes.

Cela devrait permettre au Maverick d’être nettement plus civilisé, et donc amadouer une clientèle qui n’a pas réellement besoin de la robustesse d’une camionnette pleine grandeur, mais qui désire avoir une caisse arrière pour trimballer à l’occasion des objets plus encombrants. Nous en saurons plus la semaine prochaine.

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