1,1 milliard d’euros

La Namibie a déclaré vendredi que le versement d’une aide au développement de 1,1 milliard d’euros, négociée avec l’Allemagne à titre de compensation pour le génocide de milliers de Herero et de Nama durant l’ère coloniale, était « insuffisante ». (AFP)

Nigeria

Le gouvernement annonce suspendre Twitter indéfiniment

Le gouvernement nigérian a annoncé vendredi avoir suspendu les activités de Twitter, deux jours après que la plateforme eut supprimé un tweet du président Muhammadu Buhari. Vendredi en fin d’après-midi, le réseau social fonctionnait toujours au Nigeria, ont néanmoins observé des journalistes de l’AFP dans le pays. Et le ministère de l’Information et de la Culture avait également publié son communiqué sur son compte Twitter. « L’annonce du gouvernement nigérian sur la suspension des activités de Twitter au Nigeria est très préoccupante », a réagi le réseau social en début de soirée vendredi. L’annonce a très largement fait réagir les internautes sur… Twitter, où une vague de messages d’indignation a déferlé. Des organismes humanitaires comme Human Rights Watch et Amnistie internationale ont aussi condamné le geste. Le Nigeria est la plus grande démocratie d’Afrique, mais le gouvernement du pays est très régulièrement montré du doigt par les organisations de défense des droits de la personne.

— Agence France-Presse

Danemark

La construction de l’île artificielle de Copenhague autorisée

Le Parlement danois a voté vendredi pour la construction à Copenhague d’une île artificielle. Le projet de près de 4 milliards CAN logera quelque 35 000 personnes qui seront reliées au centre-ville par un tunnel et un tronçon du métro. L’approbation de Lynetteholmen (le nom suggéré pour le nouveau quartier) est dénoncée par ceux qui estiment notamment que les conséquences environnementales de sa construction n’ont pas été suffisamment étudiées. Les travaux doivent débuter en 2035 et être complétés en 2070. L’île artificielle aura une superficie d’environ 3 km2 et servira aussi à protéger Copenhague d’éventuelles inondations, face à la hausse du niveau des mers.

— Associated Press

Japon Jeux olympiques

Le pays « piégé », affirme une membre du Comité olympique

Le Japon s’est retrouvé « piégé » et forcé d’accueillir les jeux pendant la pandémie de coronavirus, affirme l’une des olympiennes les plus connues du Japon et membre exécutive du Comité olympique japonais dans un éditorial éloquent publié vendredi par l’agence de presse japonaise Kyodo. Kaori Yamaguchi, affirme que le Comité international olympique, le gouvernement et les organisateurs locaux ignorent l’opposition générale du public japonais aux Jeux. Pourtant, selon la formulation de la question dans les différents sondages, de 50 à 80 % des Japonais s’opposent à la tenue des Jeux olympiques. « Nous avons été piégés dans une situation où nous ne pouvons plus rien arrêter maintenant, écrit-elle. Nous sommes condamnés si nous le faisons, condamnés si nous ne le faisons pas. » Officiellement, le Japon a déjà dépensé 15,4 milliards US pour organiser les Jeux, et les vérifications gouvernementales indiquent que cette somme pourrait être deux fois plus élevée.

— Associated Press

Pollution et réchauffement climatique

Les côtes de la Turquie envahies par de la « morve de mer »

Une mousse visqueuse a envahit depuis plusieurs semaines les côtes du nord-ouest de la Turquie sous l’action combinée de la pollution et du réchauffement climatique, un phénomène qui préoccupe les défenseurs de l’environnement. Les mucilages, parfois surnommés « morve de mer », apparaissent lorsque des organismes végétaux vivant en suspension dans l’eau gonflent jusqu’à former une sorte de mucus jaunâtre qui recouvre de vastes pans de mer. Outre les désagréments pour les riverains et les pêcheurs, les mucilages posent surtout un danger pour l’écosystème en bloquant notamment la lumière du soleil et en privant la flore et la faune sous-marines d’oxygène. Les nappes de mucilages se sont multipliées ces dernières semaines dans la mer de Marmara, y compris à Istanbul, capitale économique de la Turquie. Ce phénomène naturel a été recensé en Turquie pour la première fois en 2007. Mais l’invasion actuelle est de loin la plus importante à ce jour. Selon les experts, elle est due à la pollution et au réchauffement des températures, qui favorisent la prolifération des substances végétales à leur origine.

— Agence France-Presse

Traitement des Ouïghours

L’horreur des camps en Chine racontée à Londres

Un groupe d’avocats et d’experts des droits de la personne qui enquêtent sur le traitement infligé à la minorité musulmane ouïghoure a commencé vendredi à Londres à entendre des témoignages racontant tortures, stérilisations et viols.

Le « Tribunal ouïghour », ainsi nommé malgré l’absence de toute autorité judiciaire et dénoncé par Pékin comme une « machine à mensonges », recueille des témoignages de première main sur les crimes dénoncés à l’encontre des Ouïghours dans la région chinoise du Xinjiang.

L’organisation, mise sur pied à la demande du Congrès mondial ouïghour, organisme représentant les exilés ouïghours, entend à l’issue de ses auditions dire dans un rapport si elle estime que Pékin s’est rendu coupable de génocide et de crimes contre l’humanité à l’égard des Ouïghours et d’autres minorités musulmanes en Chine.

« Humiliations » et « souffrances »

La professeure Qelbinur Sidik, membre de l’ethnie ouzbèke du Xinjiang, a expliqué que les dirigeants du Parti communiste l’avaient forcée à enseigner le chinois dans deux sinistres camps de « rééducation » pour les Ouïghours.

« La police, les gardiens du camp ne voyaient pas les prisonniers hommes comme des êtres humains », a-t-elle expliqué, « ils prenaient plaisir à voir leurs humiliations et leur souffrance ».

Quant aux femmes, « non seulement elles étaient torturées, mais elles subissaient aussi des viols, parfois collectifs », a-t-elle poursuivi. Les stérilisations étaient courantes, a-t-elle raconté, évoquant le cas d’une prisonnière qui en est morte.

« Les choses auxquelles j’ai assisté, que j’ai subies, je ne peux pas les oublier, ne serait-ce qu’un jour. Je ne souhaite à personne de souffrir comme ça. »

— Qelbinur Sidik, enseignante dans des camps de « rééducation » pour les Ouïghours et membre de l’ethnie ouzbèke

Qelbinur Sidik a elle-même été stérilisée de force, a-t-elle raconté, avant d’obtenir un visa pour rendre visite à sa fille aux Pays-Bas, qui lui a permis de fuir la Chine.

Selon des experts étrangers, plus d’un million d’Ouïghours, principal groupe ethnique du Xinjiang, sont détenus dans des camps de rééducation et certains sont soumis à du « travail forcé ».

Pékin conteste ces accusations et affirme qu’il s’agit de centres de formation professionnelle destinés à les éloigner du terrorisme et du séparatisme.

— Agence France-Presse

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