États-Unis

135 %

Hausse du nombre de cas de COVID-19 aux États-Unis au cours des deux dernières semaines, alors que la campagne de vaccination a beaucoup ralenti. Le médecin-chef dit redouter l’automne. « Je m’inquiète de ce qui nous attend parce qu’on assiste à une hausse des nouveaux cas, surtout chez les personnes non vaccinées », a confié le Dr Vivek Murthy sur CNN. (AFP)

Grand déconfinement en Grande-Bretagne

En isolement, Boris Johnson appelle à la prudence

Le premier ministre de la Grande-Bretagne, Boris Johnson, a appelé dimanche à la « prudence » à la veille de la levée des restrictions liées à la pandémie en Angleterre, alors que lui-même est placé à l’isolement après avoir été en contact avec le ministre de la Santé, Sajid Javid, qui a annoncé samedi être positif à la COVID-19. Le pays, où la COVID-19 a déjà fait plus de 128 600 morts, est le plus touché en Europe en nombre de cas, dépassant le seuil des 50 000 nouvelles contaminations quotidiennes vendredi et samedi. Boris Johnson a malgré tout assuré dimanche que c’était le « bon moment » pour procéder à cette étape majeure du déconfinement, rebaptisé « Jour de la liberté ». Boris Johnson justifie cette étape par le succès d’une campagne de vaccination et le nombre réduit des hospitalisations. Ce grand relâchement est jugé « imprudent » par l’opposition travailliste. Le nombre de contaminations quotidiennes pourrait atteindre 100 000 d’ici quelques semaines, de l’aveu même du ministre de la Santé.

— Agence France-Presse

Inde

Au moins 34 morts dues aux intempéries après la mousson

Au moins 34 personnes ont péri en Inde, écrasées par l’effondrement d’un mur après un glissement de terrain déclenché par les fortes pluies de mousson à Bombay, ont indiqué les autorités dimanche. À Chembur, dans la banlieue est de la capitale financière indienne, un arbre déraciné est tombé sur un mur qui a enseveli plusieurs habitations, et 21 corps ont été récupérés dans les décombres, a annoncé dimanche soir la Force de réponse aux catastrophes naturelles (NDRF). Dans la banlieue de Vikhroli, 10 personnes ont perdu la vie dans un glissement de terrain qui a touché cinq maisons tôt dimanche, a ajouté la NDRF. Bombay est frappée par des pluies diluviennes depuis samedi. Le premier ministre de l’Inde, Narendra Modi, a adressé ses condoléances sur Twitter et annoncé une aide financière pour les familles des victimes. Les effondrements de bâtiments sont fréquents en Inde pendant la saison de la mousson, de juin à septembre.

— Agence France-Presse

Afghanistan

Le chef des talibans demeure favorable à un accord « politique »

Le chef des talibans a répété dimanche rester « résolument favorable à un règlement politique » en Afghanistan, mais un nouveau round de négociations avec des représentants du gouvernement afghan à Doha, au Qatar, s’est achevé sans progrès significatif, en pleine offensive des insurgés. Les deux parties ont indiqué dimanche soir s’être accordées sur le besoin de trouver une « solution juste » et de se rencontrer à nouveau « la semaine prochaine ». Le médiateur qatari Moutlaq al-Qahtani a pour sa part affirmé que les deux camps s’étaient « à peine mis d’accord » pour tenter « d’éviter des victimes civiles », bien loin du cessez-le-feu espéré. Dans un message, le chef des talibans ne fait aucune mention d’un cessez-le-feu à l’occasion de l’Aïd, fête musulmane qui débutera officiellement le 20 juillet. Il dit aussi vouloir « de bonnes et fortes relations diplomatiques, économiques et politiques […] avec tous les pays du monde, dont les États-Unis ».

— Agence France-Presse

Afrique du Sud

Zuma au tribunal ce lundi pour corruption, après les émeutes

Le procès pour corruption de l’ex-président d’Afrique du Sud Jacob Zuma, 79 ans, dont l’incarcération a servi de détonateur pour les violences qui ont secoué le pays la semaine dernière et tué plus de 200 personnes, doit reprendre ce lundi. L’ancien chef d’État est jugé dans une affaire de pots-de-vin vieille de plus de 20 ans. Les violences ont éclaté le 9 juillet, au lendemain de son incarcération pour outrage. Les soutiens de M. Zuma sont accusés d’avoir fomenté le chaos des derniers jours. Ce procès a déjà été plusieurs fois reporté, l’ex-président multipliant les recours. L’audience sera virtuelle, ce à quoi la fondation de M. Zuma a affirmé s’opposer. Ses partisans pourraient cependant manifester en nombre devant le tribunal. M. Zuma avait été contraint en 2018 à la démission après la révélation d’une série de scandales. Son successeur Cyril Ramaphosa a promis d’éradiquer la corruption, mais doit lui aussi être entendu par une commission anticorruption.

— Agence France-Presse

Brésil

Le président Jair Bolsonaro quitte l’hôpital après quatre jours

Le président brésilien Jair Bolsonaro, âgé de 66 ans, a quitté dimanche l’hôpital de São Paulo à pied, où il avait été soigné quatre jours durant pour une occlusion intestinale. Malgré son hospitalisation, M. Bolsonaro a continué d’assumer ses fonctions et s’est montré très actif sur les réseaux sociaux, publiant des photos et des commentaires politiques, comme sur l’enquête menée contre son gouvernement par une commission du Sénat (CPI) pour d’éventuelles irrégularités dans l’achat de vaccins anti-COVID-19. « Ils veulent faire tomber le gouvernement ? J’ai déjà dit que seul Dieu peut me faire quitter le fauteuil présidentiel », a déclaré M. Bolsonaro, qui cherche à obtenir un second mandat lors des élections de 2022, pour lesquelles l’ancien président de gauche Luiz Inácio Lula da Silva est favori. Depuis qu’il a été poignardé à l’intestin en septembre 2018, en pleine campagne pour l’élection présidentielle, M. Bolsonaro a subi six opérations chirurgicales, dont cinq au système digestif, et souffre d’adhérences intestinales.

— Agence France-Presse

Israël

Le logiciel Pegasus utilisé pour espionner des journalistes et des militants

Des journalistes, des militants des droits de la personne et des opposants du monde entier ont été espionnés grâce à un logiciel mis au point par une société israélienne, selon une enquête publiée dimanche dans de nombreux médias.

Le logiciel espion Pegasus, de la société NSO Group, s’il est introduit dans un téléphone intelligent, permet d’en récupérer les messages, les photos, les contacts, et même d’écouter les appels de son propriétaire.

L’entreprise, fondée en 2011, a toujours assuré que son logiciel servait uniquement à obtenir des renseignements contre des réseaux criminels ou terroristes.

Mais les organisations Forbidden Stories et Amnistie internationale ont eu accès à une liste, établie en 2016, de 50 000 numéros de téléphone que les clients de NSO avaient sélectionnés en vue d’une surveillance potentielle. Elle inclut les numéros d’au moins 180 journalistes, 600 personnalités politiques, 85 militants pour les droits de la personne, ou encore 65 chefs d’entreprise… selon une analyse menée par 17 rédactions.

Des cibles partout sur la planète

Sur cette liste figurent notamment le numéro du journaliste mexicain Cecilio Pineda Birto, abattu quelques semaines après son apparition sur ce document, ainsi que ceux de correspondants étrangers de nombreux grands médias, dont le Wall Street Journal, CNN ou l’AFP.

Les noms de personnalités figurant sur la liste seront aussi divulgués dans les prochains jours par le consortium de médias qui ont mené l’enquête, dont font notamment partie Le Monde et The Washington Post.

Leurs journalistes ont rencontré une partie des personnes visées et ont récupéré 67 téléphones, qui ont fait l’objet d’une expertise technique dans un laboratoire d’Amnistie internationale.

Elle a confirmé une infection ou une tentative d’infection par le logiciel espion de NSO Group pour 37 appareils, selon les comptes rendus publiés dimanche.

Deux des téléphones appartiennent à des femmes proches du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, assassiné en 2018.

Cette analyse s’ajoute à une étude menée en 2020 par le Citizen Lab de l’Université de Toronto, qui avait confirmé la présence du logiciel Pegasus dans les téléphones d’employés de la chaîne Al-Jazeera du Qatar.

— Agence France-Presse

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