Woody Allen prend sa retraite

Woody Allen compte prendre sa retraite du cinéma après la sortie de son prochain film. Le réalisateur américain a fait cette annonce dans une entrevue qu’il a accordée au journal espagnol La Vanguardia. Son prochain long métrage, qui sera tourné à Paris à l’automne avec une distribution essentiellement française, pourrait donc être son ultime film. « En principe, l’idée est de cesser de faire des films et de me concentrer sur l’écriture », a-t-il confié à La Vanguardia. Déjà en juin dernier, Allen avait affirmé, lors d’un échange en direct sur Instagram avec Alec Baldwin, qu’il avait perdu l’excitation de tourner des films, notamment en raison du déclin de l’expérience du cinéma en salle. Il faut dire que la carrière du cinéaste légendaire a été entachée par les allégations d’agressions sexuelles de sa belle-fille Dylan Farrow à son endroit.

— La Presse, d’après Deadline et Variety

Festival international du film de Toronto

Un baptême du TIFF réussi pour Spielberg

The Fabelmans remporte le prix du public

Toronto — Le film semi-autobiographique The Fabelmans de Steven Spielberg a remporté le prix du public au Festival international du film de Toronto (TIFF).

La victoire de cette ode au cinéma sur fond de passage à l’âge adulte a été annoncée lors d’un petit-déjeuner de remise des prix au TIFF, qui a couronné dix jours de cinéma et de festivités. Les films canadiens ont également fait bonne figure lors de la cérémonie de dimanche, puisque Riceboy Sleeps a remporté le prix Platform.

Présenté comme le projet le plus personnel du légendaire réalisateur à ce jour, The Fabelmans marquait les débuts de Spielberg au TIFF.

« Comme je l’ai dit sur scène l’autre soir, je suis avant tout heureux d’avoir amené ce film à Toronto », a déclaré Spielberg dans un communiqué diffusé lors de la remise des prix. « L’accueil chaleureux de tout le monde à Toronto a rendu ma première visite au TIFF si intime et personnelle pour moi et toute ma famille “Fabelman”. »

En route vers les Oscars ?

Le prix du public, choisi par l’entremise de votes en ligne, est souvent considéré comme un indicateur de succès aux Oscars.

L’année dernière, c’est le drame familial Belfast de Kenneth Branagh, tourné en Irlande du Nord, qui a remporté le prix.

Dans la veine de Belfast et Roma, The Fabelmans est un film d’auteur qui raconte sa propre enfance et la dynamique familiale qui l’a façonné.

Parmi les lauréats précédents du prix du public qui ont ensuite décroché l’Oscar du meilleur film, citons Nomadland, Green Book, 12 Years a Slave, The King’s Speech et Slumdog Millionaire.

Plusieurs autres lauréats

Women Talking de la Canadienne Sarah Polley est arrivé en deuxième position. Cette adaptation d’un roman de Miriam Toews porte sur une communauté religieuse isolée confrontée à un problème récurrent d’agressions sexuelles.

La troisième place est occupée par Glass Onion : A Knives Out Mystery, film de Rian Johnson, qui fait suite à son succès au TIFF en 2019 et qui raconte les aventures du détective Benoit Blanc, joué par Daniel Craig.

Le deuxième long métrage du scénariste et réalisateur vancouvérois Anthony Shim, Riceboy Sleeps, a reçu le prix Platform, décerné par un jury international présidé par la cinéaste canadienne Patricia Rozema.

Lors de l’annonce du lauréat du prix de 20 000 $, Mme Rozema a déclaré que Riceboy Sleeps s’est distingué parmi les nombreux candidats internationaux par son « histoire profondément émouvante » sur le fait de naviguer dans une « version spécifiquement canadienne du racisme ».

Campé dans les années 1990, le film explore les ruptures qui se forment entre une mère célibataire sud-coréenne et son fils adolescent alors qu’ils prennent un nouveau départ au Canada.

Pendant qu’il montait sur scène pour accepter le prix, Shim a étouffé ses larmes en remerciant sa mère et sa petite sœur « qui ont toujours cru [qu’il] pouvait faire des choses comme ça, même lorsqu[’il était] au plus bas ».

Black Ice, du réalisateur canadien Hubert Davis, nommé aux Oscars, qui examine comment le racisme anti-Noir a façonné le hockey, a reçu le prix du documentaire du public.

Le premier long métrage du cinéaste italo-canadien Luis De Filippis, Something You Said Last Night, a remporté le prix Changemaker de la Fondation Shawn Mendes, assorti d’une bourse de 10 000 $. Ce drame canado-suisse suit une jeune femme transgenre qui accompagne sa famille en vacances.

Le prix Amplify Voices du meilleur long métrage canadien, d’une valeur de 10 000 $, a été remis au documentaire To Kill a Tiger de la réalisatrice torontoise Nisha Pahuja, qui raconte l’histoire d’un fermier indien qui se bat pour que justice soit faite après le viol collectif de sa fille de 13 ans. Viking, du Québécois Stéphane Lafleur, a remporté une mention spéciale dans la catégorie du meilleur film canadien.

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