Tunisie

81

Nombre de migrants secourus par la marine tunisienne, selon une annonce faite samedi. Ils étaient partis des côtes libyennes et se trouvaient sur une embarcation de fortune en mauvais état. Parmi les 81 migrants – 80 hommes et une seule femme – qui tentaient de franchir clandestinement la Méditerranée, « 38 sont originaires d’Égypte, 32 du Bangladesh, 10 du Soudan et 1 du Maroc », a indiqué la marine militaire. Le bateau, qui était endommagé, a été intercepté alors qu’il se trouvait à environ 6 km des côtes du nord-est de la Tunisie. (AFP)

Miami

Un petit avion s’écrase sur un pont

Un Cessna 172 s’est écrasé samedi sur un pont à Miami en Floride. D’après la chaîne ABC, six personnes ont été blessées, dont deux grièvement. Trois personnes avaient pris place à bord de l’avion. Un véhicule a également été percuté lors de l’écrasement.

— La Presse

Émirats arabes unis

Mohammed ben Zayed succède à son demi-frère à la présidence

Le prince héritier d’Abou Dabi Mohammed ben Zayed, 61 ans, a été élu samedi président de la riche monarchie du Golfe, succédant à son demi-frère, Khalifa ben Zayed Al-Nahyane, mort la veille. Mohammed ben Zayed, dit « MBZ », était déjà aux commandes de la fédération des Émirats qui regroupe sept émirats dont ceux d’Abou Dabi et de Dubaï, depuis qu’un accident cérébral en janvier 2014 avait écarté Khalifa ben Zayed Al-Nahyane. Son élection officialise sa position de leader du riche pays pétrolier de quelque 10 millions d’habitants, alors que le pays a entamé une période de 40 jours de deuil après la mort à l’âge de 73 ans de cheikh Khalifa. Considéré comme particulièrement hostile aux soulèvements populaires du Printemps arabe de 2011, « MBZ » peut compter sur la richesse d’Abou Dabi, qui détient 90 % des réserves pétrolières des Émirats, pour affirmer sa puissance dans la région et afficher son soutien à certains régimes, comme celui de l’Égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Pays allié de l’Arabie saoudite et des États-Unis, les Émirats de « MBZ » ont été le premier pays du Golfe à normaliser en 2020 les relations avec Israël. — Agence France-Presse

Cuba

Sortie de prison pour quatre jeunes manifestants

Quatre jeunes, âgés de moins de 20 ans, qui avaient été condamnés à Cuba à des peines de sept à neuf ans de prison pour avoir participé aux manifestations historiques du 11 juillet 2021, sont sortis de prison, ont annoncé samedi des sources au sein de l’opposition. Deux d’entre eux, âgés de 18 ans, avaient été condamnés à sept ans de prison, les deux autres, âgés de 19 ans, avaient écopé de neuf ans d’emprisonnement, selon l’ONG Cubalex, dont le siège est aux États-Unis. Selon la militante Martha Beatriz Roque, ces derniers « n’ont pas été libérés, mais ont bénéficié d’un changement de mesures » disciplinaires, l’un étant désormais en résidence surveillée et les trois autres soumis à des travaux d’intérêt général, a-t-elle déclaré à l’AFP. Aux cris de « Liberté » et « Nous avons faim », des milliers de Cubains ont manifesté le 11 juillet 2021. Ces rassemblements, inédits depuis la révolution de 1959, ont fait un mort et des dizaines de blessés, et 1395 personnes ont été arrêtées, dont 728 sont toujours emprisonnées, selon le dernier décompte de Cubalex. — Agence France-Presse

Centrafrique

Dix civils tués dans une attaque de rebelles

« Des éléments armés de l’Unité pour la Paix en Centrafrique », un important groupe rebelle, « ont perpétré des exactions sur les populations, tuant dix personnes » lundi dans le village de Bokolobo, à plus de 400 km au nord-est de la capitale, Bangui, a assuré le lieutenant colonel Abdoul Aziz Ouedraogo, porte-parole de la force de la Mission de maintien de la paix de l’ONU en Centrafrique (Minusca). Ils avaient auparavant attaqué les positions des forces de sécurité, a-t-il ajouté, sans donner plus de précisions. « En réponse à ces atrocités, la Force a immédiatement déployé des Casques bleus mauritaniens pour protéger les populations », a poursuivi M. Ouedraogo. La Centrafrique, au deuxième rang des pays les moins développés au monde selon l’ONU, est le théâtre depuis 2013 d’une guerre civile, très meurtrière dans ses premières années mais qui a baissé d’intensité depuis 2018. Le 30 mars, la Haute-Commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU, Michelle Bachelet, a dénoncé de « graves violations des droits de l’homme » en Centrafrique, dont « des meurtres et des violences sexuelles » sur les civils, commis par les groupes rebelles, mais aussi par les forces armées du régime et leurs alliés russes. — Agence France-Presse

Chili

Une ministre cambriolée et un garde du corps attaqué

La ministre chilienne de la Défense, Maya Fernandez, petite-fille de l’ancien président Salvador Allende (1970-1973) renversé par la dictature, n’était pas à son domicile de Santiago au moment des faits vendredi soir, mais les cambrioleurs ont frappé son fils et menacé son mari. « À la suite de ce crime, des inconnus ont volé des biens et également un véhicule », a déclaré à la presse le général de police Jean Camus. Également vendredi soir, un des gardes du corps membre de l’équipe de sécurité du président Gabriel Boric a été agressé et blessé par balle au bras par un groupe de personnes alors qu’il se trouvait seul à l’intérieur de l’un des véhicules officiels de la présidence, dans le quartier de San Miguel. Les délinquants l’ont amené dans un quartier du nord de la capitale où ils lui ont tiré dessus. Ils l’ont ensuite abandonné et ont fui à bord du véhicule officiel. Le Chili « traverse le pire moment en matière de sécurité depuis le retour de la démocratie » en 1990, avait déjà reconnu le sous-secrétaire à la Prévention des délits, Eduardo Vergara, il y a quelques semaines. — Agence France-Presse

Mort de la journaliste d’Al Jazeera en Cisjordanie

La violence policière lors des obsèques fera l’objet d’une enquête

La police israélienne a annoncé samedi l’ouverture d’une enquête après le tollé international provoqué par l’intervention de ses membres lors des funérailles de la journaliste palestinienne Shireen Abu Akleh, dont le cercueil a failli tomber après que les porteurs eurent été la cible de coups de matraque.

Des milliers de Palestiniens ont participé vendredi aux obsèques de la journaliste américano-palestinienne de la chaîne de télévision Al Jazeera, tuée mercredi d’une balle dans la tête alors qu’elle couvrait un raid militaire israélien dans le camp de réfugiés de Jénine en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967. Elle portait un gilet pare-balles siglé « presse » et un casque de reportage.

À la sortie du cercueil de l’hôpital Saint-Joseph à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la ville également occupé par Israël, la police a pénétré dans l’enceinte de l’établissement et chargé une foule brandissant des drapeaux palestiniens.

Le cercueil a failli tomber des mains des porteurs frappés par des policiers armés de matraques avant d’être rattrapé in extremis, selon des images des télévisions locales.

« Le commissaire de la police israélienne […] a ordonné une enquête sur l’incident », a indiqué la police dans un communiqué. Elle a répété que les policiers « avaient été exposés à la violence des émeutiers, ce qui les [avait] poussés à recourir à la force ».

La police a accusé la foule de Palestiniens d’avoir empêché le transport du cercueil dans un corbillard, « tel qu’il [avait] été convenu avec la famille ».

Le frère de Shireen Abu Akleh, Antoun, a toutefois affirmé à l’AFP « qu’aucun accord n’avait été passé avec la police ».

« Pas d’accord »

Les images de la charge de la police circulant en boucle sur les réseaux sociaux ont provoqué un tollé international.

« Nous avons été profondément troublés par les images de l’intrusion de la police israélienne au sein du cortège funéraire », a dit le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, alors que la Haute-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a parlé d’images « choquantes ».

L’Union européenne a condamné le « comportement irrespectueux de la police israélienne ».

Le Croissant-Rouge palestinien a fait état de 33 blessés et la police israélienne, de 6 arrestations.

« Le meurtre » de la journaliste de 51 ans a été condamné à l’unanimité par le Conseil de sécurité de l’ONU, qui a réclamé une « enquête transparente et impartiale ».

— Agence France-Presse

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