Le variant Delta plombe les Bourses

Les marchés boursiers nord-américains ont enregistré un déclin généralisé lundi, victimes des craintes entourant la hausse du nombre de contaminations à la COVID-19 et de la chute des prix du pétrole brut.

L’indice composé S&P/TSX de la Bourse de Toronto a ainsi perdu 259,09 points (- 1,3 %) pour clôturer la séance à son plus faible niveau depuis mai, soit 19 726,45 points. À New York, le Dow Jones a été le plus sévèrement affecté, avec un recul de 2,09 %. Le NASDAQ a lâché 1,06 %, et l’indice élargi S&P 500 a abandonné 1,59 %.

« Le marché s’est concentré sur les restrictions liées au coronavirus et sur ce que cela signifie pour l’activité économique », a expliqué Art Hogan, responsable de la stratégie chez National Securities.

L’analyste a cité « une accumulation de mauvaises nouvelles » ces derniers jours, entre touristes bannis du spectacle des Jeux olympiques à Tokyo et port du masque de nouveau requis à Los Angeles. « Les gens pensent que d’autres régions [des États-Unis] suivront », a-t-il averti.

« Les investisseurs ont semblé vouloir se protéger du risque » en se pressant notamment vers les bons du Trésor, soulignaient les analystes de Schwab.

Les rendements sur la dette américaine à 10 ans sont ainsi descendus à 1,19 %, leur plus faible niveau depuis février, contre 1,29 % vendredi.

Les tensions entre la Chine et les États-Unis autour des « cyberactivités malveillantes » de Pékin, selon Washington, ont aussi pesé sur l’humeur des investisseurs.

L’indice VIX, qui évalue la volatilité à Wall Street, a fait un bond de presque 22 %.

Les 11 secteurs du S&P 500 ont tous conclu dans le rouge, à commencer par le secteur de l’énergie qui a lâché 3,59 % dans le sillage de la chute des prix du pétrole après un accord de l’OPEP+ pour augmenter sa production tandis qu’à nouveau, le marché s’interroge à court terme sur la demande. L’immobilier a perdu 1,58 %, le secteur des technologies de l’information, 1,39 %.

Cette atmosphère a relégué à l’arrière-plan les bons résultats des entreprises attendus pour cette semaine chargée, avec notamment les comptes trimestriels de Netflix et United Airlines ce mardi, ainsi que Johnson & Johnson et Coca-Cola mercredi.

Les investisseurs ont particulièrement vendu les titres des entreprises qui pourraient être affectées par un retour des restrictions. Les compagnies aériennes ont plongé à l’instar de United Airlines (- 5,54 %) ou d’American Airlines (- 4,14 %) qui, en séance, a même perdu presque 7,50 %.

La plateforme de conférences vidéo en ligne Zoom, qui a annoncé dimanche un accord de rachat du spécialiste de services clientèle à travers le cloud Five9 pour 14,7 milliards de dollars, a perdu 2,15 %, à 354,20 $ US.

Les grandes banques ont poursuivi leur baisse, comme Bank of America (- 2,61 %), JPMorgan Chase (- 3,25 %) et Goldman Sachs (- 2,76 %), malgré leurs bons résultats annoncés la semaine dernière.

Apple, dont l’action avait atteint un pic historique la semaine passée, a lâché 2,69 %, à 142,45 $ US.

Incendie dans une usine de BRP au Mexique

BRP s’apprête à reprendre la production de véhicules côte à côte à la suite d’un incendie qui s’est déclaré en fin de semaine dans son usine de Juarez 2 au Mexique. L’entreprise québécoise de produits récréatifs affirme qu’un incendie survenu samedi dans la cour de stockage de l’installation a détruit certaines unités représentant environ six jours de production. Tous les employés sur le site ont été évacués et il n’y a pas de blessures ou de dommages signalés à l’installation. BRP dit s’attendre à recevoir l’autorisation des autorités pour la reprise des activités en milieu de semaine. L’incident devrait retarder certaines livraisons de véhicules côte à côte.

— La Presse Canadienne

Robinhood vise 35 milliards US

L’application américaine de courtage Robinhood, qui permet aux particuliers de boursicoter sans frais et qui a vu sa popularité grandir depuis le début de la pandémie, vise une valorisation pouvant culminer à 35 milliards US à l’occasion de ses premiers pas à Wall Street. Le groupe, qui ne précise pas de calendrier d’introduction, anticipe un prix de son action compris entre 38 et 42 $ US. Le haut de cette fourchette pourrait lui permettre de lever jusqu’à 2,31 milliards US d’argent frais à l’occasion de cette entrée en Bourse très attendue par les investisseurs. En mars, l’application recensait 18 millions d’utilisateurs détenant 80 milliards US d’actifs. — Agence France-Presse

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.