Société

La généalogie à la maison

Les bibliothèques et les centres d’archives sont fermés, mais il est toujours possible de remonter le temps et d’explorer son arbre généalogique. Les Archives nationales du Québec ont décidé de marquer la Semaine nationale de la généalogie, qui se déroule cette année du 21 au 28 novembre, en faisant connaître les ressources qui existent en ligne. Les enfants de 6 à 13 ans sont notamment invités à suivre un webinaire en quatre capsules qui leur permettra de construire leur arbre généalogique. Dès le 23 novembre, une capsule vidéo sur la chaîne YouTube de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) fera connaître les outils disponibles à ceux qui veulent pousser un peu plus loin leurs recherches.

— Marie Tison, La Presse

Photographie

Visages d’un confinement

Concierge dans un hôtel avant la pandémie et photographe à ses heures, le Montréalais Carlos Viani a sillonné à vélo les rues de son quartier, Saint-Henri, pour documenter le confinement dans sa communauté. Il a pris 60 photos de couples, de familles ou de personnes seules, à leur fenêtre ou sur leur balcon. Vingt-deux de ces photos sont exposées en grand format, rue Notre-Dame Ouest, dans l’arrondissement du Sud-Ouest.

Intitulé Les Chroniques du confinement (Confinement Diaries), le projet est né du désir de documenter la vie quotidienne des résidants de son quartier, bouleversée, comme la sienne, par la pandémie.

« Tout mon mode de vie a été chamboulé, dit cet ancien travailleur de l’hôtellerie qui a perdu son emploi en mars. On travaille à temps plein, une partie de notre vie est consacrée à ça et, d’un moment à l’autre, on a beaucoup de temps disponible. »

De mai à juillet, il a donc consacré ce temps à son projet, « une déclaration d’amour pour Saint-Henri », dit le photographe d’origine péruvienne, une façon de souligner « le côté humain et la diversité de mon quartier ».

« Je souhaitais créer une mémoire visuelle pour le quartier et j’aime avoir cette idée que cela va pouvoir passer l’épreuve du temps et acquérir une valeur plus tard, expose-t-il. La pandémie se vit maintenant d’une façon, mais une fois que ce sera fini, on pourra tourner la page, respirer un peu. Les enfants qui sont sur ces photos seront des ados. Comme j’ai donné ces photos aux gens qui ont participé, ils pourront revoir ça. Peut-être que ces enfants pourront montrer ça à leurs petits-enfants. »

Ces rencontres ont aussi permis, selon lui, de briser l’isolement.

« C’était l’opportunité d’avoir un contact de 15 minutes avec plusieurs mètres de distance. Les gens ont senti qu’ils faisaient partie de quelque chose qui représente notre communauté. »

— Carlos Viani, photographe créateur du projet Les Chroniques du confinement

D’abord diffusées sur Instagram et sur son site internet, ses photos agrémentent actuellement les vitrines de locaux laissés vacants, rue Notre-Dame Ouest, entre les rues Rose-de-Lima et Greene, grâce à l’appui financier de la SDC Les Quartiers du Canal.

Quant au photographe, il a décidé de tirer un trait sur son travail en hôtellerie pour commencer une carrière en photographie.

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