Bizou, Olymel, Boeing et revenu viable

Quelques nouvelles économiques du jour

Bizou s’entend avec ses créanciers, 350 emplois préservés

La chaîne québécoise Bizou a reçu l’appui de tous ses créanciers partenaires d’affaires, qui ont voté à l’unanimité en faveur du plan proposé le 6 avril en vertu de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité (LFI). Le détaillant spécialisé en bijoux et accessoires pourra donc poursuivre ses activités tout en préservant plus de 350 emplois dans son réseau de 60 boutiques et à son siège social de Sainte-Marie, en Beauce. Dans les prochaines années, Bizou compte solidifier son réseau de boutiques au Canada en plus de consolider ses gains dans les ventes en ligne, les ventes en gros et les franchises à l’étranger. Depuis un an, des détaillants québécois qui s’étaient placés sous la protection de la LFI ont connu d’autres issues. La Cordée a été vendue au géant de l’immobilier québécois Groupe Mach, tandis que MEC et Frank and Oak ont été vendus respectivement aux fonds américains Kingswood Capital Management et Unified Commerce Group (UCG).

– Isabelle Dubé, La Presse

Grève générale chez Olymel à Vallée-Jonction

L’usine d’abattage d’Olymel située à Vallée-Jonction, en Beauce, semble paralysée jusqu’à nouvel ordre à la suite du déclenchement d’une grève générale illimitée, mercredi. Si l’employeur se dit surpris de la tournure des évènements, la partie syndicale a expliqué sa décision par un manque de volonté dans les négociations visant à renouveler le contrat de travail de quelque 1050 salariés qui est venu à échéance le 1er avril. Le porte-parole d’Olymel, Richard Vigneault, a expliqué que les augmentations salariales proposées par les représentants des travailleurs sont de l’ordre de 35 % pour la première année et de 51 % sur trois ans et demi. De son côté, le président du syndicat d’Olymel à Vallée-Jonction, Martin Maurice, a répliqué qu’il s’agissait d’une façon de régler les enjeux entourant la rétention de personnel à l’usine. Après avoir reçu la proposition du syndicat plus tôt ce mois-ci, l’employeur a demandé la conciliation. Une rencontre est prévue la semaine prochaine, selon M. Vigneault. Entre 35 000 et 37 000 porcs sont acheminés hebdomadairement à cette usine. Si le débrayage se prolonge, il risque d’y avoir des répercussions chez les éleveurs, a expliqué Olymel.

– La Presse Canadienne

Six trimestres consécutifs de pertes pour Boeing

Boeing, lesté par les difficultés du transport aérien et des problèmes de production, a perdu de l’argent pour le sixième trimestre de suite, mais mise pour rebondir sur le retour des livraisons du 737 MAX et sur la vaccination contre la COVID-19. La pandémie « continue de rendre le marché difficile sur le plan mondial », a indiqué le directeur général du groupe, Dave Calhoun, dans un communiqué. « Nous estimons que 2021 représentera un tournant pour notre secteur avec l’accélération de la distribution du vaccin. » Le trafic commence à reprendre, aux États-Unis et en Chine notamment, a-t-il relevé lors d’une conférence téléphonique avec des analystes. La situation est plus disparate ailleurs. Le trafic reste encore limité en Europe ou dans certaines zones d’Amérique latine. Et les vols internationaux restent à la peine en raison d’« inquiétudes persistantes autour du virus » et de « l’absence de politiques coordonnées » sur la réouverture des frontières, a relevé M. Calhoun.

– Agence France-Presse

33 000 $ par année pour vivre dignement au Québec

Les auteurs d’une étude ont calculé que pour vivre dignement au Québec, il faut à une personne seule en 2021 un revenu annuel oscillant entre 24 433 $ et 32 607 $, selon la localité où elle demeure. La septième étude annuelle à ce sujet, publiée mercredi par l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), établit le revenu viable, soit une somme disponible après impôt qui permet de vivre dignement hors de la pauvreté. Pour un ménage monoparental avec un enfant fréquentant un centre de la petite enfance (CPE), le revenu viable varie de 36 121 $ à Trois-Rivières à 44 631 $ à Sept-Îles. Il a été fixé à 39 387 $ à Québec et à 39 999 $ à Montréal. Pour un ménage de deux adultes et de deux enfants fréquentant un CPE, ce revenu viable a été établi à 58 514 $ à Trois-Rivières et à 68 387 $ à Sept-Îles. Il est de 61 046 $ à Québec et de 61 884 $ à Montréal. Le chercheur de l’IRIS Philippe Hurteau précise qu’à Montréal, par exemple, pour une personne seule, le revenu viable équivaut à près de 1,3 fois le seuil de la mesure du panier de consommation (MPC) de Statistique Canada couramment utilisé et suppose un salaire horaire d’au moins 18 $ à temps plein. Il précise que la MPC ne permet que de couvrir les besoins de base, alors que le revenu viable est un indicateur pour un niveau de vie exempt de pauvreté. Philippe Hurteau signale que même si on a tendance à croire qu’un emploi suffit à sortir de la pauvreté, l’économie a créé une catégorie de travailleurs pauvres.

– La Presse Canadienne

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