Culture sur le web

Un nouveau clip pour Sarahmée

Sarahmée a lancé jeudi un clip pour sa chanson Ma peau, extrait de son album Irréversible. Le morceau aux airs reggae se veut « une ode à la beauté humaine dans toutes ses nuances de peau ». Une affirmation identitaire positive qui tombe à point avec les mouvements de protestation survenus à la suite de la mort de George Floyd. Sarahmée dit du tournage du clip réalisé par Alexandre Ethier qu’il était animé d’une énergie inoubliable et qu’elle a ressenti « un immense sentiment de fierté ». La chanteuse, citée parmi les Révélations de l’année au dernier gala de l’ADISQ, est en lice au gala des Juno pour un autre clip, celui de sa chanson Bun Dem. Elle sera par ailleurs du spectacle virtuel de la fête du Canada animé par Pierre-Yves Lord et Serena Ryder, le 1er juillet, de 13 h à 14 h, sur les ondes de Radio-Canada et sur ses plateformes numériques. — Alexandre Vigneault, La Presse

En bref

Tour d’horizon des nouvelles d’ici ou d’ailleurs qui animeront les conversations

Harry Potter retiré d’une bédé québécoise

La bédéiste Axelle Lenoir a retiré les références à Harry Potter de la traduction anglaise de sa bande dessinée Si on était. Son geste est une réaction aux propos jugés transphobes tenus par l’auteure J. K. Rowling ces derniers jours. « Puisque JK Rowling est en fait une TERF, j’ai enlevé toutes les références à Harry Potter de ma prochaine bédé, What If We Were », a écrit en anglais la bédéiste sur Instagram. TERF est l’acronyme anglais de « trans-exclusionary radical feminist » — féministe radicale excluant les trans (traduction libre). Axelle Lenoir, elle-même trans, a annoncé par la même occasion que les références à Harry Potter ont été remplacées par d’autres à Adora et à Catra, figures centrales de She-Ra and the Princesses of Power. Cette série animée est reconnue pour avoir présenté des personnages LGBTQ. J. K. Rowling est critiquée ces derniers jours pour des commentaires jugés transphobes émis entre autres sur Twitter. L’écrivaine a notamment insisté sur l’importance du sexe biologique dans le fait d’être ou non une femme.

— Alexandre Vigneault, La Presse

Harry Potter retiré d’une bédé québécoise

La bédéiste Axelle Lenoir a retiré les références à Harry Potter de la traduction anglaise de sa bande dessinée Si on était. Son geste est une réaction aux propos jugés transphobes tenus par l’auteure J. K. Rowling ces derniers jours. « Puisque JK Rowling est en fait une TERF, j’ai enlevé toutes les références à Harry Potter de ma prochaine bédé, What If We Were », a écrit en anglais la bédéiste sur Instagram. TERF est l’acronyme anglais de trans-exclusionary radical feminist — féministe radicale excluant les trans (traduction libre). Axelle Lenoir, elle-même trans, a annoncé par la même occasion que les références à Harry Potter avaient été remplacées par d’autres à Adora et à Catra, figures centrales de She-Ra and the Princesses of Power. Cette série animée est reconnue pour avoir présenté des personnages LGBTQ. J. K. Rowling est critiquée ces derniers jours pour des commentaires jugés transphobes émis entre autres sur Twitter. L’écrivaine a notamment insisté sur l’importance du sexe biologique dans le fait d’être ou non une femme. — Alexandre Vigneault, La Presse

Cinéma

Mafia Inc. et 14 jours et 12 nuits de retour en salle

Les films Mafia Inc. de Podz et 14 jours et 12 nuits de Jean-Philippe Duval reprendront l’affiche au cinéma le 3 juillet. Il s’agit d’une deuxième chance pour ces œuvres dont la vie en salle avait été écourtée par la fermeture précipitée des cinémas en mars. Le distributeur des deux longs métrages s’est dit « ravi » qu’ils puissent retourner à une vie en salle « brusquement interrompue alors que les deux films étaient en plein essor ». Patrick Roy, président des Films Séville et Entertainment One, a souligné qu’il jugeait « primordial que le cinéma québécois soit au cœur de la relance des salles ». Mafia Inc. met en vedette Marc-André Grondin. Le film raconte ses liens à lui, ainsi que ceux de sa famille, avec un clan mafieux local. 14 jours et 12 nuits se déroule au Viêtnam, où l’océanographe Isabelle Brodeur (Anne Dorval) va sur les traces de la mère biologique de sa fille adoptive. — Alexandre Vigneault, La Presse

Musique

Dixie Chicks devient The Chicks

C’en est fini des Dixie Chicks. Le trio américain a changé de nom jeudi et s’appelle tout simplement The Chicks. Un changement qui survient dans un contexte dénonciation du racisme systémique aux États-Unis. Le nouveau nom du groupe formé de Natalie Maines, Emily Robinson et Martie McGuire a mis ce changement de l’avant au moment de la sortie de sa chanson March March. Il est appliqué à toutes les plateformes utilisées par le trio, dont le nouvel album, Gaslighter, paraîtra en juillet sous le nom The Chicks. L’usage du terme « dixie » dans le nom du groupe avait été remis en question au milieu du mois de juin dans le magazine Variety par le journaliste et auteur afro-américain Jeremy Helligar. Il a rappelé que si ce mot évoque le sud des États-Unis pour les Blancs, il porte aussi en lui le souvenir de l’esclavage pour les populations noires. Il renvoie entre autres à la Mason-Dixon Line, qui est devenue la frontière non officielle entre les États esclavagistes et les autres. Les Chicks, groupe de country progressiste s’il en est, n’ont pas directement fait référence aux questions raciales en effectuant ce changement de nom. — Alexandre Vigneault, La Presse

San Sebastián accueille le prochain Woody Allen

Rifkin’s Festival, le prochain film de Woody Allen, sera présenté en première mondiale au Festival international du film de San Sebastián. Il en sera même le film d’ouverture, selon le magazine américain Variety. Le lien entre cette œuvre et ce festival relève d’une certaine évidence : Rifkin’s Festival a été tourné l’an dernier dans cette ville basque et a pour toile de fond son festival de cinéma. Il s’agit d’une comédie romantique mettant notamment en vedette Elena Anaya, Louis Garrel, Gina Gershon et Sergi López. Woody Allen est sur la sellette depuis des années en raison des allégations d’agression sexuelle réitérées contre lui par sa fille Dylan Farrow au début de l’année 2018. L’annonce de la publication de son autobiographie a aussi suscité une levée de boucliers et motivé une sortie publique de Ronan Farrow, journaliste qui a contribué à dévoiler les accusations contre Harvey Weinstein. Le fils de Woody Allen avait reproché au groupe Hachette, qui a publié Catch and Kill, livre dans lequel il revient son enquête au sujet de Harvey Weinstein, son manque d’éthique. Une autre division du même éditeur s’apprêtait en fait à publier les mémoires de son père. Le livre de Woody Allen a finalement été publié aux États-Unis par Arcade Publishing, un éditeur indépendant, et en France chez Stock, qui est une filiale française du groupe Hachette.

— Alexandre Vigneault, La Presse

Un TIFF format réduit en mode COVID-19

Tapis rouge virtuel et programmation allégée : le lever de rideau du Festival international du film de Toronto aura tout de même lieu cette année, mais sous les contraintes logistiques et financières imposées par la pandémie. Les organisateurs de ce grand rendez-vous du cinéma ont fait part mercredi de leur intention de tenir une formule hybride du festival, qui miserait sur une présence tant physique que numérique des participants. La veille, l’organisation du TIFF avait annoncé avoir subi les contrecoups économiques de la crise de la COVID-19, réduisant les salaires et mettant à pied 31 employés qui occupaient des postes à temps plein. La 45e mouture du festival torontois doit prendre place du 10 au 19 septembre — se terminant donc un jour plus tôt que prévu, avec une programmation de 50 longs métrages, cinq programmes de courts métrages et une conférence virtuelle de l’industrie. Des projections seront proposées en personne et en ligne, tout comme des expériences extérieures, des conférences de presse et des séances de questions-réponses avec des acteurs et des cinéastes. Les films à l’affiche incluent Bruised, le premier film signé par Halle Berry ; Ammonite de Francis Lee, avec Kate Winslet et Saoirse Ronan ; et Concrete Cowboy de Ricky Staub, avec Idris Elba, Jharrel Jerome et Lorraine Toussaint. — La Presse canadienne

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.