Match de soccer à Dollard-des-Ormeaux

Un jeune arbitre agressé par un spectateur

Un jeune arbitre a été agressé par un spectateur lors d’un match de soccer opposant deux équipes de joueurs amateurs de moins de 14 ans, samedi, à Dollard-des-Ormeaux, dans l’ouest de l’île de Montréal.

Dans la scène qui a été filmée, on voit un homme attaquer verbalement un arbitre depuis les gradins. Il descend ensuite sur le terrain, où il y a escalade. Des coups sont échangés avant que d’autres spectateurs interviennent et plaquent l’agresseur au sol.

Il semble que personne n’ait été blessé.

Le match, a confirmé Soccer Québec, opposait l’équipe de Saint-Laurent à celle du Haut-Richelieu.

C’est Claude-Hervé Diesse, éducateur de soccer du Celtix du Haut-Richelieu, qui a publié la vidéo sur Twitter. « C’est un parent qui me l’a transmise, pour que nous soyons informés. »

Au départ, dit-il, pour ne pas risquer d’affecter les jeunes présents, il a songé à garder cette vidéo pour lui. « Puis, je me suis dit qu’il fallait sensibiliser la communauté. »

Selon ce qu’il a entendu, c’est lors d’un but égalisateur que l’agresseur s’est mis à insulter l’arbitre. « Déjà, ce qu’il disait, verbalement, était suffisamment violent pour que quelqu’un commence à filmer la scène », souligne-t-il.

Violence dénoncée de toutes parts

« Inacceptable ! », a commenté Isabelle Charest, ministre déléguée à l’Éducation, responsable des dossiers concernant le sport.

« Au lieu de s’en prendre aux arbitres, on devrait plutôt les encourager, a écrit la ministre sur Twitter. J’en appelle à tous les parents, soyons tous des ambassadeurs de l’esprit sportif, la violence c’est inacceptable, point final ! »

Par voie de communiqué, Soccer Québec a dit dénoncer « fermement cet acte de violence qui n’a sa place nulle part ».

« Ce qui était important pour nous en premier lieu était de nous assurer que le jeune arbitre allait bien dans les circonstances et qu’il était bien entouré, a déclaré Mathieu Chamberland, directeur général de Soccer Québec. Mais je dénonce sans réserve cette agression et je rappelle qu’il n’y a aucune raison, vraiment aucune, qui justifie l’attaque d’un officiel, c’est tolérance zéro. »

« Sans arbitre, il n’y a pas de match »

L’incident est survenu au cours d’un match impliquant deux équipes masculines de moins de 14 ans. Les arbitres ont immédiatement mis fin à la rencontre, tel que le prévoit le règlement quand la sécurité des arbitres est menacée. « Des vérifications sont en cours pour saisir nos instances en matière de discipline », indique Soccer Québec.

Le directeur à l’arbitrage de Soccer Québec, Nathanaël de Wilde, rappelle qu’un incident de ce genre est un incident de trop. « Les arbitres doivent se sentir en sécurité pendant leur affectation partout au Québec, ils font partie du jeu, a-t-il affirmé. Encore plus dans les cas comme celui-ci, où ce sont des jeunes qui sont en apprentissage. Ils ont besoin du support et des encouragements de la population. »

Soccer Québec invite les témoins de cas de violence envers un arbitre à réagir et à dénoncer l’agression aux autorités compétentes. « Sans arbitre, il n’y a pas de match, il n’y a pas de compétition. »

Pas de plainte déposée

Au Service de police de la Ville de Montréal, on indique qu’aucune plainte n’a été déposée jusqu’ici.

En mars, l’annonceur maison du Nordet de la Haute-Gaspésie (une équipe de hockey) avait quitté son poste pour s’en prendre aux officiels d’un match, qui l’avaient ensuite maîtrisé. Une plainte de voie de fait a été déposée contre lui et il a été arrêté par les policiers.

Le DG de Hockey Québec, Jocelyn Thibault, avait indiqué au Soleil que ce genre de geste était à la hausse au Québec depuis le retour au jeu après la pause causée par la COVID-19.

Élections provinciales

Le PLQ mise sur Michelle Setlakwe dans Mont-Royal– Outremont

Québec — Dominique Anglade fera confiance à l’ex-candidate à la mairie et ancienne conseillère municipale de Mont-Royal Michelle Setlakwe, dans Mont-Royal–Outremont, circonscription laissée vacante par Pierre Arcand. Cette avocate de carrière s’oppose à la loi 21 sur le port des signes religieux et au projet de loi 96 sur la protection de la langue française.

Mme Anglade a confirmé lundi qui briguera les suffrages dans le château fort libéral de Mont-Royal–Outremont, quelques heures après la confirmation que Pierre Arcand ne solliciterait pas de nouveau mandat aux élections générales de 2022. L’ex-ministre et ancien chef intérimaire du Parti libéral du Québec (PLQ) a confirmé en entrevue avec La Presse dimanche qu’il passait maintenant le flambeau.

Le choix de Dominique Anglade s’est arrêté sur Michelle Setlakwe, femme bien connue de son milieu. Avocate en droit des affaires chez Norton Rose pendant 10 ans, celle qui défendra les couleurs du PLQ a été conseillère municipale de Mont-Royal de 2016 à 2021. Elle avait par ailleurs tenté de se faire élire à la mairie aux élections municipales de 2021, mais avait terminé deuxième.

Originaire de Thetford Mines, Mme Setlakwe, qui habite la circonscription depuis une trentaine d’années, estime qu’il est temps de travailler sur des enjeux comme la pénurie de main-d’œuvre, la hausse du coût de la vie et les changements climatiques. « À mon sens, les sujets à saveur nationaliste, identitaire qui nous divisent ne devraient pas occuper autant de place dans le débat public », a-t-elle expliqué.

Invitée à préciser sa pensée en conférence de presse, la nouvelle recrue a cité la loi 21 sur le port des signes religieux et le projet de loi 96. « [Ce sont] des projets de loi qui, à mon sens, vont trop loin, qui briment les libertés individuelles de certaines communautés et certains de nos concitoyens », a expliqué Mme Setlakwe, qui « a grandi dans un milieu familial bilingue ».

Trouver « l’équilibre »

Elle a relaté avoir choisi de poursuivre ses études supérieures en français après avoir réalisé le début de son parcours scolaire en anglais. « Notre jeune génération devrait être exposée à autant de langues que possible », soutient la mère de trois adolescents. « Je suis bilingue et je n’ai pas peur du bilinguisme », a-t-elle ajouté dans une réponse en anglais, rappelant l’importance de trouver « l’équilibre » entre la protection du français et la protection des droits des communautés anglophones.

En plus d’être au plus bas dans les sondages, les libéraux de Dominique Anglade prêtent flanc à la critique alors que deux formations politiques de défense des communautés anglophones, insatisfaites du PLQ, ont vu le jour récemment. « Je suis une libérale depuis toujours, je me présente, je vais au front… Le message que j’ai pour tous les libéraux, c’est : revenez au bercail, faites-vous entendre », a-t-elle lancé.

Sur un caucus de 27 députés, 11 libéraux ont confirmé jusqu’à présent qu’ils ne reviendraient pas en 2022.

Ville de Montréal

L’opposition veut renommer un parc en l’honneur du DMorgentaler

L’opposition à l’hôtel de ville souhaite que Montréal aille de l’avant pour donner à un parc de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve (MHM) le nom du DHenry Morgentaler, pour honorer la mémoire de celui qui a œuvré toute sa vie pour faciliter l’accès des femmes à l’avortement.

Les élus de l’arrondissement s’étaient entendus l’automne dernier pour renommer le parc Beaujeu en l’honneur du célèbre médecin. La demande avait même été approuvée par le comité de toponymie de MHM.

Pourquoi ce parc ? Parce qu’il se trouve tout près de l’endroit où a été ouverte la première clinique d’avortement du DMorgentaler, rue Honoré-Beaugrand, dans Tétreaultville, en 1968.

La demande doit maintenant être soumise à l’approbation du conseil municipal de Montréal. Sauf qu’elle semble coincée quelque part dans les méandres de l’administration municipale, déplore le conseiller Julien Hénault-Ratelle, d’Ensemble Montréal, qui représente le district de Tétreaultville.

« Avec le débat qui refait surface aux États-Unis, mais aussi au Québec et au Canada, je pense que ça enverrait un message très fort de la part de l’administration municipale de dire : le DMorgentaler représente les valeurs montréalaises. Ça serait un geste fort et symbolique pour reconnaître tout le travail qu’il a fait pendant des décennies pour le droit des femmes de disposer d’elles-mêmes », souligne M. Hénault-Ratelle.

« Maintenant que le nom du DMorgentaler est dans la banque de toponymie, c’est une décision politique d’aller de l’avant, alors qu’il y a un momentum actuellement. »

Il rappelle que Henry Morgentaler est allé en prison, et deux fois devant la Cour suprême, pour défendre ses convictions.

Les élus de l’arrondissement de MHM ont déjà pris contact avec les enfants du médecin, qui appuient l’idée de rendre hommage à leur père de cette façon, selon le conseiller municipal.

Au cabinet de la mairesse Valérie Plante, on répond que la demande pour renommer le parc Beaujeu en l’honneur du DMorgentaler est étudiée actuellement.

« Les demandes et recommandations toponymiques suivent leur cours et pourront bénéficier du nouveau Cadre d’intervention en reconnaissance à venir dans les prochaines semaines », explique l’attachée de presse de la mairesse, Alicia Dufour, dans une déclaration écrite. « La Ville de Montréal trouve primordial de mettre en place un mécanisme amélioré en matière de toponymie. Le nouveau Cadre d’intervention en reconnaissance sera une avancée majeure qui permettra une évaluation plus neutre et globale des différentes suggestions de nomination. »

Selon Ensemble Montréal, il n’y aurait aucun lieu au Canada portant le nom du DMorgentaler actuellement. Pourtant, en 2008, le gouvernement fédéral a reconnu la contribution du médecin à la société en le nommant membre de l’Ordre du Canada, la plus haute distinction civique au pays.

D’origine polonaise, Henry Morgentaler est mort en 2013 à Toronto.

Langues officielles

Des quotas pour les conseils d’administration ?

La Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada (CN) doit donner l’exemple en s’assurant que les francophones soient représentés dans son conseil d’administration, a répété à plusieurs reprises le ministre des Transports, Omar Alghabra, lundi. Bien qu’il n’ait pas fermé la porte à ce qu’un quota soit imposé par l’entremise de la loi, le gouvernement semble peu enclin à aller dans cette direction.

« Est-ce que vous seriez à l’aise de proposer, vous, comme ministre des Transports, […] une obligation dans la loi pour forcer les conseils d’administration à mettre de la représentation francophone en pourcentage ? », lui a demandé le député conservateur Joël Godin, en comité parlementaire.

« Le CN et Air Canada sont des entreprises privées, a rappelé le ministre. Cela étant dit, je suis très intéressé par la protection des droits des clients et des employés qui peuvent choisir la langue de leur choix. »

Il a par la suite ajouté qu’il ne voulait pas présumer des amendements qui seront suggérés durant l’étude en comité du projet de loi C-13 pour moderniser la Loi sur les langues officielles.

Le CN, qui est assujetti à cette législation, a fait les manchettes en avril après que La Presse eut révélé que la plus grande société de chemin de fer du pays avait fermé les portes de son conseil d’administration aux francophones, et ce, même si son siège social est à Montréal.

« On a parlé avec le CN et on a dit qu’on s’attend à ce qu’il corrige cette erreur dès que possible », a indiqué M. Alghabra.

Des employés ont également dénoncé plusieurs incidents linguistiques survenus à la gare de triage Taschereau avec l’arrivée d’employés unilingues anglophones.

« Il faut agir maintenant puisqu’on sait que ça touche aussi la question de sécurité, a fait valoir la députée néo-démocrate Niki Ashton. Qu’est-ce que vous attendez pour agir ? Est-ce qu’on va attendre qu’un accident se produise qui soit lié à l’incompréhension des instructions entre les membres d’une équipe ? »

La langue officielle de leur choix

« Les Québécois doivent pouvoir travailler en français au Québec », avait affirmé le ministre, en français, au début de son témoignage. Plusieurs députés l’ont d’ailleurs félicité d’avoir amélioré sa maîtrise de la langue.

Un peu plus tard, il s’est dit d’accord avec le fait que les employés doivent pouvoir travailler dans la langue officielle de leur choix. « Il serait inacceptable pour le CN de ne pas remplir cette obligation même avant l’adoption du projet de loi C-13 », a-t-il répondu.

Ce projet de loi donne cinq nouveaux pouvoirs au commissaire aux langues officielles pour faire appliquer la Loi sur les langues officielles : la médiation informelle, la publication de ses décisions, l’imposition d’amendes, la conclusion d’accord de conformité et le pouvoir d’ordonnance.

Le CN a fait l’objet de cinq plaintes en 2019 et 2020 portant sur la langue de travail, a révélé le ministre. Un nombre moins élevé que les plaintes contre Air Canada, qui en accumule environ 80 bon an, mal an, puisque la société ferroviaire ne transporte pas de passagers.

« On voit que ça ne fonctionne pas », a fait valoir le député du Bloc québécois Mario Beaulieu. Il estime que les employés du CN au Québec devraient utiliser une seule langue commune : le français. « Pourquoi ne pas laisser le Québec appliquer la loi 101 aux entreprises de compétence fédérale ? »

« Il faut aussi respecter le droit des individus qui ne parlent pas français pour qu’ils puissent faire leur travail en toute sécurité, a indiqué M. Alghabra. Nous voulons protéger les droits des deux langues. »

Le contrôle de la gestion ferroviaire du CN a été transféré en Alberta au début de 2020. Cette décision avait rapidement déclenché plusieurs « irrégularités » dans l’est du pays, selon le syndicat des Teamsters, qui représente des ingénieurs de locomotive, des chefs de train et des chefs de triage.

De nouveaux coups de feu à Laval et à Montréal

Dans la continuité de la fin de semaine, alors que deux fusillades ont fait un mort et un blessé, deux nouveaux échanges de coups de feu ont eu lieu à Laval et à Montréal, lundi. Plusieurs coups de feu ont tout d’abord été tirés sur l’avenue Dumouchel, à Laval, en après-midi. Malgré un grand nombre de personnes à proximité, il n’y a pas eu de blessé. L’évènement pourrait être lié à un conflit de gangs de rue. Dimanche, également à Laval, un homme de 28 ans a été tué par balle sur le boulevard Curé-Labelle alors qu’il se trouvait dans un Dodge Charger avec quatre membres de sa famille, à la sortie d’une fête familiale. Un adolescent de 14 ans a aussi été gravement blessé. Ni le défunt ni les autres passagers n’étaient connus des services de police. Lundi soir, une autre fusillade a éclaté, cette fois dans le quartier Villeray, à Montréal. Selon les informations préliminaires de la police, les coups de feu ont été tirés à partir d’un véhicule en mouvement à l’angle de l’avenue des Érables et de la rue Tillemont, vers 20 h 45. L’évènement n’a fait aucun blessé. À l’arrivée des policiers, les suspects avaient pris la fuite.

— Lila Dussault et Mayssa Ferah, La Presse

Procès de l’attentat du Métropolis

La SQ a retrouvé les menaces contre Pauline Marois

Sommée par le juge d’effectuer des recherches, la Sûreté du Québec (SQ) a finalement retrouvé les traces des six menaces visant Pauline Marois le jour des élections provinciales de 2012. Or, ni la pertinence ni la gravité de ces menaces n’ont été révélées au public lundi au procès de l’attentat du Métropolis. Dans une déclaration sous serment, le patron des enquêtes à la SQ, l’inspecteur-chef Benoît Dubé, fait état des six menaces mentionnées dans le rapport secret de la SQ. Il s’agit de « deux sur Twitter, deux sur Facebook et de deux autres », a résumé le juge Philippe Bélanger. Parmi ces menaces, deux proviennent d’adolescents de 14 ans, a-t-il ajouté. Ces menaces étaient-elles sérieuses ? Comment ont-elles été traitées par la SQ ? Impossible de le savoir, puisque le document évoqué vaguement par les avocats et le juge n’a pas été déposé comme preuve au procès. Quand La Presse en a demandé une copie, le juge a expliqué que l’avocat du Procureur général du Québec le déposerait seulement à la prochaine audience, le 24 mai.

— Louis-Samuel Perron, La Presse

Ouest-de-l’Île

Le SPVM démantèle un réseau de trafiquants

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a arrêté 10 suspects dans le démantèlement d’un réseau de trafiquants de drogue dans l’ouest de Montréal. Des centaines de milliers de dollars en argent et en stupéfiants, de même que des armes à feu, ont été saisis. Les suspects appréhendés ont tous comparu au palais de justice de Montréal vendredi dernier. Vincent Roy, Mohamed Ali Hraoui, Alexandre Grigoras, Bradley Provencher et Ajay Ambreya Singh – tous âgés de 23 à 25 ans – font face à plusieurs chefs d’accusation, notamment possession et trafic de stupéfiants et possession d’armes à feu. Le SPVM a aussi arrêté cinq autres personnes, trois femmes et deux hommes, qui auraient joué un rôle secondaire à l’intérieur du réseau, selon un communiqué. Des perquisitions ont été menées dans plusieurs villes et arrondissements de l’ouest de l’île de Montréal, dont Sainte-Anne-de-Bellevue, Sainte-Geneviève, Pierrefonds et Dollard-des-Ormeaux. D’autres ont aussi eu lieu au centre-ville de Montréal et dans la ville de Québec. — Lila Dussault, La Presse

Une motocycliste entre la vie et la mort

Un banal changement de voie pour sortir de l’autoroute 15 pourrait coûter la vie à une motocycliste, qui a subi des blessures graves à la suite d’une collision avec un véhicule utilitaire sport (VUS) à la hauteur de Boisbriand, lundi. La collision entre la moto et le VUS a eu lieu sur l’autoroute 15, juste avant l’échangeur de l’autoroute 640, lundi vers 13 h. Une tentative de changement de voie serait en cause. Qui a fait la fausse manœuvre ? « La bretelle à cet endroit a deux voies, mais on ne sait pas lequel des deux [véhicules] a accroché l’autre, donc je ne pourrais pas le dire », a indiqué un porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ), Stéphane Tremblay. La motocycliste, une femme dans la cinquantaine, a été hospitalisée avec d’importantes blessures qui mettaient toujours sa vie en danger au moment d’écrire ces lignes. Un reconstitutionniste de la SQ avait été envoyé sur les lieux pour une enquêter sur la collision.

— Lila Dussault, La Presse

Nouvelles interdictions de feux à ciel ouvert

De nouvelles régions du sud du Québec, dont le Saguenay–Lac-Saint-Jean et la Haute-Mauricie, sont désormais visées par une interdiction de faire des feux en forêt ou à proximité dès ce mardi. Une interdiction de faire des feux à ciel ouvert à proximité des forêts était déjà en vigueur dans le sud et dans l’ouest du Québec depuis le 7 mai. Les contrevenants peuvent être passibles d’amendes allant de 500 $ à 50 000 $, en vertu de la Loi sur l’aménagement durable du territoire forestier. Le printemps est particulièrement propice aux incendies de forêt cette année, précise le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) dans un communiqué. Actuellement, 12 incendies sont en activité au Québec. Au total, depuis le début de la saison, 138 incendies de forêt ont touché 114,2 hectares, précise le MFFP. — Lila Dussault, La Presse

En détention préventive depuis janvier

François Amalega Bitondo libéré

Le leader antivaccin François Amalega Bitondo a été remis en liberté, lundi en fin de journée au palais de justice de Trois-Rivières, avec pour seules conditions de résider à son domicile de Montréal, de ne pas déménager sans aviser le tribunal et d’être présent pour la suite de son procès le 21 juin. Le juge Matthieu Poliquin a décidé de modifier son ordonnance de détention pour autoriser sa remise en liberté. La Couronne a annoncé que si le prévenu était déclaré coupable de non-respect de condition à une promesse policière par laquelle il lui était interdit de se trouver à moins de 300 mètres du premier ministre François Legault, le temps purgé de façon préventive excéderait la peine suggérée, puisqu’il est détenu depuis la mi-janvier. Par contre, le juge a également été clair : « Cette remise en liberté n’a pas de lien avec le fait que je pense que je vais vous déclarer coupable ou vous acquitter. Je n’ai même pas encore la preuve complète. » À sa sortie du palais de justice, François Amalega Bitondo a été accueilli en héros par ses troupes. Il a été applaudi pendant de longues minutes.

— Le Nouvelliste

Investissement de 338 millions

Exo achètera un nouveau parc d’autobus électriques

Québec et Ottawa allongeront 338 millions pour « transformer le modèle d’affaires » d’exo, qui chapeaute de nombreuses lignes locales d’autobus en banlieue de Montréal. L'organisme vise à acquérir plus de 135 autobus électriques d’ici cinq ans. « Toutes les activités d’exo liées au service d’autobus sont actuellement confiées à contrat à des transporteurs privés. Chacun d’entre eux est propriétaire de sa flotte », a indiqué le ministre des Transports, François Bonnardel, lundi après-midi. Une première phase de travaux aura lieu jusqu’en 2027, avec un investissement de 338 millions, « dont la majorité des fonds provient du gouvernement du Québec pour l’achat d’une centaine d’autobus électriques et la construction de deux garages d’entretien », indique le cabinet du ministre. Ce dernier précise que le montage financier final « dépendra des choix d’exo », mais aussi de « la disponibilité des fonds fédéraux ». « Dans un horizon de 20 ans, on veut être propriétaire de l’ensemble de la flotte d’autobus, qui pourrait aller jusqu’à 1000 autobus électriques », a confirmé le directeur général d’exo, Sylvain Yelle. Il affirme que les premières acquisitions commenceront en 2024.

— Henri Ouellette-Vézina, La Presse

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