Deux corps découverts à Contrecœur

La police enquête sur un présumé féminicide

Deux personnes ont été trouvées sans vie dans une résidence de Contrecœur, mercredi matin. Les policiers enquêtent sur un présumé féminicide.

Les patrouilleurs de la Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent ont découvert les corps de Lisette Corbeil, 56 ans, et de David Joly, 49 ans, un peu avant 11 h, mercredi matin. La femme et l’homme étaient d’ex-conjoints, selon nos informations.

« Il s’agirait du meurtre d’une femme suivi d’un suicide », confirme Valérie Beauchamp, porte-parole de la Sûreté du Québec.

« Suite à cette découverte, les policiers qui enquêtent sur les crimes contre la personne ont été mandatés sur place pour établir les circonstances entourant ces deux morts », ajoute Mme Beauchamp.

La Sûreté du Québec n’était pas en mesure de confirmer si les corps portaient des marques de blessures. C’est une voisine qui aurait fait la découverte et qui aurait composé le 911. L’homme aurait été retrouvé pendu dans la maison de campagne.

Il pourrait s’agir du 12e féminicide depuis le début de l’année au Québec.

« Ils se disputaient »

Selon un voisin, l’homme et la femme ont formé un couple pendant plusieurs années, mais ils se sont séparés il y a quelques mois. Ils n’habitaient plus ensemble et n’avaient pas d’enfants. « Ce n’était pas nouveau qu’ils se chicanaient. Je les voyais. Ils se disputaient », a indiqué un voisin qui a préféré taire son nom, secoué par la nouvelle.

La Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent a d’ailleurs demandé à la Cour, en septembre dernier, d’interdire à l’homme de posséder une arme à feu.

La requête a été accordée par un juge et celle-ci était valide jusqu’au 31 août prochain. Le corps de police n’a pas expliqué pourquoi le Contrecœurois n’avait pas le droit de posséder une arme.

Jusqu’à récemment, David Joly était impliqué dans sa communauté. Il a toutefois démissionné, en novembre dernier, de son poste de président de l’Association chasse et pêche Contrecœur « pour des raisons personnelles ». L’organisme a refusé notre demande d’entrevue.

« Il s’est mis à avoir des comportements bizarres. Son état a changé dans les deux dernières années », a commenté une personne qui l’a côtoyé dans la petite ville de 9400 habitants. Celle-ci n’a pas voulu dévoiler son identité « par respect pour les familles ». « Il est passé d’un gars super impliqué avec de belles réussites à quelqu’un dont le je-m’en-foutisme a pris le dessus. »

Lisette Corbeil était une employée municipale jusqu’en janvier 2020. Elle occupait un nouvel emploi depuis ce temps.

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.