Actualités économiques

PCU, lithium, acquisition et dividendes

Quelques nouvelles économiques du jour

La PCU a stimulé la consommation

Presque la moitié de l’argent reçu par les bénéficiaires de la Prestation canadienne d’urgence (PCU) a servi à faire des achats, tandis que le tiers a été consacré au remboursement de dettes, indique la Banque du Canada dans sa plus récente enquête trimestrielle sur les attentes des consommateurs, dont les résultats ont été publiés lundi. Les répondants, qui ont été interrogés pour la première fois sur l’utilisation qu’ils avaient faite de la PCU, ont majoritairement répondu qu’ils l’avaient dépensée en achats de biens et services.

Les ménages dont les revenus sont normalement inférieurs à 40 000 $ ont été les plus nombreux à dépenser cet argent pour faire des achats (58 %), tandis que ceux dont les revenus se situent entre 40 000 $ et 99 000 $ sont ceux qui ont économisé le plus (18 %), ce qui se compare à 14 % pour la moyenne des répondants. — Hélène Baril, La Presse

Un fournisseur de Tesla investit au Québec

Piedmont Lithium, une entreprise australienne qui veut développer une production de lithium aux États-Unis et qui a conclu un accord d’approvisionnement avec Tesla, veut acheter une partie de la production future de Sayona Québec en Abitibi. L’entente annoncée lundi prévoit que Piedmont investira jusqu’à 12 millions US dans l’entreprise australienne Sayona Mining et sa filiale au Québec, Sayona Québec, qui développe un projet de mine de spodumène en Abitibi. En vertu de cet accord, Piedmont achètera la moitié de la production de spodumène de la mine Authier de Sayona Québec, qui devrait être en activité à la fin de 2022. « C’est un signe de confiance envers les projets de lithium au Québec », estime Guy Laliberté, chef de la direction de Sayona Québec. Piedmont Lithium développe un projet d’hydroxide de lithium de qualité batterie en Caroline du Nord. L’entreprise a conclu une entente avec Tesla pour lui fournir 60 000 tonnes de concentré de spodumène par année à compter de 2023. Une partie de cet approvisionnement pourrait provenir du Québec en vertu de l’entente avec Sayona. « Tout s’aligne pour ça », selon Guy Laliberté. Le projet de Sayona Québec est en attente d’autorisations réglementaires et nécessitera un investissement de 120 millions. — Hélène Baril, La Presse

Une 16e acquisition pour le distributeur de fournitures industrielles Ficodis

L’entreprise québécoise Ficodis annonce l’acquisition d’IBS-TUBOQUIP. Avec ses quatre succursales situées à Val-d’Or, Rouyn-Noranda, Blainville et Montréal (arrondissement de Saint-Léonard), IBS-TUBOQUIP est spécialisée dans la distribution de fournitures de transmission de puissance et fluides, et dessert entre autres le secteur minier, un domaine en pleine expansion. Grâce à cette acquisition, Ficodis solidifie davantage sa position dans la grande région de Montréal et effectue ainsi ses premiers pas dans l’industrie minière. « L’entreprise dessert déjà la majorité des sites miniers du Québec, dont des mines d’or et de lithium. Les métaux sont au cœur de la stratégie d’électrification des transports du gouvernement du Québec et en tant que secteur d’avenir, il est stratégique pour Ficodis de se positionner dans cette industrie », a expliqué dans un communiqué Christophe Bévillard, président du groupe Ficodis (120 millions de revenus prévus en 2021 et 218 employés). Fondée en Abitibi en 1966, IBS-TUBOQUIP compte une soixantaine d’employés et est toujours dirigée par les fils de son fondateur, Pierre et Louis LaRocque. Pierre LaRocque demeurera en poste à titre de président de la division. — André Dubuc, La Presse

Pas de hausse de dividendes pour les banques

Le surintendant de l’un des organismes de réglementation financière du Canada n’envisagera pas de permettre aux banques et aux assureurs d’augmenter leurs dividendes, de procéder à des rachats d’actions ou d’augmenter la rémunération de leurs dirigeants tant que les mesures de confinement pour contrer la COVID-19 n’auront pas disparu. Jeremy Rudin, du Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF), a indiqué lundi qu’il ne permettrait aucune de ces mesures « tant et aussi longtemps que la voie à suivre vers une reprise durable ne sera pas clairement tracée ». Le BSIF a interdit les augmentations de dividendes, les rachats d’actions et les hausses de rémunération des hauts dirigeants au début de la pandémie, afin de garantir aux institutions financières canadiennes une certaine stabilité en matière de fonds propres, de capital et de liquidités. Après que les grandes banques et les assureurs ont enregistré des bénéfices au cours de leurs derniers trimestres, des analystes et des investisseurs ont commencé à se demander s’il était temps d’assouplir les règles.

— La Presse Canadienne

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