Les nouvelles de la mode locale

Les dernières nouvelles de la mode locale

Ecova

la durabilité, un textile à la fois

La Montréalaise Stéphanie Beaulieu souhaite apporter plus de durabilité à l’industrie de la mode et éveiller la conscience des consommateurs, un textile à la fois. En novembre dernier, elle a lancé la première collection de sa jeune marque Ecova, composée d’accessoires d’hiver en cachemire principalement recyclé.

Avocate en droit des affaires et nouvellement entrepreneure, Stéphanie Beaulieu a mené une carrière de mannequinat de façon intermittente pendant près de 10 ans. « En tant que mannequin, en allant à Milan [où elle a résidé à temps partiel ces dernières années], j’ai réalisé qu’il y avait un gros problème dans le monde de la mode. C’est un superbe univers, mais c’est très très nocif pour l’environnement et les gens n’en sont pas tant conscients, constate celle qui est aussi titulaire d’un MBA de l’Université McGill et d’un certificat en mode durable de l’école Parsons, de New York. Je voulais tenter de faire partie de la solution. »

Une part du problème réside selon elle dans la méconnaissance qu’ont les consommateurs de l’impact environnemental de leurs vêtements, particulièrement ceux issus de l’industrie de la mode rapide, où l’écoblanchiment est fréquent. Pour les sensibiliser, elle mise sur une approche positive, en proposant des articles plus durables et en exposant leur histoire. « Le but est que les consommateurs commencent à développer des réflexes, à se poser des questions quand ils magasinent ailleurs, qu’ils se demandent de quoi sont faits leurs vêtements. Où ont-ils été fabriqués ? Est-ce que les gens étaient bien payés dans la chaîne de production ? »

Pour sa première collection, composée d’une tuque, d’une écharpe et d’un bandeau en cachemire, elle présente sous forme de vidéo les coulisses de leur fabrication dans la ville de Prato, en Italie qui, dit-elle, possède un savoir-faire dans le recyclage du cachemire et de la laine depuis une centaine d’années. Avec notamment Atelier de tissage, qui travaille avec certaines grandes maisons de couture, elle a élaboré des accessoires faits à 65 % de cachemire recyclé, une façon plus écoresponsable de consommer cette fibre naturelle provenant des chèvres, mais dont la demande croissante a entraîné une dégradation des sols et une désertification en Mongolie.

Pourquoi ne pas utiliser 100 % de fibre recyclée ? « Au départ, je voulais vraiment que ce soit entièrement du cachemire recyclé. J’étais très verbale là-dessus. On a fait beaucoup de tests et j’ai vu la différence sur les produits. La fibre recyclée devient plus mince et s’effiloche. Le mélange 65-35 permettait d’assurer une plus grande longévité, ce qu’on considère comme meilleur pour l’environnement à plus long terme. »

Pour chacune des collections, un nouveau textile sera exploré et lorsque ce sera possible, les articles seront fabriqués au Québec. Prévue pour l’été 2024, la prochaine collection s’incarnera dans des sacs en Bananatex, une toile cellulosique biodégradable faite à partir de la fibre des bananiers Abacà cultivés aux Philippines.

« On veut que les gens aient accès à des produits de grande qualité qui durent très longtemps, ce qui devient de plus en plus rare », expose Stéphanie Beaulieu.

Une première boutique Womance à Montréal

La boutique en ligne québécoise Womance ouvrira son premier magasin dans la grande région de Montréal en septembre. Fondée en 2015 par Andréanne Marquis, Womance propose des vêtements, accessoires et produits de beauté pour femmes. On y trouve des robes, pantalons, cardigans, chemises, vestes, manteaux et pyjamas à des prix abordables de la marque maison Womance tout comme des marques québécoises comme Bkind, Pilgrim, et Bonsoir les bougies. La boutique en ligne propose également une plateforme de revente de vêtements de seconde main.

— Olivia Lévy, La Presse

Après les bagels de Nike…

Depuis quelques semaines, la chaussure Nike Dunk Low « Montreal Bagel » fait courir les Montréalais. L’engouement a donné lieu à une foule de propositions de plus en plus farfelues pour d’autres modèles inspirés de plats québécois emblématiques. En voici quelques-unes.

— Ève Dumas, La Presse

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