Israël

2000

Israël a approuvé, mercredi, la construction de plus de 2000 nouveaux logements dans les colonies occupées de Cisjordanie. Ces autorisations mettent fin à une période de huit mois de gel effectif de nouvelles constructions en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.

Yémen

Deux Américains prisonniers des rebelles houthis sont libérés

Les États-Unis ont annoncé mercredi la libération de deux Américains prisonniers des rebelles houthis au Yémen. En échange, plus de 200 membres de leur groupe, longtemps retenus à Oman, ont eux aussi été libérés. Washington a également obtenu le rapatriement de la dépouille de Bilal Fateen, un troisième ressortissant américain qui était prisonnier des houthis. On ne connaît pas les circonstances de sa mort. Selon le Wall Street Journal, qui a révélé leur libération, Sandra Loli travaillait dans l’aide humanitaire lorsqu’elle a été capturée par les rebelles, il y a près de trois ans. Mikael Gidada, un homme d’affaires américain, était lui retenu depuis environ un an. Les membres des houthis retenus s’étaient rendus à Oman il y a deux ans pour des soins médicaux, mais étaient depuis bloqués dans le pays du Golfe. Ils ont été rapatriés « à bord de deux avions d’Oman », a déclaré un porte-parole des houthis, Mohammed Abdel Salam.

— Agence France-Presse

Écosse

Le soutien à l’indépendance à un niveau record

Une majorité sans précédent de 58 % d’Écossais se disent désormais favorables à ce que leur région obtienne son indépendance du Royaume-Uni, selon un sondage publié mercredi par l’institut Ipsos Mori. Ce sondage, réalisé auprès de 1045 Écossais, montre également que le Parti nationaliste écossais (SNP) de la première ministre Nicola Sturgeon bénéficie d’un soutien « très fort » du public, satisfait à 72 % de sa gestion de l’épidémie de COVID-19. Le SNP apparaît donc en position de force à l’approche des élections locales de mai 2021. Le parti pourrait remporter de nombreux sièges au Parlement d’Holyrood, chargé de prendre ses propres décisions en matière d’éducation, de santé et de transport. « Si le SNP obtient la majorité aux élections locales de l’année prochaine, notre sondage suggère qu’il y aura une pression publique importante pour que le gouvernement central britannique transfère au Parlement écossais les pouvoirs nécessaires pour organiser un second référendum sur l’indépendance » de la région, a commenté Emily Gray, directrice générale d’Ipsos Mori Écosse.

— Agence France-Presse

Vatican

Début du procès de deux prêtres italiens

Le Saint-Siège a donné mercredi le coup d’envoi du procès d’un prêtre italien, Gabriele Martinelli, soupçonné de viols sur un mineur. Le père Enrico Radice est appelé à comparaître pour avoir couvert les faits. Aujourd’hui âgé de 28 ans, le père Martinelli est soupçonné d’avoir imposé durant sa jeunesse des relations sexuelles à un jeune homme âgé d’un an de moins que lui. Les faits auraient démarré en 2007, lorsqu’ils étaient encore tous deux adolescents, et se seraient déroulés durant cinq ans. Les deux garçons logeaient au « préséminaire Saint-Pie X », situé tout près de la résidence du pape François dans la Cité du Vatican. Selon l’acte d’accusation, le père Martinelli aurait eu « recours à la violence et aux menaces » et il aurait en outre profité des « relations de confiance » dont il jouissait en tant que pensionnaire de longue date et coordinateur des activités des séminaristes plus âgés. Le père Radice, 71 ans, qui était recteur de l’hébergement au moment des faits présumés, est soupçonné d’avoir aidé Martinelli à se soustraire à des enquêtes.

— Agence France-Presse

Grèce

Le chef du parti néonazi grec condamné à 13 ans de prison

Le chef du parti néonazi Aube dorée Nikos Michaloliakos a été condamné mercredi à 13 années de prison ferme par la Cour pénale d’Athènes, qui l’a reconnu coupable d’avoir dirigé une « organisation criminelle ». La Cour pénale a également suivi les recommandations de la procureure en condamnant à 13 ans de prison l’ancien membre du parti Ioannis Lagos, l’ancien porte-parole Ilias Kassidiaris et le député Christos Pappas, bras droit de Michaloliakos, et les anciens députés Ilias Panagiotaros et Georgios Germenis. Le meurtre du rappeur antifasciste Pavlos Fyssas, dans la nuit du 18 septembre 2013, a forcé les autorités grecques à poursuivre le parti néonazi, responsable de meurtres et de violences contre des migrants et des militants de gauche depuis les années 1990. Jusque-là, le parti avait bénéficié d’une quasi-impunité. Après cinq ans et demi d’audiences, la Cour avait unanimement qualifié la semaine dernière le parti paramilitaire d’« organisation criminelle », un verdict qualifié d’« historique » par la présidente de la République et toute une frange de la classe politique grecque.

— Agence France-Presse

COVID-19

La lutte contre la tuberculose en péril, prévient l’OMS

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a prévenu mercredi que la pandémie de COVID-19 menaçait de réduire à néant les progrès des dernières années dans la lutte contre la tuberculose. Engagés dans la lutte contre le nouveau coronavirus, les pays les plus touchés par la tuberculose ont omis de la diagnostiquer, révèle le rapport annuel de l’OMS, qui estime que la maladie pulmonaire pourrait faire cette année de 200 000 à 400 000 morts de plus que les 1,4 million de 2019, malgré l’existence d’un remède. « La COVID-19 ayant fait reculer le dépistage de la tuberculose, les gouvernements doivent élaborer un plan de rattrapage. Le temps des excuses est révolu », a réagi Sharonann Lynch, de Médecins sans frontières. Outre le confinement, qui complique l’accès des patients aux centres de soins, les impacts négatifs de la pandémie sur les services essentiels de lutte contre la tuberculose sont nombreux, puisque la COVID-19 monopolise le personnel soignant et les ressources financières et techniques.

— Agence France-Presse

haut-Karabakh

De nouvelles frappes intensifient le conflit

L’Azerbaïdjan a annoncé mercredi avoir frappé des sites de lancement de missiles sur le territoire arménien, une première laissant craindre une escalade du conflit dans la région séparatiste du Haut-Karabakh.

Pour le cinquième jour de suite, et malgré les appels appuyés de Moscou comme des Occidentaux, le cessez-le-feu négocié en Russie censé être en vigueur depuis samedi est resté lettre morte.

Pour la première fois, l’armée azerbaïdjanaise a annoncé avoir bombardé des « systèmes de lancement de missiles » déployés dans la nuit sur le territoire arménien et qui, selon Bakou, servaient à viser l’Azerbaïdjan.

La porte-parole de l’armée arménienne a confirmé les frappes sur son sol, mais démenti toute volonté de viser des zones civiles en Azerbaïdjan, précisant toutefois qu’Erevan se réserve le droit de cibler « toute installation militaire et tout mouvement de combat sur le territoire de l’Azerbaïdjan ».

Le Haut-Karabakh, territoire majoritairement peuplé d’Arméniens, a fait sécession de l’Azerbaïdjan peu avant la dislocation de l’URSS, dans les années 1990. Bakou accuse depuis l’Arménie d’occuper son territoire.

Les nouvelles hostilités ont fait plus de 620 morts, selon des bilans partiels qui pourraient être bien plus lourds.

Déluge de feu

Depuis le début des violences, chaque camp assure infliger de graves revers à l’autre.

Le président du Haut-Karabakh, Araïk Haroutiounian, et le premier ministre arménien Nikol Pachinian ont toutefois reconnu mercredi que les troupes séparatistes avaient reculé au nord et au sud de la ligne de front.

De son côté, Ilham Aliev a revendiqué sur Twitter de nouvelles conquêtes de son armée.

Proche du front, le petit village de Bakharly, en territoire azerbaïdjanais, était soumis mercredi à un déluge de feu, selon un correspondant de l’AFP.

Côté séparatiste, la capitale Stepanakert était pour sa part calme mercredi.

« Efforts solidaires »

La Turquie, qui a pris fait et cause pour l’Azerbaïdjan depuis le début des derniers affrontements le 27 septembre, et la Russie, qui est engagée dans une alliance militaire avec l’Arménie, sont les arbitres du conflit.

Lors d’un entretien téléphonique mercredi, le président russe Vladimir Poutine et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan ont ainsi convenu de « l’urgente nécessité d’efforts solidaires pour mettre fin le plus rapidement au bain de sang et assurer une transition vers un règlement pacifique » dans le conflit, selon le Kremlin.

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