Biélorussie

L’opposante Tikhanovskaïa souhaite la tenue d’une conférence internationale

« Nous devons faire davantage pression sur [le président Alexandre Loukachenko], organiser une conférence au plus haut niveau entre les acteurs régionaux, européens et internationaux pour résoudre la crise. »

— La cheffe de l’opposition en exil Svetlana Tikhanovskaïa, dans une tribune du Journal du Dimanche.(AFP)

Corée du Nord

Des « missiles de croisière longue portée » testés avec succès

La Corée du Nord a effectué avec succès des tirs d’essai d’un nouveau « missile de croisière longue portée » durant le week-end, ses premiers tirs depuis mars, a annoncé l’agence officielle KCNA lundi (heure locale), suscitant l’inquiétude de Washington. « Cette activité souligne le développement continu par la Corée du Nord de son programme nucléaire et les menaces que cela fait peser sur ses voisins et la communauté internationale », a réagi le Pentagone dans un communiqué. Les précédents tirs nord-coréens, en mars en mer du Japon, avaient déjà été interprétés comme un signe de défi à l’égard de l’administration du président américain Joe Biden. Cette annonce de la reprise de ses tirs d’essai par Pyongyang intervient quelques jours après que la Corée du Sud a annoncé un tir d’essai d’un missile mer-sol balistique stratégique de sa propre fabrication. Les missiles ont parcouru une trajectoire de 1500 kilomètres avant d’atteindre leur cible, non précisée par KCNA. Ces missiles de croisière longue portée, s’ils sont confirmés, représenteraient une avancée technologique pour la Corée du Nord, selon les analystes.

— Agence France-Presse

Israël

Un plan pour améliorer les conditions dans la bande de Gaza

Le chef de la diplomatie israélienne, Yaïr Lapid, a présenté dimanche un projet visant à « améliorer » les conditions de vie des Palestiniens dans la bande de Gaza en échange d’un engagement au « calme » du mouvement Hamas au pouvoir dans cette enclave paupérisée. « Pendant trop longtemps, les seules deux options étaient conquérir Gaza ou des violences sans fin. Or ce sont deux mauvaises options », a déclaré M. Lapid lors d’une conférence sur la sécurité à Jérusalem. Plus concrètement, il propose un plan en deux temps, sans toutefois passer par des négociations directes avec le Hamas, mouvement considéré comme « terroriste » par Israël. Dans une première phase, « les lignes électriques seraient réparées, le gaz connecté et une usine de dessalement d’eau construite » à Gaza. Dans un second temps, un port et un « lien » routier seront construits entre Gaza et la Cisjordanie occupée séparés géographiquement par le territoire israélien. Le plan doit cependant encore être approuvé par le gouvernement de coalition israélien.

— Agence France-Presse

Nucléaire iranien

Après une semaine de tensions, l'AIEA et Téhéran s'entendent

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a négocié dimanche avec l’Iran un nouveau compromis sur la surveillance du programme nucléaire, réveillant l’espoir d’une reprise imminente des pourparlers de Vienne. « Le problème le plus urgent a été réglé », s’est félicité Rafael Grossi, directeur général de l’instance onusienne, à son retour à Vienne, après un voyage express à Téhéran. En début de semaine, le ton était radicalement différent : l’AIEA dénonçait un manque de coopération de l’Iran et des activités d’inspection « sérieusement entravées ». À l’issue de négociations, il a été convenu que les inspecteurs de l’AIEA allaient « être autorisés à intervenir pour entretenir l’équipement et remplacer les disques durs » des caméras placées par l’agence onusienne dans les installations iraniennes.

— Agence France-Presse

Libye

« Amnistie spéciale » pour un journaliste condamné à la prison

Un photojournaliste libyen arrêté en décembre 2018 dans la ville d’Ajdabiya, dans l’est du pays, et condamné à 15 ans de prison par un tribunal militaire a été relâché par les forces de l’homme fort de l’est de la Libye, Khalifa Haftar, a-t-on appris de sources officielles dimanche. « Ismail Abuzreiba el-Zouay, condamné à 15 ans de prison, a été relâché après avoir bénéficié d’une amnistie spéciale du commandement général des forces armées » sous le contrôle du général Haftar, a indiqué à l’AFP une source du bureau du procureur militaire à Benghazi. Cette source, qui a requis l’anonymat, a indiqué que M. Abuzreiba est sorti de prison tard samedi soir. Hanan Salah, chercheuse de l’ONG Human Rights Watch (HRW) pour la Libye, s’est félicitée dimanche dans un tweet de la libération de M. Abuzreiba, la qualifiant toutefois de « tardive », après trois ans de « détention arbitraire ».

— Agence France-Presse

Afghanistan

Les femmes pourront étudier, séparées des hommes

Les talibans ne reviendront pas en arrière et laisseront les femmes qui le désirent étudier à l’université, mais elles devront le faire séparément des hommes, a confirmé dimanche le ministre de l’Enseignement supérieur du nouveau régime afghan.

« Nos combattants ont assumé leurs responsabilités » en reprenant le pouvoir, a déclaré Abdul Baqui Haqqani lors d’une conférence de presse à Kaboul, avant de souligner l’importance du système universitaire, alors que l’Occident accuse les talibans de vouloir négliger l’éducation.

« Désormais la responsabilité de la reconstruction du pays repose sur les universités. Et nous avons de l’espoir, car le nombre d’universités a largement augmenté » par rapport à l’époque du premier régime taliban (1996-2001), a-t-il souligné.

« Cela nous rend optimistes pour l’avenir, pour bâtir un Afghanistan prospère et autonome. […] Nous devons faire bon usage de ces universités » et « reprendrons là où elles ont été laissées » par le gouvernement renversé à la mi-août, a-t-il ajouté.

La mixité « contraire aux principes de l’islam »

Il a également confirmé que le gouvernement allait mettre fin à la mixité des cours permise jusqu’ici dans les universités.  

« Cela ne nous pose aucun problème. Les gens sont musulmans et ils l’accepteront. Nous avons décidé de séparer [les hommes et les femmes], car la mixité est contraire aux principes de l’islam et à nos traditions », a-t-il affirmé.  

Selon lui, la mixité a été imposée par le gouvernement pro-occidental de ces 20 dernières années alors que des universités réclamaient, elles, un enseignement séparé.

Les universités inquiètent

Le nouveau gouvernement taliban avait annoncé, la semaine dernière, qu’il allait permettre aux femmes d’étudier à l’université sous de strictes conditions, notamment vestimentaires (port de voile intégral) et de séparation des hommes et femmes, dans des classes séparées ou par un rideau dans les cours où les femmes sont peu nombreuses.

Cette annonce nourrit l’inquiétude de certaines universités, qui affirment qu’elles n’auront pas les moyens matériels et financiers de s’adapter à la non-mixité, et que cela pourrait encourager les étudiants, habitués à la mixité, à quitter le pays pour aller étudier ailleurs.

Elle préoccupe aussi l’UNESCO qui a estimé, vendredi, que les « immenses » progrès accomplis depuis 2001 en matière d’éducation en Afghanistan étaient en « danger » avec les talibans, alertant sur les risques d’une « catastrophe générationnelle » qui pourrait affecter le développement du pays « pour des années ».

— Agence France-Presse

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