Actualités économiques

Bitcoin, Sobeys, énergies fossiles et prix de l’essence

Quelques nouvelles économiques du jour

Le bitcoin perd ses gains de 2022

Le bitcoin, la principale cryptomonnaie, a vu ses gains des derniers mois s’évaporer en mai et son prix retomber brièvement mardi sous 30 000 $ US, les investisseurs fuyant les actifs à risque dans le contexte incertain de la guerre en Ukraine. À 29 763 $ US, son plus bas mardi, le bitcoin s’échangeait à un niveau qui n’avait plus été vu depuis juillet, et en recul de 57 % par rapport à son record historique atteint en novembre 2021. Une dégringolade qui signifie que la grande majorité des fonds et des personnes détenant des bitcoins achetés l’année dernière subissent actuellement des pertes. Les autres cryptomonnaies ne font pas mieux : le marché total est évalué à un peu plus de 1500 milliards US, contre 3000 milliards US à son plus haut, selon les données du site Coingecko, qui recense plus de 13 000 cryptomonnaies. Les déboires du secteur sont liés à la prudence accrue des investisseurs, inquiétés par la guerre en Ukraine, les confinements en Chine et le resserrement de la politique monétaire aux États-Unis.

— Agence France-Presse

Fin de la grève à l’entrepôt Sobeys de Terrebonne

La grève est terminée à l’entrepôt alimentaire Sobeys de Terrebonne. Les 190 syndiqués de l’entrepôt, membres des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC), ont accepté la dernière offre de l’employeur et entériné une nouvelle convention collective d’une durée de trois ans. Cela met donc un terme à un arrêt de travail d’un peu plus de trois mois, la grève ayant été déclenchée le 7 février dernier. Le conflit n’a pas été de tout repos. Le 20 avril dernier, le Tribunal administratif du travail avait ordonné à Sobeys de cesser d’avoir recours à des briseurs de grève, une pratique interdite par la loi au Québec. Onze personnes étaient visées par l’ordonnance rendue par le tribunal. Le tribunal était intervenu à la suite d’une plainte au ministère du Travail portée par les TUAC, affiliés à la Fédération des travailleurs du Québec. Les salaires et les avantages sociaux étaient au cœur du conflit.

— La Presse Canadienne

Plus de forage de pétrole et de gaz en vue

L’Association canadienne des entrepreneurs en énergie a relevé ses prévisions pour le forage de pétrole et de gaz naturel dans la foulée d’un premier trimestre qu’elle a qualifié de robuste, grâce aux prix du pétrole et du gaz naturel, qui ont été plus élevés que prévu. L’association dit s’attendre maintenant à ce que 6902 puits soient forés cette année, un chiffre en hausse de 6,9 % par rapport à sa prévision initiale de 6457, faite en novembre dernier. Les prix du pétrole et du gaz naturel ont grimpé en flèche plus tôt cette année, après l’invasion de l’Ukraine par la Russie et l’interdiction des importations de pétrole russe par le président américain Joe Biden. Les prévisions suggèrent également un plus grand nombre d’emplois dans le secteur, soit un maximum de 37 409 postes directs et indirects pour l’année, par rapport aux attentes antérieures de 34 925 postes. Cependant, l’association a noté que les pénuries de main-d’œuvre devraient freiner l’industrie pour le reste de l’année.

— La Presse Canadienne

Nouveau record pour l’essence aux États-Unis

Les prix de l’essence à la pompe aux États-Unis ont atteint un nouveau sommet, alors que le président Joe Biden veut faire du combat contre l’inflation « sa plus grande priorité nationale ». Mardi, le prix moyen d’un gallon d’essence (3,78 litres) était de 4,37 $ US, selon l’association d’automobilistes AAA. Il dépasse le précédent record du 11 mars dernier, peu après l’invasion de l’Ukraine par la Russie et le début des sanctions, où il s’était établi à 4,33 $ US. Le prix moyen d’un gallon d’essence il y a un an était de 2,97 $ US (+ 47 %). « Les prix de l’essence et ceux du gazole ont tous les deux touché des records ce matin », en données non ajustées de l’inflation, a souligné mardi Andy Lipow, de Lipow Oil Associates. « Le coût de l’essence à la pompe suit l’augmentation du cours du pétrole brut alors que le monde cherche à trouver un approvisionnement de rechange pour remplacer le pétrole russe », a expliqué l’analyste.

— Agence France-Presse

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