Russie

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Nombre d’infections quotidiennes au coronavirus en Russie, selon les statistiques publiées lundi. Ce nombre a ainsi dépassé le cap des 10 000 pour la première fois depuis mars, sur fond d’une campagne de vaccination qui patine dans le pays. À ce jour et depuis décembre, à peine 18 millions de Russes, soit environ 12 % de la population, ont reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19. (AFP)

Protocole post-Brexit en Irlande du Nord

L’UE menace Londres de mesures de riposte

L’Union européenne (UE) a prévenu mercredi qu’elle n’hésiterait pas à adopter une réponse ferme si le gouvernement britannique refusait de mettre en œuvre les dispositions spécifiques post-Brexit en Irlande du Nord. L’avertissement a été formulé de vive voix par le vice-président de la Commission européenne, Maroš Šefčovič, à l’issue d’une réunion à Londres qui n’a permis aucune percée significative. Le protocole nord-irlandais maintient la province britannique dans le marché unique et l’union douanière européens pour les marchandises, en prévoyant des contrôles douaniers sur les biens arrivant de la Grande-Bretagne. Il s’agit d’éviter le retour d’une frontière physique entre la province britannique et la République d’Irlande, membre de l’UE, afin de préserver la paix conclue en 1998 avec l’accord du Vendredi saint. Mais le protocole provoque le mécontentement des unionistes, qui dénoncent l’introduction de fait d’une frontière au sein du Royaume-Uni. Face à la grogne des unionistes, le gouvernement britannique avait repoussé unilatéralement la période d’adaptation pour certains contrôles, notamment pour l’agroalimentaire, conduisant la Commission européenne à engager une procédure d’infraction contre le Royaume-Uni.

— Agence France-Presse

Manifestations en Colombie

HRW dénonce des « abus très graves » de la police

L’ONG de défense des droits de la personne Human Rights Watch (HRW) a dénoncé mercredi des « abus très graves » de la police colombienne, présumée impliquée dans 20 homicides durant les manifestations contre le gouvernement qui se succèdent depuis le 28 avril. HRW a précisé dans un rapport que 16 des morts ont été touchés par des coups de feu tirés avec l’intention de « tuer » par des policiers. Le gouvernement « devrait adopter des mesures urgentes pour protéger les droits de la personne et amorcer une profonde réforme policière pour garantir que les agents respectent le droit de réunion pacifique, et que les responsables d’abus soient traduits en justice », a souligné HRW dans ce rapport qui devait être présenté au président Iván Duque dans la journée. La Colombie, minée par une guerre interne de plus d’un demi-siècle, est confrontée depuis plus d’un mois à un mouvement de protestation inédit réclamant un changement de politique, une réforme de la police et un État plus solidaire face à l’impact économique de la pandémie de COVID-19.

— Agence France-Presse

Royaume-Uni COVID-19

Le gouvernement a attribué « illégalement » un contrat

La justice britannique a estimé mercredi que le gouvernement britannique avait agi de manière illégale en accordant un contrat lié à la gestion de la pandémie à une société dirigée par d’anciens collègues de Dominic Cummings, ex-conseiller du premier ministre Boris Johnson, et du ministre d’État Michael Gove. En juin 2020, l’agence d’études de marché Public First a obtenu un contrat d’une valeur de 560 000 livres pour étudier la compréhension que le public avait de la pandémie, sans qu’aucun appel d’offres ait été lancé Des militants de l’association Good Law Project ont donc intenté une action en justice à l’égard du gouvernement et de M. Cummings. La juge de la Haute Cour de Londres a affirmé mercredi dans son jugement que « la décision du 5 juin 2020 d’attribuer le contrat à Public First était illégale et relève d’un parti pris apparent ». Elle a cependant aussi estimé que M. Cummings était « particulièrement bien placé, étant donné son expérience et son expertise, pour se faire une opinion rapide de la société la plus à même de répondre aux besoins urgents » générés par la crise sanitaire, qui nécessitaient une réponse « immédiate ».

— Agence France-Presse

Présidentielle au Pérou

Castillo se dit vainqueur, sa rivale conteste son avance

Le candidat de la gauche radicale, Pedro Castillo, s’estime vainqueur de la présidentielle au Pérou après le dépouillement de 99,82 % des bulletins, alors que, selon le décompte officiel, il possédait mercredi près de 74 000 voix d’avance. Mais sa rivale de droite, Keiko Fujimori, conteste cette avance et a demandé mercredi l’invalidation de quelque 200 000 bulletins de vote devant le tribunal électoral de son pays. Au moment de publier, l’Office national des processus électoraux n’avait toujours pas officiellement proclamé les résultats, M. Castillo affirme que ses observateurs dans les bureaux de vote considèrent sa victoire comme acquise. Mercredi soir, M. Castillo était toujours crédité de 50,2 % des suffrages et Keiko Fujimori, de 49,8 %. Les jurys électoraux ont entamé mercredi le lent processus de révision des bulletins contestés, dernier espoir pour Mme Fujimori de renverser l’avance que le lent décompte donne à son rival.

— Agence France-Presse

Russie

Un tribunal désigne comme « extrémistes » les organisations de Navalny

La justice russe a désigné mercredi comme « extrémistes » les organisations de l’opposant emprisonné Alexeï Navalny, point d’orgue de la liquidation de son mouvement qui ouvre la voie à une répression accrue de ses partisans.

L’opposant, qui purge une peine de deux ans et demi de prison pour une affaire de fraude qu’il juge politique, a aussitôt fait savoir sur Instagram qu’il « ne reculera pas ».

Ce jugement, à l’issue d’une audience à huis clos, intervient après des mois de répression ayant visé l’opposition russe, marquée par l’envoi d’Alexeï Navalny en colonie pénitentiaire, mais aussi des mesures ciblant la presse indépendante et d’autres voix critiques.

À quelques mois des législatives de septembre, un tribunal de Moscou a ordonné mercredi la liquidation des organisations de M. Navalny, notamment son Fonds de lutte contre la corruption (FBK), connu pour ses enquêtes retentissantes sur le train de vie et les malversations des élites russes, et ses bureaux régionaux, qui s’occupent d’organiser des manifestations et des campagnes électorales.

« Il a été reconnu que ces organisations non seulement diffusaient volontairement des informations incitant à la haine et à l’hostilité envers les représentants du pouvoir, mais commettaient également des crimes et délits extrémistes », a déclaré aux journalistes un représentant du Parquet, Alexeï Jafiarov, après l’annonce de la décision.

Un message publié mercredi soir sur le compte Instagram d’Alexeï Navalny a appelé ses partisans à continuer à le soutenir, et à se rallier aux consignes de vote de son équipe pour les élections législatives de l’automne.

Les États-Unis ont condamné une décision de la justice russe « particulièrement inquiétante », tandis que le Royaume-Uni l’a qualifiée de « perverse ».

Plus de 12 heures

Commencée dans la matinée, l’audience de mercredi a duré plus de 12 heures, selon les avocats de l’équipe Komanda 29, qui défendait notamment le FBK et qui a annoncé son intention de faire appel de la décision.

Les avocats ont dénoncé dans un communiqué « un procès à huis clos avec certains documents classés “secrets” ». « Lors de la dernière audience, toutes les requêtes de la défense ont été rejetées et aucune preuve suffisante de culpabilité n’a été présentée », ont-ils estimé.

— Agence France-Presse

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