Circonscription de Taschereau

Étienne Grandmont tentera de succéder à Catherine Dorion

C’est finalement Étienne Grandmont qui tentera de succéder à Catherine Dorion dans la circonscription de Taschereau à Québec, sous la bannière de Québec solidaire (QS).

M. Grandmont a prononcé son premier discours samedi soir à titre de candidat officiel dans Taschereau. Il était en présence du chef parlementaire de QS, Gabriel Nadeau-Dubois, et de la députée Catherine Dorion, qui tirera sa révérence à l’automne prochain.

« Avec lui, le troisième lien, il n’y en aura pas. Avec lui, le tramway [de Québec] va voir le jour », a lancé d’entrée de jeu M. Nadeau-Dubois.

Directeur de l’organisme de mobilité durable Accès transports viables depuis 2012, Étienne Grandmont fera des transports en commun son principal cheval de bataille.

Opposé au projet de tunnel Québec-Lévis, il compte redoubler d’efforts pour faire aller de l’avant rapidement le tramway de Québec. « On va mettre les bouchées doubles pour qu’il se réalise de façon harmonieuse, le plus rapidement possible, et qu’on fasse de nouvelles phases à ce tramway dans les prochaines années », a lancé ce dernier.

Un avant-goût de la campagne

La course à l’investiture de Taschereau, qu’il a remportée contre la candidate Madeleine Cloutier, n’était qu’un avant-goût de la campagne électorale en vue. La plus grande circonscription solidaire le restera-t-elle après l’appel aux urnes, le 3 octobre prochain ?

« On a la ferme intention d’envoyer Étienne Grandmont à l’Assemblée nationale. Un expert en transports en commun, on a en besoin pour démasquer l’incompétence de la CAQ en matière de transports », a souligné M. Nadeau-Dubois.

En avril, Catherine Dorion, élue pour la première et seule fois en 2018 dans Taschereau, avait annoncé qu’elle ne se représenterait pas l’automne prochain pour un second mandat.

Le PQ veut un « CRTC québécois » pour contrer l’« anglicisation du Québec »

Devant l’« anglicisation du Québec », les péquistes proposent de créer un « CRTC québécois » pour défendre la culture d’ici. Le parti suggère également de créer un Bureau de promotion du contenu québécois, qui négocierait des ententes de visibilité avec Netflix ou Amazon.

Ces nouvelles propositions de la formation surviennent au moment où celle-ci dévoile les résultats d’un sondage Léger montrant que 58 % des Québécois de 18 à 34 ans ne consomment que « très peu, voire pas du tout » de contenu québécois sur les plateformes de visionnement en ligne.

Plus de trois de ces jeunes sur dix admettent d’ailleurs « ne jamais écouter ou regarder de contenu issu du Québec ». La forte majorité, soit environ 75 %, affirme que leur consommation de contenu québécois ne dépasse jamais les quatre heures par semaine, soit une « infime partie de leur temps total d’écoute ».

Le député de Matane-Matapédia et critique du PQ en matière de culture, Pascal Bérubé, affirme que ce portrait est inquiétant « pour l’avenir du français au Québec et pour la connaissance qu’a la jeunesse de ce qui se fait ici ». « C’est inquiétant, aussi, pour nos artistes, nos maisons de production et nos distributeurs. Il ne faut toutefois pas rejeter la faute sur les jeunes ; c’est plutôt une question d’accessibilité, de découvrabilité », dit-il.

Un « CRTC québécois » permettrait selon le PQ d’« assurer le financement ainsi que la bonne représentation du contenu québécois en ligne ». À l’heure actuelle, l’instance canadienne en place ne permet pas de « défendre notre culture », affirme le parti.

« Nous devons rapatrier les pouvoirs du CRTC à Québec, et le plus tôt sera le mieux. Si on veut garantir la disponibilité du contenu québécois en ligne, on ne peut absolument plus laisser le Canada décider de l’espace qui lui sera réservé sur les plateformes. Ottawa est un législateur qui lambine, qui n’a toujours pas modernisé ni la loi ni le CRTC », a de son côté affirmé le candidat à l’investiture dans Marie-Victorin Pierre Nantel.

Doubler le budget de Télé-Québec

Outre le Bureau de promotion du contenu québécois, le PQ s’engage à doubler le budget annuel de la chaîne Télé-Québec, le faisant passer à 140 millions, afin d’y « augmenter la production de contenus québécois ». « Télé-Québec doit être mise à profit. […] Oui, nous avons l’ambition de concurrencer Radio-Canada ; oui, nous avons l’ambition d’affirmer sans détour notre souveraineté culturelle », a insisté M. Bérubé.

Pablo Rodriguez, le ministre fédéral du Patrimoine, a indiqué en avril dernier qu’il comptait demander des comptes au CRTC, afin de définir ce qui sera considéré comme une œuvre canadienne après l’adoption du projet de loi C-11 par le Parlement. Selon lui, la loi permettra d’accroître les investissements dans les secteurs de la création au Canada.

Un tronçon de route s’effondre à Rawdon

Un tronçon de route municipale s’est effondré samedi à Rawdon, dans Lanaudière, en raison d’un barrage de castors qui « aurait cédé », selon le maire de la municipalité. La circulation y sera interrompue au moins jusqu’à vendredi prochain, le temps que des travaux de réparation soient réalisés.

C’est vers 4 h 50, samedi matin, que ce spectaculaire effondrement a eu lieu. La scène s’est déroulée sur le chemin du Lac-Morgan, à la hauteur du village de Canadiana.

« On pense que c’est un barrage de castors qui aurait cédé. Il y a trois ponceaux qui se sont affaissés, et ensuite l’eau s’est dirigée vers le chemin. C’est arrivé de façon assez intense », a décrit le maire de Rawdon, Raymond Rougeau, lorsque joint au téléphone.

Sous la pression de l’eau qui s’infiltrait, l’asphalte et le chemin se sont rapidement effondrés. La Ville dit déjà avoir reçu trois soumissions d’entrepreneurs pour effectuer des réparations.

« On a quelques ponceaux en stock dans notre garage municipal, ce qui fait qu’on prévoit que l’entrepreneur pourrait commencer les travaux dès lundi. Et nous, on pourra fournir le ponceau, donc ça va accélérer la réparation. Si tout va bien, le chemin va rouvrir vendredi prochain », a indiqué le maire Rougeau.

Déviations

Dans l’intervalle, une bonne partie du chemin du Lac-Morgan demeurera fermée. Des déviations ont été mises en place pour les automobilistes, ce qui étirera leur trajet d’une vingtaine de minutes en moyenne, en fonction de leur destination. C’est du moins ce qu’estime l’administration municipale, qui devra assumer les coûts de cet effondrement.

Ce n’est pas la première fois qu’un évènement pareil se produit dans le secteur de Rawdon. Il y a quelques années, un affaissement majeur s’était produit rue Queen. Les réparations qui avaient suivi avaient duré près de trois mois. L’an dernier, un ponceau a aussi cédé rue de la Montagne.

Pour M. Rougeau, des incidents de ce type pourraient être appelés à se reproduire plus souvent à l’avenir, avec « la météo qui se déchaîne parfois de façon intensive ».

Les employés de 13 succursales de la SQDC en grève samedi

Les employés de la Société québécoise du cannabis affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (SQDC-CSN) ont déclaré une journée de grève samedi dans 13 succursales. « Présentement, seule la succursale de Sainte-Foy est fermée en raison de la grève surprise », a confirmé la SQDC par courriel, le service dans les autres succursales étant « assuré par les gestionnaires ». La journée de grève est la troisième tirée d’une banque de cinq jours votée le 5 juin dernier par les syndiqués. Elle a été déclenchée durant la fin de semaine du grand prix de la Formule 1, où les magasins sont habituellement fort achalandés. « On a une offre salariale ridicule sur la table, même insultante, donc nous évidemment on demande la parité avec la SAQ [Société des alcools du Québec] », a fait valoir le président du syndicat, Maxime Nadeau, en entrevue téléphonique. Le taux horaire d'entrée à la SQDC est de 17,12 $ de l'heure, selon lui, alors qu'il est de 22,59 $ de l'heure à la SAQ, selon la convention collective de 2021.

— La Presse Canadienne

Risque de glissement de terrain à Saguenay

Plus de 70 familles évacuées à La Baie

Le nombre de ménages évacués à La Baie, à Saguenay, continue de grimper en raison du risque de glissement de terrain. La Ville a demandé samedi soir à 53 autres familles de quitter leur maison d’ici ce dimanche, 7 h. La menace d’un grand glissement de terrain, « similaire à celui de Saint-Jean-Vianney », selon Steeve Julien, directeur adjoint du Service de sécurité incendie de Saguenay, est à craindre. Cette tragédie de 1971 avait emporté 42 maisons et tué 31 personnes. Déjà 21 ménages ont été évacués plus tôt cette semaine, à la suite du glissement de terrain qui a complètement emporté une maison, lundi, sur la 8e Avenue. Celle-ci avait été évacuée de manière préventive en avril. « De nombreuses familles vont être évacuées pour probablement des semaines, peut-être même des mois, donc on fait tout ce qui est en notre possible pour aider à reloger ces personnes, à leur donner l’information », a souligné la mairesse de Saguenay, Julie Dufour, samedi soir.

— La Presse Canadienne

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