Des essais et du marsouinage

Si Max Verstappen s’est démarqué lors des premiers essais libres, c’est le militantisme de Sebastien Vettel qui a marqué la traditionnelle conférence de presse du vendredi. Tout comme le marsouinage, sujet de l’heure chez les pilotes de F1.

Essais libres du Grand Prix du Canada

Verstappen devant, Leclerc pénalisé

Le Néerlandais Max Verstappen, sur Red Bull, a dominé la première journée d’essais libres vendredi au Grand Prix du Canada. Le champion du monde en titre a bouclé son meilleur tour en 1 min 14,127 s devançant son plus proche rival, le Monégasque Charles Leclerc sur Ferrari, de 0,081 s.

Carlos Sainz (Ferrari), Sebastian Vettel (Aston Martin), Fernando Alonso (Alpine), Pierre Gasly (AlphaTauri), George Russell (Mercedes), Lando Norris (McLaren), Daniel Ricciardo (McLaren) et Esteban Ocon ont complété le top 10.

En début d’après-midi, dans des conditions plus chaudes, mais aussi très venteuses, c’est déjà Verstappen qui avait signé le meilleur temps en 1 min 15,158 s, près de 0,25 s devant Carlos Sainz, Fernando Alonso, Sergio Pérez, Charles Leclerc, George Russell, Lance Stroll, Lewis Hamilton, Sebastian Vettel et Daniel Ricciardo.

Sur un circuit où il n’a jamais été particulièrement à l’aise, Verstappen a connu une journée sans problème. Trouvant vite les réglages procurant un bon équilibre à sa voiture, il a d’abord signé quelques tours rapides, avant de se concentrer sur des séquences de plusieurs tours afin de préparer la course.

« Vraiment une bonne journée. Nous avons vite été à l’aise avec les pneus tendres, et cela nous a permis de travailler à notre rythme, calmement, pendant les deux séances. Il y a encore du travail, bien sûr, mais je crois que nous sommes en très bonne position pour la suite du week-end. »

— Max Verstappen

Dominé par Leclerc en qualifications depuis quatre courses, Verstappen croit en ses chances ce samedi. « Nous avons trouvé quelques trucs pour grappiller du temps sur un tour et j’ai hâte de voir où nous en serons [samedi] face à Ferrari. Il y a bien sûr des possibilités de pluie, mais ce sera pareil pour tout le monde », a conclu le pilote de 24 ans avant de courir se mettre à l’abri, les premières gouttes d’un gros orage commençant à tomber sur les paddocks du circuit Gilles-Villeneuve.

Une pénalité qui coûte cher

De son côté, Leclerc était moins serein. Le pilote de Ferrari fait face à la possibilité de recevoir une pénalité de plusieurs places sur la grille de départ en raison d’un changement de moteur, celui qui a causé son abandon à Bakou, dimanche dernier, étant irréparable.

Le Monégasque a déjà atteint la limite prescrite pour l’ensemble de la saison pour les différents éléments du groupe propulseur de sa Ferrari et, selon les éléments que lui et ses ingénieurs décideront de remplacer avant les qualifications, il pourrait être pénalisé de 10 places ou même devoir partir à l’arrière du peloton.

« Nous avons encore plusieurs choses à évaluer afin de prendre la meilleure décision. Au-delà des qualifications, nous devons trouver la stratégie qui nous permettra d’obtenir le meilleur résultat possible dimanche, peu importe d’où nous partirons sur la grille. »

— Charles Leclerc

La Ferrari numéro 16 a roulé pratiquement toute la journée chaussée de pneus tendres, une indication que Leclerc et son équipe envisagent une stratégie agressive pour grimper au classement lors des premiers tours du Grand Prix, dimanche.

Stroll 12e, Latifi 19e

Derrière les deux pilotes les plus en vue du début de saison, la surprise est venue de Sebastian Vettel, étonnant quatrième au volant de son Aston Martin. En gros progrès depuis quelques courses après l’introduction d’une version modifiée de la voiture, deux fois vainqueur au Canada en plus d’avoir terminé au premier rang en 2019 avant d’être relégué au deuxième rang, l’Allemand se plaît visiblement à Montréal et il pourrait faire bonne figure dimanche.

Son coéquipier Lance Stroll s’est contenté de la 12place, mais il a lui aussi montré un bon rythme, lors de la première séance en particulier.

« On a été très compétitifs comme équipe et c’est de bon augure pour la suite du week-end. Il va maintenant falloir maximiser nos chances aux qualifications. »

— Lance Stroll

Vettel et Stroll ont par ailleurs été convoqués par la direction de la course après les essais, avec le Français Pierre Gasly, pour ne pas avoir respecté une directive sur la manière de négocier l’échappatoire dans le virage 14 au bout de la ligne droite.

L’autre Canadien, Nicholas Latifi, a été moins convaincant sur sa Williams, ayant terminé la journée au 19rang, l’avant-dernier, profitant du fait que le Finlandais Valtteri Bottas n’avait pu terminer un seul tour.

Le Torontois s’est montré réaliste : « Nos performances sont décevantes et nous devons encore beaucoup travailler afin de progresser un peu. C’est quand même très spécial de courir ici ce week-end. Je sens vraiment l’appui du public et j’espère m’en servir pour faire de mon mieux. »

Et le marsouinage ?

La FIA utilise les essais libres du Grand Prix pour amasser des données relatives au marsouinage des voitures, équipées de capteurs qui mesurent les vibrations et les mouvements verticaux des châssis. Il s’agit de la première étape du processus qui devrait mener à terme à l’adoption d’une limite précise.

Comme plusieurs observateurs l’ont signalé, il s’agit d’un processus complexe, car il y a une grande part de subjectivité dans l’évaluation d’une limite « acceptable » au-delà de laquelle la sécurité des pilotes est menacée. Les équipes et les pilotes sont partagés sur la question, et il faudra sans doute de longues discussions avant que tous s’entendent sur la nouvelle règle et son application.

Chose certaine, le phénomène est encore bien réel et plusieurs pilotes se sont plaints des bonds de leur voiture. Le Britannique Lewis Hamilton, dont les commentaires ont été à l’origine de l’intervention de la FIA, a ainsi estimé que sa Mercedes n’avait jamais été « aussi mauvaise ».

Pas sûr que les nouvelles règles vont l’aider beaucoup…

Grand Prix du Canada

Cinq pilotes qui se démarquent

Au-delà des aléas d’une course ou même d’une saison, certains pilotes se démarquent par une classe exceptionnelle qui les place au-dessus du lot et leur assure une belle carrière. En voici cinq.

Lando Norris, le prodige

Arrivé en F1 à 19 ans, après des exploits en karting lorsqu’il n’était encore qu’un ado, Lando Norris a vite montré qu’il n’était pas un enfant de chœur en piste. Très actif dans les réseaux sociaux, immensément populaire chez les plus jeunes, Norris est convoité par toutes les équipes, mais il est lié à McLaren pour plusieurs saisons. Redoutable finisseur, il a souvent gagné plusieurs places lors des derniers tours, parfois au détriment de son coéquipier, et ne cache pas ses ambitions d’être champion du monde un jour. Ce week-end, il espère encore briller : « Il faudra progresser un peu par rapport à Bakou sur notre rythme en course, mais j’aime beaucoup cette piste [le circuit Gilles-Villeneuve] et nous devrions avoir un bon week-end, a-t-il estimé, vendredi matin, en conférence de presse. Si nous trouvons le bon équilibre, nous serons dans le coup pour les points. »

George Russell, l’héritier

Le Britannique s’est imposé à tous les échelons en route vers la F1 et Mercedes en a vite fait le successeur désigné de Lewis Hamilton. Champion en GP3 en 2017, en Formule 2 en 2018, il a ensuite passé trois saisons d’apprentissage chez Williams, avec une petite pige chez Mercedes à Bahreïn en 2020 qui lui a permis de mener un Grand Prix pour la première fois. Et Russell a également profité de la pandémie pour montrer qu’il était aussi dominant dans les courses virtuelles de la série eGrandPrix. Officialisé cette saison aux côtés de Hamilton, Russell fait preuve d’une belle constance, malgré les grands défauts de la Mercedes. Avec des points à chaque course et trois podiums, il occupe la quatrième place du championnat, nettement devant son prestigieux coéquipier. Et il assume sans complexe sa place au sein d’une équipe de pointe. Vendredi, en conférence de presse, il n’a pas hésité à interpeller la FIA : « Les mesures annoncées [pour limiter le marsouinage] sont davantage un pansement qu’une vraie solution. Il va falloir élargir la discussion et trouver une façon de régler ce problème. »

Charles Leclerc, le surdoué

L’un des prénoms de baptême de Charles Leclerc est Perceval et le pilote monégasque est certainement l’un des plus chevaleresques du peloton. Lui aussi s’est imposé sur tous les plans et il semblait naturel qu’il pilote chez Ferrari un jour. Extrêmement rapide, il a déjà six positions de tête cette saison, mais il souffre toutefois du manque de constance de la Scuderia face aux autres équipes de pointe. Encore cette saison, des ennuis mécaniques et une gestion de course erratique l’ont empêché de rivaliser sérieusement avec Max Verstappen en tête du championnat. En conférence de presse, vendredi, Leclerc a estimé que rien n’était perdu, même si ses ennuis mécaniques risquent de lui coûter des places sur la grille de départ. « Nous travaillons très dur après plusieurs problèmes d’affilée, le rythme est là et nous sommes au niveau de Red Bull. Malheureusement, nous ne sommes pas dans la meilleure situation [pour ce qui est des remplacements des éléments du groupe propulseur] et nous essayons de prendre les meilleures décisions afin de rester compétitifs course après course. »

Lewis Hamilton, la légende

À maintenant 37 ans, avec un palmarès inégalé dans l’histoire, le septuple champion du monde n’a vraiment plus rien à prouver en F1. L’issue de la dernière saison, quand une décision controversée du directeur de course l’a privé de la victoire – et d’un huitième titre record – au Grand Prix d’Abou Dhabi, a d’ailleurs bien failli le pousser à la retraite. Mais Hamilton est revenu et il se bat toujours, même si les défauts de la Mercedes l’empêchent de rivaliser aux avant-postes. Sept fois vainqueur à Montréal, comme Michael Schumacher, le Britannique n’est pas parmi les favoris cette année. Mais fidèle à lui-même, il a pris la tête du mouvement réclamant des mesures pour limiter le marsouinage après avoir été victime de violents maux de dos au terme du Grand Prix d’Azerbaïdjan et la FIA n’a pris que quelques jours avant d’intervenir. Aussi adulé qu’il peut être détesté, Lewis Hamilton est la seule vedette vraiment mondiale de la F1. Il le sait et utilise cette notoriété pour promouvoir à la fois des causes sociales, les intérêts de son équipe et ses propres intérêts commerciaux.

Max Verstappen, le champion

Plus jeune pilote de l’histoire de la F1, à 17 ans et 166 jours, plus jeune vainqueur la saison suivante à 18 ans, Max Verstappen a toujours été précoce. Formé par son père Jos, lui-même un ancien pilote de F1, Verstappen a toujours débordé de confiance et, bien qu’acquis dans des circonstances controversées la saison dernière, son premier titre mondial n’a surpris personne. Si certains le jugent arrogant, dans sa façon notamment d’exiger toute l’attention de l’équipe Red Bull, tous reconnaissent son talent et le Néerlandais est bien parti cette saison pour confirmer, à la régulière, son statut de champion du monde. « La saison est encore très longue, tout peut arriver et il peut y avoir encore plusieurs revirements, a-t-il tempéré vendredi en conférence de presse. Mais nous sommes dans une bonne position avec encore une bonne marge de progression, sur un seul tour en qualifications notamment, là où Ferrari a mieux fait que nous jusqu’ici cette saison. » Même s’il n’a jamais gagné à Montréal, Verstappen assure : « J’ai toujours aimé venir courir ici, la piste est unique dans son tracé et nous espérons passer un bon week-end. »

Grand Prix du Canada

Sebastian Vettel, le pilote militant

Sebastian Vettel, comme Lewis Hamilton, a l’habitude de prendre position sur des mouvements et des enjeux importants. Il l’a fait, jeudi matin, en arrivant au circuit Gilles-Villeneuve sur un vélo aux couleurs de la communauté LGBTQ+. Sur son chandail, on pouvait apercevoir un pipeline accompagné des inscriptions « Arrêtez l’exploitation des sables bitumineux. Le crime climatique du Canada ».

Le sujet a été abordé lors de l’habituelle conférence de presse des pilotes, vendredi matin. Quand un journaliste lui a demandé comment il avait été mis au courant de ce qui se passait en Alberta, le coéquipier de Lance Stroll chez Aston Martin s’est lancé dans un long monologue.

« Je lis beaucoup sur le sujet parce que je trouve ça… Fascinant n’est peut-être pas le bon mot, mais il y a beaucoup de choses qui se passent et nous vivons dans une ère où nous sommes tellement conscients de beaucoup de choses », a-t-il commencé.

« Je pense que ce qui se passe en Alberta est un crime parce que tu coupes des arbres et tu détruis le milieu juste pour extraire du pétrole. »

— Sebastian Vettel

Il a ajouté : « La façon de faire avec l’exploitation des sables bitumineux est horrible pour la nature. Et les émissions de gaz à effet de serre du Canada ont également augmenté depuis qu’ils ont commencé à le faire. Le site n’a été, à ma connaissance, découvert qu’il y a 20 ans. »

Ce week-end, le casque du pilote allemand affiche d’ailleurs les mêmes inscriptions que celles qu’on pouvait lire sur son chandail jeudi.

« Il y a tellement de données scientifiques autour du sujet, des combustibles fossiles qui vont disparaître, a ajouté l’athlète de 34 ans. Ces choses ne devraient plus être autorisées et elles ne devraient plus arriver de nos jours. Je veux juste faire prendre conscience de ce qui se passe en premier lieu. Je pense que beaucoup de gens au Canada et dans le monde ne le savent pas. Ce n’est qu’un petit geste. »

« Hypocrite »

Vettel s’était lui-même traité d’« hypocrite » le mois dernier lors d’une entrevue à l’émission Question Time, diffusée à la BBC, lorsqu’on lui avait souligné l’opposition entre ses valeurs environnementales et la pratique d’un sport polluant comme la F1. Selon des chiffres dévoilés en 2019, l’ensemble du circuit de F1 relâche l’équivalent de 256 551 tonnes de gaz à effet de serre (GES) annuellement, l’équivalent d’environ 105 000 voitures ou encore 450 vols Montréal-Paris. C’est sans compter évidemment la promotion des voitures ultra-performantes.

« Oui, ça fait de moi un hypocrite, avait lancé Vettel, suscitant les rires du public en studio. Vous avez raison de rire. Je me pose cette question chaque jour. Je ne suis pas un saint. Je suis très préoccupé par l’avenir quand il est question d’énergie, de dépendance aux sources d’énergie, d’où on s’en va.

« Nous devons cesser d’être dépendants [des énergies polluantes], et nous le pouvons, car il existe des solutions. »

Par ailleurs, Vettel est également un grand allié de la communauté LGBTQ+. La semaine dernière, il est apparu en page couverture du magazine gai britannique Attitude.

« C’est juste naturel pour moi d’exprimer mon soutien aux personnes qui souffrent de préjugés tout simplement parce qu’ils tombent amoureux d’un autre homme ou d’une autre femme ou parce qu’ils ont des couleurs de peau différentes », a-t-il dit à ce sujet vendredi.

Grand Prix du Canada

Le marsouinage, un sujet qui divise

D’un côté, la sécurité des pilotes. De l’autre, la performance. Le marsouinage et le changement de règle annoncé jeudi par la FIA divisent les équipes en Formule 1. Et disons que Lewis Hamilton et Max Verstappen ne partagent pas la même opinion.

C’est le sujet de l’heure dans le monde de la course automobile. Et ça l’était encore lors de la conférence des pilotes, vendredi matin, au circuit Gilles-Villeneuve.

Quand Hamilton a raconté avoir essayé un vieux jeu vidéo de course en arrivant à Montréal, Verstappen lui a lancé une pointe : « Est-ce qu’il y avait du marsouinage ? », lui a-t-il demandé.

« Non, pas de marsouinage », a répondu le pilote Mercedes en souriant.

Évoquant la santé et la sécurité des pilotes, la Fédération internationale de l’automobile (FIA) a confirmé jeudi qu’elle interviendrait afin de réduire le phénomène aérodynamique qui entraîne des vibrations et de violents soubresauts dans les monoplaces de Formule 1.

Dimanche dernier, à Bakou, Hamilton a eu de la difficulté à s’extirper de son véhicule après la course en raison de trop grandes douleurs au dos. Le Britannique, qui ne connaît pas la saison espérée, prône l’importance de privilégier la sécurité des pilotes avant la performance qui, croit-il, ne sera pas touchée « tant que ça » par d’éventuels changements.

« Je pense que dans chaque équipe, quelqu’un s’est plaint du marsouinage. Il faut résoudre ce problème pour nous, mais aussi pour les futurs coureurs. Je ne pense pas que les valeurs changeront beaucoup de toute façon. »

— Lewis Hamilton

« Il y a beaucoup plus d’ecchymoses après les courses comparativement à l’année dernière. Ça prend beaucoup plus de temps pour s’en remettre. »

À ses côtés, Max Verstappen avait une tout autre opinion. Il faut dire que Red Bull fait partie des équipes qui gèrent le mieux le phénomène depuis le début de la saison.

« Je pense qu’il y a beaucoup d’équipes qui ont fait un excellent travail en le contrôlant. Il est donc possible d’y remédier », a-t-il souligné.

« Je pense que c’est un peu décevant qu’il y ait à nouveau un changement de règle à la mi-saison », a-t-il continué.

« Ce n’est pas que cela nous affecte plus ou moins que les autres équipes, mais il ne faut pas que quelqu’un se plaigne beaucoup et que, du même coup, les règles changent. Si vous ne pouvez pas concevoir une voiture performante, c’est de votre faute, pas celle des règles. »

— Max Verstappen

Le champion en titre, qui a remporté cinq des huit premières courses de la saison, a fait valoir qu’il y a « de nombreux sports où tu endommages ton corps », donnant le football en exemple.

« Nous avons beaucoup de personnes intelligentes ici qui peuvent trouver une solution pour se débarrasser du marsouinage, a-t-il ajouté. Peut-être pas cette année, mais l’année prochaine certainement. »

Les avis varient

Les questions au sujet du marsouinage ont été nombreuses tout au long de la conférence de presse qui s’est étirée sur deux heures, le temps que les quatre groupes de cinq pilotes passent chacun leur tour au micro.

« Je pense que c’est la responsabilité de mon équipe de me donner un véhicule qui est correct à conduire et jusqu’à maintenant, je n’ai pas eu de problème en particulier avec ça », a soutenu le pilote Ferrari Charles Leclerc, qui occupe le troisième rang du classement des pilotes.

« Oui, c’est plus rigide que l’année dernière. Personnellement, je ne pense pas que ce soit impossible à conduire ou très dur sur mon corps. De notre côté, nous avons trouvé des solutions pour que ce soit moins désagréable. »

— Charles Leclerc

Esteban Ocon, chez Alpine, a pour sa part affirmé que le problème l’affectait un peu moins que d’autres. « Mais ce qui est vraiment positif, c’est que la FIA agit pour prendre soin de nous. »

« C’est important que la sécurité passe avant les performances », a quant à lui laissé entendre le pilote Aston Martin Sebastian Vettel.

Au bout du compte, comme l’a habilement résumé le Torontois Nicholas Latifi, « [l’intervention de la FIA] va rendre certaines personnes heureuses, d’autres non ».

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