Actualités économiques

Courtiers immobiliers, Goldman Sachs, GNL Québec et inflation

Quelques nouvelles économiques du jour

Surchauffe immobilière : consultation sur l’encadrement des courtiers

Alors que depuis un an, bien des gens dénoncent un marché immobilier pris au piège de la surenchère non transparente, des visites éclair et des achats à l’aveugle, le ministre des Finances et ministre de l’Économie et de l’Innovation, Eric Girard, s’est décidé à lancer une consultation sur l’encadrement des courtiers dans un contexte de surchauffe du marché immobilier. L’objectif est de déterminer si certaines pratiques en vigueur ont pour effet d’exacerber la situation actuelle et, le cas échéant, de déterminer les ajustements à apporter à l’encadrement du courtage immobilier, indique le gouvernement. Le ministre dit vouloir éviter que les ménages se retrouvent dans une situation d’endettement excessif. De son côté, Québec solidaire, dont la demande d’une commission parlementaire pour aborder cet enjeu l’hiver dernier avait été refusée par le gouvernement de la CAQ, salue l’initiative : « Cette consultation est un pas dans la bonne direction », a déclaré le député Andrés Fontecilla. Les commentaires et observations du public et des parties intéressées doivent être acheminés par écrit, d’ici le 8 septembre 2021, à consultation-secteur-financier@finances.gouv.qc.ca.

— Isabelle Dubé, La Presse

Goldman Sachs oblige ses employés à dire s’ils sont ou non vaccinés

La banque d’affaires américaine Goldman Sachs a demandé à ses employés aux États-Unis de faire savoir s’ils étaient ou non vaccinés contre la COVID-19, afin de faciliter l’organisation du retour au bureau, selon une note de service consultée jeudi par l’AFP. « L’enregistrement de votre statut vaccinal nous permet de planifier le retour au bureau de tous les employés en toute sécurité tout en continuant à respecter les mesures de santé publique locales, est-il écrit dans ce message. Il est par conséquent obligatoire » de le préciser dans une application spécifique. La vaccination en elle-même n’est pas imposée par l’entreprise. Selon l’agence fédérale américaine chargée du respect des lois contre la discrimination au travail (EEOC), les employeurs peuvent obliger leurs salariés à se faire vacciner contre la COVID-19, avec des exceptions pour raisons médicales ou objection religieuse. Ils peuvent aussi demander des preuves de vaccination, à condition de garder ces informations médicales confidentielles. Goldman Sachs avait, début mai, invité ses salariés à prendre leurs dispositions pour être prêts à revenir au bureau à partir du 14 juin aux États-Unis.

— Agence France-Presse

GNL : Charette dit non aux écologistes

Le gouvernement Legault dit non aux groupes écologistes qui demandaient la divulgation de tous les avis des ministères et organismes touchant GNL Québec, ce projet d’usine de liquéfaction de gaz naturel raccordée à un éventuel pipeline à Saguenay. En entrevue avec La Presse Canadienne jeudi, le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, a fait valoir qu’il y a encore des échanges avec le promoteur et des compléments d’information à fournir. « Si on allait de façon aléatoire ou à la pièce, cela pourrait être interprété sans contexte et relancer le débat », a-t-il expliqué. Or, selon lui, « le débat est terminé », depuis que le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a offert une tribune à tous, et maintenant il faut analyser et évaluer le dossier. Tout sera rendu public lorsque « le dossier sera complété », c’est-à-dire lorsque le gouvernement rendra sa décision, à savoir s’il autorise ou non ce projet controversé, au plus tard à la fin de l’été. Dans une lettre transmise au ministre, des organismes tels que Greenpeace réclament plus de transparence de la part du gouvernement. « En environnement comme dans tout autre domaine d’intérêt public, la transparence, notamment via l’accès à l’information, est essentielle à la bonne conduite de toute société démocratique », lit-on.

— La Presse Canadienne

Nouveau bond des prix à la consommation aux États-Unis

Les consommateurs américains ont absorbé une nouvelle flambée des prix en mai – une augmentation de 0,6 % par rapport à avril et de 5 % sur 12 mois, ce qui représente la plus forte inflation annuelle depuis 2008. La hausse des prix à la consommation signalée jeudi par le département du Travail témoignait d’une demande croissance pour un large éventail de biens et de services, alors que les gens magasinent, voyagent et sortent au restaurant de plus en plus souvent, profitant d’une économie en réouverture rapide. L’appétit accru des consommateurs se heurte à une pénurie de composants, du bois d’œuvre et de l’acier aux produits chimiques et aux semi-conducteurs, qui sont nécessaires à la production de produits clés tels que les automobiles et le matériel informatique, ce qui a fait grimper les prix. Et comme les consommateurs s’aventurent de plus en plus loin de chez eux, la demande s’est propagée des produits manufacturés aux services – les tarifs aériens, par exemple, ainsi que les repas au restaurant et les prix des hôtels –, ce qui fait également grimper l’inflation dans ces secteurs. Dans son rapport jeudi, le gouvernement a indiqué que l’inflation sous-jacente, qui exclut les coûts volatils de l’énergie et des aliments, s’est établie à 0,7 % en mai après avoir été de 0,9 % en avril.

— Associated Press

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