Entrepreneuriat

2 millions

C’est le nombre de Canadiens qui ont démarré une entreprise au cours des 12 derniers mois, nombre plus élevé que la population de Calgary, l’une des plus grandes régions métropolitaines du pays.

Source : Intuit QuickBooks Canada, dans une étude

Canlak

New York appelle Daveluyville

Il est rare que Daveluyville et New York soient associées dans la même phrase. La société d’investissement privé SK Capital Partners de New York a annoncé les acquisitions simultanées du fabricant québécois de revêtements, laques et autres vernis pour bois Canlak, de Daveluyville, et de son pendant américain Valentus Specialty Chemicals, de North Brunswick, au New Jersey. Les deux entreprises fusionneront pour former la nouvelle entité Canlak Coatings, dont le siège social sera situé à North Brunswick. Le président de Canlak, Normand Guindon, devient président-directeur du conseil d’administration de Canlak Coatings. Fondé en 1981 avec 3 employés, Canlak en compte à présent plus de 140. Il a remporté en 2020 le prix du meilleur fabricant de revêtements de bois spécialisés au Canada.

mdf commerce

Une firme de Longueuil s’étend en Ukraine

Le lien s’étire sur 7000 kilomètres, mais il est bien réel. La firme mdf commerce (auparavant Mediagrif) spécialisée en plateformes et services de commerce électronique, établie à Longueuil, a conclu une entente avec l’agence de logistique et de recrutement ukrainienne Sunvery. mdf emploie approximativement 700 personnes dans ses bureaux au Canada, aux États-Unis, au Danemark, en Chine et en Ukraine, où elle veut accroître ses effectifs en génie logiciel. Alors que la reprise économique draine la main-d’œuvre informatique en Amérique du Nord, mdf commerce bénéficie de ses « réseaux internationaux pour attirer les meilleurs talents du monde entier », a indiqué son président Luc Filiatreault dans un communiqué. Son objectif est de constituer en Ukraine un important centre de développement qui pourrait compter jusqu’à 100 personnes, appelées à servir les clients du monde entier. Dans l’univers numérique, les kilomètres comptent si peu…

Transport routier

Écoconduite plutôt qu’éconduite

L’entreprise de transport routier Groupe Transrapide veut séduire les camionneurs en limitant les risques d’être éconduite : elle offrira une prime à l’écoconduite. Pour attirer de nouveaux chauffeurs de poids lourds, qu’on s’arrache au bal des routiers, elle annonce une augmentation potentielle de 5 $ du taux horaire, qui pourrait ainsi atteindre 30 $/h, « un avancement sans précédent dans le domaine », fait valoir l’entreprise. « Pour atteindre ce taux horaire enviable, le camionneur doit avoir une conduite efficace, sécuritaire et écoresponsable », indique-t-elle. Le conducteur devra doser ses accélérations et ses freinages, éviter les manœuvres brusques et réduire les variations et excès de vitesse en utilisant le régulateur. Ces paramètres seront analysés à l’aide du registre électronique du véhicule. Sur la foi de sa modération sur le bitume, même un nouvel employé pourra se décrocher une augmentation de 5 $ de l’heure.

Organon Canada

Siège social voué à la santé des femmes à Montréal

Organon Canada, nouveau laboratoire pharmaceutique voué à la santé des femmes, installe son siège social à Montréal, où elle emploiera 130 personnes d’ici un an. Fondée aux Pays-Bas en 1923, Organon s’est d’abord spécialisée dans l’insuline, puis les anovulants. Elle a été acquise par Schering-Plough en 2007, elle-même passée dans le giron de Merck deux ans plus tard. Le géant a détaché ses produits de santé pour femmes sous l’entité indépendante Organon, entrée en Bourse à New York le 3 juin dernier. Elle vient d’annoncer l’installation de sa filiale Organon Canada à Kirkland. Au cours de sa première année d’exploitation, Organon Canada espère lancer deux nouveaux médicaments biosimilaires (médicaments produits par biothérapie dont le brevet est expiré).

L’univers PME

Une poissonnerie veut lancer ses filets sur tout le Québec

La Poissonnerie Némeau veut tendre ses filets à la grandeur de la province. L’entreprise de la région de la Capitale-Nationale ouvre en juin une succursale à Mont-Saint-Hilaire, le premier franchisé d’un réseau qu’elle espère étendre à 20 établissements d’ici cinq ans.

Elle a été fondée en 2015 par Alain Fillion et ses fils Stéphane et Patrick, originaires de Matane, qui voulaient « retravailler un peu l’image des poissonneries », explique Yannick Fortin, directeur des ventes et développement des affaires. « Je suis originaire de Gaspé, dit-il. J’ai grandi dans les poissonneries de la Gaspésie, qui sont un peu plus traditionnelles, avec des casiers à homard et des filets de pêche. »

La famille Fillion songeait à un concept plus actuel, axé sur les produits de la mer de la région atlantique. « Le homard, le crabe et la crevette, c’est Noël pendant trois mois ! », lance joyeusement Yannick Fortin. On y préparerait également des plats prêts à manger : coquilles, lasagnes, chaudrées…

Une image « facilement franchisable »

Dès l’ouverture de son premier établissement, à Lévis en 2015, la Poissonnerie Némeau s’est appuyée sur une marque forte et un design hors du commun. L’idée de franchise flottait déjà : « On voulait travailler sur une image facilement franchisable, avec le logo Némeau », souligne le président, Stéphane Fillion.

Puisant dans la thématique imposée de Vingt mille lieues sous les mers, le designer Jean de Lessard a proposé des présentoirs blancs taillés en facettes, telles des banquises. Il s’est inspiré du roman La bibliothèque du capitaine Nemo et des effets chatoyants de la surface de la mer vue des profondeurs pour créer un décor qui mêle des polygones bleutés encadrés de bois, « comme une bibliothèque qui se transforme en houle, décrit-il. Ça a gagné des prix aux États-Unis et à Montréal. »

La personnalité des lieux et de la marque était tellement forte que des clients ont demandé s’il s’agissait d’une nouvelle chaîne franchisée. Certains candidats ont manifesté leur intérêt, mais l’entreprise n’avait pas encore de chiffres probants à faire valoir. « Mais après cinq ans, c’est une autre histoire », lance Stéphane Fillion.

Une seconde succursale, doublée d’une surface de restauration, s’est ouverte aux Galeries de la Capitale en novembre 2019. À la même époque, la famille Fillion a fondé la compagnie de distribution de produits de la mer Océanor, en y intégrant les poissonneries Némeau.

Le projet de franchises « était toujours dans notre tête, jusqu’à ce qu’une connaissance de notre famille nous dise qu’elle aimerait ouvrir un Némeau à Mont-Saint-Hilaire », poursuit Stéphane Fillion.

Yannick Fortin, qui avait lui-même détenu trois entreprises, a pris le dossier en main. Le modèle prévoit deux types d’établissements, l’un avec espace de restauration, l’autre sans, dit « express ».

Océanor et Némeau ont traversé la tempête de la pandémie en proposant leurs produits sur l’internet – une forme de pêche en ligne plutôt qu’à la ligne. Océanor, qui distribue dans les poissonneries et les supermarchés, a même mis au point un jerky de saumon, actuellement en test. « Ça fait deux ans qu’on travaille sur le projet, révèle Stéphane Fillion. On veut mettre ça dans les dépanneurs sur le coin des comptoirs au même titre que les pepperonis ! »

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