Tom Hanks obtient trois citations aux Razzies

Le film Elvis dans lequel il a récemment joué figure parmi les favoris pour les Oscars, mais cela n’a toutefois pas empêché l’acteur Tom Hanks d’obtenir trois citations pour les Razzies, prix qui récompensent les pires films de l’année. L’acteur a été présélectionné par les organisateurs de ces trophées satiriques pour ses rôles de manager d’Elvis Presley dans le biopic Elvis et de Geppetto dans la reprise de Pinocchio de Disney. Selon un communiqué des organisateurs des Razzies, dans le film Elvis, Tom Hanks aurait livré la « performance la plus largement tournée en dérision de l’année 2022 ». Tom Hanks, conjointement avec « son visage chargé de latex (et son accent ridicule) », a également été cité dans la catégorie « pire couple à l’écran » des Razzies, est-il précisé. Alors qu’Elvis et la vedette Austin Butler ont largement été acclamés, Tom Hanks, dans le rôle du manager de la vedette de rock and roll, s’est lui attiré les foudres des critiques. — Agence France-Presse

Bocuse d’or

Le Canada se classe en 11position

Après une compétition relevée s’étalant sur deux jours où s’affrontaient 24 pays, l’équipe canadienne est arrivée en 11place lors de la finale du prestigieux concours gastronomique Bocuse d’or.

La cérémonie de remise de prix s’est déroulée le 23 janvier, en présence de Jérôme Bocuse. Le Danemark a obtenu le convoité prix Bocuse d’or, alors que la Norvège s’est vu attribuer la médaille d’argent et la Hongrie, le bronze.

Un podium entièrement européen, donc, et démontrant une fois de plus la domination mondiale des pays scandinaves en gastronomie, puisque la Norvège a également obtenu le prix du meilleur commis et que la Suède a pour sa part remporté le prix du meilleur plateau. La France a reçu le prix du meilleur plat pour la thématique « Feed the kids » (choisi par un jury composé d’enfants) et le Mexique, un nouveau prix soulignant l’engagement social. L’équipe canadienne, arrivée au 11rang, s’était classée 13e lors de sa dernière participation, en 2019.

« C’est sûr qu’on aurait voulu plus, mais on sent sincèrement que malgré la 11e position, on a accompli quelque chose de grand, on a amené l’équipe à performer », explique le chef Samuel Sirois, qui dirigeait l’équipe.

« D’ici quelques mandats, on devrait arriver à se rapprocher du podium. »

— Samuel Sirois

Joint en soirée après la remise des prix, il affirme avoir reçu de très bons commentaires des jurys et croit que le Canada a réussi à « marquer les esprits ».

Se tailler une place en finale

La plus prestigieuse compétition culinaire au monde accueillait 24 équipes d’autant de pays à la grande finale, qui s’est déroulée les 22 et 23 janvier à Lyon. L’équipe canadienne était complétée par le commis Léandre Legault-Vigneault, sous la supervision des coachs Gilles Herzog et Alvin Leung (juge pour Master Chefs). Enseignant à l’ITHQ, Samuel Sirois en était à sa 18participation au concours. L’équipe canadienne avait réussi à se tailler une place en grande finale après avoir obtenu une deuxième position à la finale continentale de Santiago, au Chili, en juillet dernier.

Deux épreuves étaient au programme pour cette édition : « Feed the kids », où les équipes devaient présenter une entrée, un plat et un dessert en s’inspirant de l’éducation à une alimentation saine et diversifiée, avec comme aliment imposé la courge. Pour la deuxième épreuve du plateau, les cuisiniers ont dû mettre en valeur la lotte et les pétoncles, et devaient notamment présenter deux garnitures végétales.

Pour la première épreuve, Sirois s’est laissé inspirer par des émotions reliées à son enfance ; un ballon flottant dans un parc enneigé, le souvenir d’un réconfortant gratin de pâtes en forme de lettres de l’alphabet après une journée passée à jouer dehors, un feu de bois à l’extérieur pendant que la neige tombait doucement en dégustant un bonhomme en pain d’épices.

Pour le plateau, l’équipe canadienne a proposé une lotte farcie aux chanterelles, un praliné d’algue dulce en forme de petit arbre vert et un plat de « feuilles d’automne » avec carottes apprêtées de multiples façons et un sol composé de farine de châtaigne et de noisette.

Même si la préparation pour le Bocuse d’or est minutieusement exécutée – l’équipe avait 156 séquences apprises par cœur –, on n’est jamais à l’abri des imprévus : la cellule de refroidissement, nécessaire à l’exécution de plusieurs étapes, a cessé de fonctionner pendant plus d’une heure, ce qui a beaucoup déstabilisé le chef, confie-t-il.

« Tout peut arriver ! C’est sûr que quand on se compare aux grandes écuries qui ont tellement de moyens et des produits auxquels on n’a pas accès, c’est dur de rejoindre ce seuil-là. C’est presque impossible d’avoir accès au podium si tu n’es pas un pays européen. C’est un monde un peu cruel et impitoyable », remarque celui qui aimerait créer une alliance entre les pays des Amériques, comme le font les pays scandinaves. L’équipe canadienne a notamment été soutenue financièrement dans cette aventure par l’Office montréalais de la gastronomie, une initiative de Tourisme Montréal.

Coupe du monde de la pâtisserie : le Canada remporte le prix spécial écoresponsable

La Coupe du monde de la pâtisserie se déroulait de son côté les 20 et 21 janvier à Lyon. Après 15 ans d’absence aux « Olympiques de la pâtisserie », l’équipe canadienne était de retour en finale, après s’être classée en cinquième position lors de la demi-finale continentale à Santiago et avoir reçu de la part du jury une « wild card » lui assurant une place en finale.

L’équipe est arrivée en dixième position sur les 19 pays participants et s’est distinguée en recevant le prix spécial écoresponsable, qui souligne les efforts déployés à mettre de l’avant des actions concrètes entourant le développement durable, dans la sélection des produits et la réduction du gaspillage, notamment. Elle était composée de Patrick Bouilly, professeur de pâtisserie à l’ITHQ, Jacob Pelletier, maître chocolatier, et Ross Baisas, expert en sculpture sur glace. Daniel Garcia, coordonnateur à la formation professionnelle, agissait à titre de président d’équipe.

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.