Montréal

Trois arrestations pour de faux enlèvements

Trois hommes ont été arrêtés relativement à « des simulations d’enlèvements » à Montréal. Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a reçu des appels concernant des personnes qui semblaient être séquestrées dans des véhicules lundi après-midi. « Trois appels ont été faits au courant de l’après-midi concernant des personnes qu’on tentait d’entrer de force dans des véhicules », a expliqué Véronique Comtois, porte-parole du SPVM. Les appels concernaient des évènements qui se sont produits à Saint-Laurent, à Dollard-des-Ormeaux et au centre-ville de Montréal. Dans deux des trois évènements, les policiers ont conclu qu’il s’agissait de canulars. « Pour le moment, les informations qu’on détient laissent croire qu’il s’agissait de canulars, mais des accusations de méfaits publics pourraient être portées », a indiqué Véronique Comtois. — La Presse Canadienne

Lanaudière

Deux motocyclistes perdent la vie à trois heures d’intervalle

Un homme de 27 ans a fait une sortie de route vers 13 h, lundi, et a percuté un arbre sur le chemin Saint-Guillaume à Notre-Dame-de-la-Merci. Puis, vers 16 h 30, un motocycliste circulant en direction sud et une camionnette roulant en direction nord sur la route 335, à Saint-Calixte, sont entrés en collision. Selon les autorités, la vitesse excessive pourrait avoir joué un rôle dans le premier accident ; l’alcool ou la vitesse ne seraient toutefois pas impliqués dans le second, qui est survenu dans une zone de 90 kilomètres à l’heure. La Sûreté du Québec a ouvert deux enquêtes pour faire la lumière sur les évènements.

— Henri Ouellette-Vézina, La Presse

Course à la direction du PQ

« Les membres ont été attirés par une apparence de nouveauté »

Bien qu’il ait été élu pour la première fois il y a bientôt 14 ans, Sylvain Gaudreault croyait être celui qui pouvait incarner le renouveau au Parti québécois (PQ). Les membres ont cependant vu la chose différemment.

Le verdict est tombé au troisième tour, vendredi soir. Paul St-Pierre Plamondon est devenu le 10e chef du PQ, avec 56 % des voix. Sylvain Gaudreault, lui, a terminé en deuxième place, récoltant le vote de 44 % des membres, devant Guy Nantel et Frédéric Bastien.

« Les membres ont été attirés par une apparence de nouveauté. Moi, j’étais l’image de la continuité, même si je suis convaincu que j’avançais les idées les plus modernes, les plus transformatrices du parti. Cette image me collait à la peau », lance au Quotidien celui qui avait reçu l’appui de plusieurs grands noms de la famille souverainiste, dont Gilles Duceppe.

Sylvain Gaudreault et son équipe sont encore en train de procéder à l’analyse des résultats du vote de la semaine dernière. Une première lecture des choix des électeurs péquistes lui permet cependant d’affirmer que ceux qui avaient choisi Frédéric Bastien au premier tour se sont tournés vers Paul St-Pierre Plamondon au deuxième.

« Moi, je n’ai pas voulu embarquer dans le discours de Frédéric Bastien que j’appelle de “survivance du Québec”. Pour moi, l’indépendance, c’est un projet positif, qui n’est pas en défensive. J’étais moins attirant pour les pro-Bastien », croit Sylvain Gaudreault.

Reconstruire le parti, encore

Le nouveau chef du PQ, qui ne veut pas se faire élire comme député à l’Assemblée nationale à court terme, a d’abord un défi de notoriété à relever. Il doit se faire connaître à l’échelle du Québec, croit celui qui a été ministre des Transports et des Affaires municipales dans le gouvernement de Pauline Marois.

Le parti doit aussi être clair sur quelques enjeux-clés, estime M. Gaudreault.

« C’est ce que j’ai essayé de faire. Associer clairement le Parti québécois à l’indépendance, à la justice sociale et à la lutte contre les changements climatiques. Je pense qu’il faut être sans compromis là-dessus. »

— Sylvain Gaudreault, candidat défait dans la course à la direction du PQ

Il ajoute que les Québécois ont eu de la difficulté à bien saisir le message du PQ dernièrement.

« Il va falloir retourner vers les gens, convaincre les jeunes. Ça, ça demeure. »

Aucun regret

S’il n’a pas obtenu le résultat qu’il espérait vendredi, Sylvain Gaudreault assume toutes les décisions qu’il a prises dans les derniers mois, notamment celle d’avoir misé sur l’environnement pour convaincre les membres du PQ.

« Je suis très content, même très fier de ma campagne. J’ai fait une campagne qui respectait mes valeurs. Je n’ai pas fait de compromis sur mes valeurs profondes, sur ce que je crois être le meilleur en politique pour le Québec. Je n’ai aucun regret et je suis très serein », dit-il, après avoir transmis ses félicitations au nouveau chef pour sa victoire sans équivoque.

Il ne sait pas encore quel rôle il jouera dans le Parti québécois de Paul St-Pierre Plamondon. Mais redevenir simple député de Jonquière n’est pas un prix de consolation. M. Gaudreault entend d’ailleurs terminer son mandat.

« Je vais me concentrer sur mon travail de député, défendre la région et, surtout, proposer des projets innovateurs. C’est ça qui me stimule maintenant. Pour moi, le plus important, c’est le Saguenay–Lac-Saint-Jean, c’est Jonquière. Je vais faire ce travail-là avec acharnement. »

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