Testé FreeBuds 3

La musique sans le bruit

Charge magnétique, annulation du bruit ambiant, design à la AirPods et son respectable : les FreeBuds 3 de Huawei sont décidément une belle surprise. Mais qui ne vous est pas destinée si vous êtes un utilisateur des produits Apple.

On aime

Les AirPods ont probablement la forme la plus confortable pour des écouteurs Bluetooth. Et ça tombe bien, Huawei les a copiés sans fausse honte pour ses FreeBuds 3. Sans boucher les oreilles désagréablement comme le font les écouteurs en forme de gros bouton, ces FreeBuds tiennent assez bien pour permettre l’activité physique. Et à 4,5 g par oreillette, on les oublie complètement.

On leur a ajouté une fonction très appréciée : la réduction du bruit ambiant. Et elle fonctionne honnêtement, testée sans relâche avant et après son activation, pendant le passage de l’aspirateur ou au bord d’un boulevard.

Pour la connexion Bluetooth, elle est automatique quand on dispose d’un téléphone Huawei, qui les détecte dès leur sortie de la boîte. Pour les autres appareils, Android comme iOS, il suffit d’appuyer longuement sur un petit bouton blanc sur le côté de l’étui pour les mettre en mode pairage. L’opération s’est déroulée rondement chaque fois dans notre cas.

On dispose d’une application pour les réglages, appelée Huawei AI Life, offerte pour Android seulement. Elle informe essentiellement du niveau des piles, permet de choisir entre cinq possibilités ce qui arrive quand on tapote deux fois un des écouteurs, active ou annule la réduction du bruit ambiant.

L’autonomie des écouteurs est de quatre heures hors de leur étui, celui-ci pouvant procurer environ cinq recharges. Parlant de l’étui, on l’a redessiné, tout en courbes comme une petite rondelle. Replacer les écouteurs pour la recharge est maintenant bien plus facile et intuitif. Côté innovations intéressantes, l’étui accepte maintenant la charge magnétique, d’un chargeur compatible Qi ou de téléphones comme ceux de Huawei et Samsung. L’entrée filaire est USB-C, enfin.

Côté son, la définition est très bonne, avec une bonne capacité à rendre toutes les nuances de la musique dans les moyennes et hautes fréquences. La qualité s’améliore notablement, ce qui est prévisible, quand on active la réduction du bruit ambiant.

En conversation téléphonique ou en vidéoconférence, le son de l’interlocuteur est clair, et le micro est très efficace. Pas de grésillement à l’oreille, pas besoin de répéter sans cesse, bref, de parfaits compagnons mains libres.

Huawei les présente comme les premiers écouteurs sans fil utilisant le Bluetooth 5.1. On peut y connecter deux appareils en même temps, passer d’un Pixel à un iPhone, par exemple, et profiter d’une stabilité, d’une portée et d’une bande passante améliorées.

On aime moins

Aucune application de configuration iOS n’est offerte. Si vous n’avez qu’un iPhone, vous perdez toute possibilité de changer les fonctions en tapotant deux fois les écouteurs.

La basse est bien discrète dans les FreeBuds 3, ce qui est souvent le défaut de ce type de design. Apple l’a réglé en partie avec des embouts supplémentaires pour ses AirPods Pro, ce que les FreeBuds n’ont pas.

La réduction du bruit ambiant fonctionne, nous l’avons précisé, mais elle est loin d’être spectaculaire. Rien à voir avec ce que les concurrents, Apple ou Jabra, proposent, et très, très loin évidemment de ce qu’un casque d’écoute peut fournir.

L’amateur de musique haute fidélité ou de jeux vidéo exigeant peu de latence restera sur sa faim : ces écouteurs ne sont pas compatibles aptx.

On achète ?

Comme écouteurs de tous les jours, pour passer aussi bien d’une conversation téléphonique à de l’écoute de musique dans le métro, les FreeBuds 3 sont une belle acquisition, pas de doute. Ne vous attendez pas cependant à un son époustouflant et à ce qu’ils éliminent totalement le bruit ambiant.

Et si vous êtes un utilisateur iOS, vous êtes encore mieux avec des AirPods 2, vendus à peu près au même prix.

FreeBuds 3

Fabricant : Huawei

Prix : 249,99 $

Note : 4 sur 5

Clins d’œil technologiques

Nouveautés Apple

Bien moins suivi par le commun des mortels, parce qu’il s’adresse d’abord aux développeurs, le WWDC20 s’est en plus tenu sans public cette semaine. Ce qu’il fallait en retenir : la prochaine version du système d’exploitation pour iPhone, iOS 14, offrira une page d’accueil plus dynamique, combinant widgets et applis. Le téléphone Apple pourra servir de clé numérique pour démarrer toute voiture compatible NFC. On aura maintenant accès aux fonctions de base d’une application sans avoir à la télécharger au complet avec App Clips. Les AirPods pourront dorénavant se connecter à tout appareil enregistré qui émet du son. Enfin, les futurs Mac n’auront plus de processeur Intel, mais une puce maison appelée Apple Silicon.

Télétravail sécuritaire

Loin du bureau et de son réseau sécurisé, les employés qui sont présentement en télétravail sont plus vulnérables face aux pirates informatiques. Le Centre canadien pour la cybersécurité en a pris bonne note et a publié récemment un petit guide fort utile qui rappelle quelques notions de base. Utilisez l’authentification multifactorielle quand elle est disponible, de sorte qu’il faut plus que votre mot de passe pour entrer dans votre compte. Faites les mises à jour, qui règlent souvent des problèmes de sécurité. Changez le mot de passe par défaut de votre routeur. Et redoublez de prudence en vérifiant les URL avant de cliquer ou d’ouvrir une pièce jointe, c’est l’arme favorite des cyberfraudeurs.

Éditer son film

Ce n’est pas tout le monde qui a besoin de Final Cut Pro – et de payer 399,99 $ – pour créer des petits films de vacances. Le site spécialisé Gizmodo a réuni en un article six solutions de rechange gratuites qui devraient satisfaire l’écrasante majorité des réalisateurs en herbe. Les utilisateurs Apple ont la chance de disposer d’iMovie, qui n’est pas le plus sophistiqué, mais probablement le plus intuitif des logiciels. Si vous prévoyez de publier votre film sur YouTube, pourquoi ne pas l’éditer dès le départ sur cette plateforme avec le logiciel d’édition maison ? On peut couper, séparer et appliquer certains filtres en utilisant la puissance de calcul du site, ce qui est idéal quand on ne dispose pas d’un ordinateur en pleine forme.

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