Testé REDMAGIC 8 Pro

Bête de jeu

Avec ses polices de caractères futuristes, ses angles et son ventilateur, difficile de prendre au sérieux au premier abord le REDMAGIC 8 Pro. Ce téléphone bâti pour le jeu vidéo est pourtant un monstre de puissance, dont la qualité des photos s’est énormément améliorée et qui offre un rapport qualité-prix imbattable.

On aime

Il y a maintenant quatre ans et demi que le fabricant chinois Nubia, ancienne filiale de ZTE, a lancé le premier téléphone intelligent conçu pour le jeu vidéo avec le pari audacieux d’y inclure un petit ventilateur. Nous voici donc en 2023 avec le REDMAGIC 8 Pro qui a conservé le concept de départ tout en rabotant quelques défauts.

Pas de doute en l’allumant, on a entre les mains un appareil d’abord consacré au jeu vidéo. Ça tombe bien, le téléphone est la console préférée de 52,7 % des joueurs, selon une récente étude. On sourit d’abord devant le graphisme choisi pour le REDMAGIC 8 Pro, tout en couleurs éclatantes et en chiffres carrés dignes d’un ordinateur des années 1980. Bien en vue sur la page d’accueil, on dispose d’une icône pour démarrer le petit ventilateur tournant à 20 000 tours par minute pour refroidir le téléphone lors de jeux trop exigeants ou de la recharge ultrarapide à 65 watts.

Le chargeur est inclus, une fleur trop rare. La pile atteint un sommet de 6000 mAh, de quoi fournir sans crainte deux jours d’utilisation normale. En quelques heures de jeu ou lors de la recharge, nous avons détecté un certain réchauffement de la coque, mais rien d’excessif.

On dispose d’un petit interrupteur rouge sur le côté droit : on l’active et on entre dans une interface regroupant tous les jeux offerts sur l’appareil, après avoir eu droit à une explosion de rayons laser sur l’écran, comme il se doit.

L’écran de 6,8 po de diagonale est de très haut calibre, AMOLED à 120 Hz de taux de rafraîchissement, 1 milliard de couleurs avec une résolution de 400 ppp et un sommet de 1300 nits. La sensibilité de l’écran est de 520 Hz, alors que la quasi-totalité des téléphones affiche des taux entre 120 et 300 Hz. Pour des jeux d’action demandant des réponses rapides, ce téléphone se révèle très agile.

Notre plateforme d’étalonnage Geekbench 5 nous réserve une première surprise : il s’agit de notre premier téléphone Android qui secoue un peu la domination des iPhone, du moins au chapitre de la puissance du processeur.

Pour les égoportraits et les vidéoconférences, on dispose à l’avant d’un objectif de 16 MP caché sous l’écran. Il donne des images bien définies aux couleurs vives, mais n’est pas un champion pour les contrastes. Même constat pour les trois caméras arrière, une grand-angle de 50 MP, une ultra grand-angle de 8 MP et une macro de 2 MP : on a un rendu très satisfaisant avec une bonne luminosité, mais des contrastes plutôt moyens et des images délavées à l’intérieur.

Le déverrouillage s’effectue rondement avec le lecteur d’empreintes digitales caché sous l’écran ou la reconnaissance faciale.

N’oublions pas l’autre fleur aux gamers qui se méfient du sans-fil : on a conservé une prise 3,5 mm.

On aime moins

Le REDMAGIC 8 Pro a été allégé par rapport à son prédécesseur, 228 g au lieu de 238 g, mais il demeure un téléphone un peu pataud, très carré et plus épais que la moyenne.

On ne prétendra pas avoir constaté de différences flagrantes, mais Nubia a choisi de revoir à la baisse certaines spécifications techniques des modèles précédents. Le taux d’échantillonnage tactile de 960 Hz est passé à 520 Hz, le grand-angle de 68 MP à 50 MP et la mémoire vive du modèle de base, de 16 Go à 12 Go.

La surcouche pour Android 13 développée par Nubia est bâclée en français, alors qu’on y retrouve quelques menus en anglais.

Pas de charge magnétique ici, et pas de cote de résistance à l’eau ou à la poussière.

Sa disponibilité au Canada se limite au site internet de Nubia.

On achète ?

Pour le jeu vidéo, le REDMAGIC 8 Pro est sans doute le meilleur téléphone Android offert sur le marché, en plus à un prix très concurrentiel. Si cette utilisation est votre critère principal, pas de doute, c’est un bon choix.

Il lui manque toutefois le fini et les ajouts logiciels pour concurrencer les modèles plus haut de gamme. Sa vocation et son look liés aux jeux vidéo ne plairont pas à tout le monde, de toute évidence.

REDMAGIC 8 Pro

Fabricant : Nubia

Prix : 649 $ US (869 $ CAN, modèle Matte 12Go+ 256 Go) et 799 $ US (1070 $ CAN, modèle VOID, 16 Go+ 512Go)

Note : 8 sur 10

Techno

Clins d’œil technologiques

Jeux mobiles

Perçus comme l’eldorado pour de nombreux studios, les jeux mobiles de type freemium ont continué d’engranger d’alléchants revenus en 2022, et Montréal y a contribué. Selon une étude de SportsLens, les cinq jeux les plus populaires ont récolté à eux seuls 7,2 milliards US, en hausse de 400 millions US par rapport à l’année précédente. Le jeu le plus payant : Honor of Kings, une production du développeur chinois TiMi, qui a ouvert une antenne à Montréal en 2021, a engrangé des revenus de 2,2 milliards US. PUBG Mobile et Genshin Impact bouclent le podium, avec des recettes de 1,7 milliard US et 1,6 milliard US. Leurs développeurs, Lightspeed Studios et miHoYo, sont également présents à Montréal.

ChatGPT

Rarement a-t-on l’occasion d’entendre un PDG dégonfler les attentes à l’égard de son produit, et c’est ce que Sam Altman, d’OpenAI, a fait à propos de ChatGPT dans une entrevue avec le site StrictlyVC. Selon la rumeur, la nouvelle version du robot conversationnel qui suscite l’étonnement depuis novembre devrait gérer 100 000 milliards de paramètres plutôt que 175 milliards. « C’est de la pure foutaise, je ne sais pas d’où ça vient », a-t-il asséné. « Les gens supplient pour être déçus et ils vont l’être [...] Nous ne disposons pas en ce moment d’une intelligence artificielle réellement généraliste et c’est ce qu’on attend de nous. » Il a refusé de préciser une date de sortie de la nouvelle version, GPT-4, assurant que ce devra d’abord être fait « de façon sûre et responsable ».

Fire Emblem Engage

Le dernier-né de la franchise Fire Emblem, Engage, offert pour Nintendo Switch depuis vendredi, est un vrai régal au point de vue visuel, avec une jolie histoire fantastique médiévale. Dans ce décor ultracoloré aux allures de dessin animé japonais, on incarne Alear qui s’éveille d’un millier d’années de sommeil pour découvrir qu’il ou elle est le Dragon divin. Les combats très complexes sont du type « RPG tactique », où les alliés sont disposés sur le champ de bataille et ont chacun une certaine portée en nombre de cases, avec leurs forces et leurs faiblesses. Heureusement, après le premier coup d’un membre de l’équipe, on peut demander à l’intelligence artificielle de prendre le relais.

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