COVID-19

90 %

Près de 90 % des pays africains n’atteindront pas l’objectif mondial de vacciner le dixième de leur population d’ici septembre, s’ils ne reçoivent pas d’urgence au moins 225 millions de doses de vaccin, a averti jeudi l’Organisation mondiale de la santé. Seulement 2 % des 1,3 milliard d’habitants du continent ont reçu une dose et seuls 9,4 millions d’Africains sont entièrement vaccinés. (AFP)

Croisière en mer des Caraïbes

Deux cas de COVID-19 parmi les occupants, tous vaccinés

Deux personnes ont été déclarées positives à la COVID-19 jeudi à bord du Celebrity Millennium, un des premiers bateaux de croisière à voguer en Amérique du Nord depuis le début de la pandémie, et ce, malgré « un équipage et des passagers vaccinés », a annoncé le croisiériste Royal Caribbean dans un communiqué. « Les individus sont asymptomatiques, actuellement en isolement et surveillés par notre équipe médicale », indique la compagnie, qui assure conduire une opération de traçage des contacts et dont le navire a quitté Sint Maarten, la partie néerlandaise de l’île caribéenne de Saint-Martin, le 5 juin. Les deux personnes ont été déclarées positives à l’occasion du « test de fin de croisière obligatoire », explique Royal Caribbean, qui affirme que les passagers avaient dû présenter une preuve de vaccination ainsi qu’un test de dépistage à la COVID-19 négatif de moins de 72 heures avant d’embarquer. L’entreprise affirme avoir suivi des protocoles complets en phase avec ses destinations partenaires et « outrepassant » les directives de la principale agence de santé publique des États-Unis, « pour protéger la santé et sécurité de [ses] passagers », au nombre de 600 et accompagnés par 650 membres de l’équipage, selon le New York Times.

— Agence France-Presse

Environnement

Climat et biodiversité doivent être traités ensemble, dit l’ONU

Les crises liées au climat et à la biodiversité doivent être pensées et traitées ensemble, soulignent des experts de l’ONU, à quelques mois de deux importantes réunions internationales sur ces sujets. « Les effets du [réchauffement] climatique et la perte de biodiversité [sont] liés de façon mécanique et par des retours d’expérience », écrivent dans un rapport publié jeudi des représentants des groupes d’experts de l’ONU sur la biodiversité et le climat. Il s’agit du premier rapport commun produit par des experts (50 au total) des deux instances. Leurs travaux n’ont toutefois pas bénéficié du processus habituel d’évaluation et d’approbation, et ne sont donc pas formellement approuvés par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES). Le rapport met en garde contre une réflexion en silos, où une mesure peut finalement produire un effet induit néfaste. Par exemple, le développement de certaines énergies renouvelables peut entraîner l’exploitation de certains minerais rares et causer des dommages environnementaux.

— Agence France-Presse

Menace de famine au Tigré

Les États-Unis et l'Union européenne durcissent le ton

Les États-Unis et l’Union européenne ont lancé jeudi un appel pressant à l’action pour lutter contre un début de famine provoquée par le conflit dans le Tigré éthiopien, à la veille d’un sommet des dirigeants du G7 au Royaume-Uni. L’ambassadrice des États-Unis auprès des Nations unies, Linda Thomas-Greenfield, a déploré l’incapacité du Conseil de sécurité de l’ONU à organiser une réunion publique pour mettre fin à la crise. Les combats perdurent au Tigré depuis novembre 2020, alors que le premier ministre de l’Éthiopie, Abiy Ahmed, lauréat du prix Nobel de la paix 2019, a envoyé l’armée fédérale pour arrêter et désarmer les dirigeants du Front de libération du peuple du Tigré. Les Nations unies ont déclaré que plus de 90 % des plus de cinq millions de personnes vivant au Tigré avaient besoin d’une aide alimentaire d’urgence. Les États-Unis et l’Union européenne ont chacun annoncé une aide financière supplémentaire et des sanctions diplomatiques.

— Agence France-Presse

Djihadistes 

La Belgique prépare le rapatriement d’enfants retenus en Syrie

La Belgique a organisé récemment une mission consulaire dans le Nord-Est syrien afin de préparer le rapatriement des enfants belges qui y sont encore retenus avec leurs mères djihadistes, a indiqué jeudi le premier ministre Alexander De Croo. En mars, M. De Croo avait promis de « tout faire » pour rapatrier les enfants belges de moins de 12 ans encore présents dans les camps de la région sous contrôle kurde, soulignant que la situation des mères serait examinée au « cas par cas ». Interrogé jeudi au Parlement sur le sujet, il a confirmé cette stratégie, en précisant que les autorités analysaient une série d’« informations » collectées sur place ces derniers jours. Selon le quotidien Le Soir, la mission effectuée à la fin du mois de mai était notamment destinée à recueillir des prélèvements sanguins pour s’assurer du lien de filiation des enfants. La Belgique compte avec la France parmi les pays européens ayant vu partir le plus grand nombre de combattants étrangers après le déclenchement de la guerre en Syrie en 2011. À partir de 2012, plus de 400 Belges sont partis y combattre dans les rangs des organisations djihadistes.

— Agence France-Presse

Macron giflé

La prison pour l’agresseur, le président minimise l’affaire

La justice française a condamné jeudi à 18 mois de prison — dont 14 avec sursis — l’homme qui a giflé Emmanuel Macron, un incident une nouvelle fois minimisé par le président de la République qui préfère insister sur l’ambiance d’« optimisme » qu’il dit sentir en France.

Le tribunal a partiellement suivi les réquisitions du parquet, qui demandait 18 mois ferme et un mandat de dépôt contre l’homme de 28 ans.

L’auteur des faits, jusque-là inconnu des services de la Justice, Damien Tarel, a aussi été condamné à une obligation de travail ou de formation et à une interdiction de port d’armes pendant cinq ans.

Le procureur de la République Alex Perrin s’est inquiété d’un possible risque de récidive, disant percevoir « une sorte de détermination froide » chez cet homme qui s’est dit « investi par les gilets jaunes dont la voix n’est plus entendue ».

Ce mouvement de protestation contre la politique sociale et fiscale du gouvernement français est né en novembre 2018 et a embrasé la France pendant près d’un an.

Damien Tarel a d’ailleurs reconnu son ancrage à la droite du spectre politique.

« Il faut relativiser »

Dans sa plaidoirie, l’avocate de M. Tarel, Elodie Guellier, s’est émue du rôle de la presse — « ça fait 48 heures que l’entourage vit un enfer » — et a demandé au tribunal de « relativiser les faits ».

Appelant le tribunal à ce qu’il n’y ait pas « de justice d’exception » ni de justice « pour l’exemple », elle a suggéré, en vain, des travaux d’intérêt général, car l’incarcération « ne l’amènera à rien ».

« Ne faisons pas dire à cet acte imbécile et violent [la gifle] plus qu’il ne faut lui en faire dire ». « Il faut relativiser et ne rien banaliser », mais « ce n’est pas grave de recevoir une gifle quand on va vers une foule », a pour sa part dit Emmanuel Macron. Interrogé sur sa possible candidature à un second mandat en 2022, il a jugé « intempestif » de répondre, en affirmant qu’il le ferait « au bon moment ».

— Agence France-Presse

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