COVID-19

La citation du jour

« Un vaccin va compléter les autres outils que nous avons, pas les remplacer. »

— Tedros Adhanom Ghebreyesus, président de l’Organisation mondiale de la santé, ajoutant qu’un vaccin ne suffira pas à assurer un retour à la normale.

Éthiopie

Tentatives de médiation dans le conflit au Tigré

Diverses médiations tentaient de s’organiser lundi pour faire cesser le conflit qui oppose depuis le 4 novembre l’armée fédérale éthiopienne aux forces de la région dissidente du Tigré, après un week-end marqué par une dangereuse escalade. À la tête de cette région du nord de l’Éthiopie, le Front de libération des peuples du Tigré (TPLF) a tiré samedi plusieurs « roquettes » sur Asmara, capitale de l’Érythrée voisine, dont elle accuse les autorités de prêter main-forte militairement à l’armée fédérale éthiopienne, dans la région du Tigré. La veille, le TPLF avait aussi tiré des « missiles » sur deux aéroports de la région éthiopienne voisine d’Amhara. Cette escalade hors du Tigré renforce les craintes que la guerre dégénère en un conflit incontrôlable en Éthiopie et déstabilise toute la région de la Corne de l’Afrique. Outre des pertes « importantes » en vies humaines, ce conflit va « déclencher une vague de migration et de déplacements internes, potentiellement risquée pour la stabilité de la région », explique Sanya Suri, analyste, Afrique de l’Est, à The Economist Intelligence Unit. — Agence France-Presse

France

L’auteur de l’attaque du Thalys reconnaît « l’ensemble des faits », puis se rétracte

Il était monté dans le train Thalys Amsterdam-Paris du 21 août 2015 armé d’une kalachnikov avec près de 300 munitions : au premier jour de son procès devant une cour d’assises spéciale, le Marocain Ayoub El Khazzani a reconnu qu’il comptait commettre un attentat de masse, avant de se rétracter et de répéter qu’il ne visait que les soldats américains qui l’ont maîtrisé, provoquant l’exaspération du président. « Je vous ai posé trois fois la question », souligne le magistrat, demandant à nouveau à El Khazzani, qui insiste pour s’exprimer dans un français hésitant, de ne pas se priver de l’interprète pour que ses explications soient « plus fluides ». El Khazzani était sorti des toilettes du train, torse nu avec sa kalachnikov, après avoir écouté un chant djihadiste sur son téléphone et vérifié sa caméra pour diffuser une vidéo de l’attaque. Il avait tiré au pistolet sur un passager qui lui avait arraché sa kalachnikov, le blessant gravement, avant d’être maîtrisé par d’autres, dont deux militaires américains en vacances. Aux enquêteurs, il avait expliqué que ses cibles désignées étaient les Américains uniquement, assurant qu’il savait qu’ils étaient militaires malgré leur tenue de vacanciers. « Je suis désolé pour les victimes », « je suis hanté », a assuré lundi El Khazzani. — Agence France-Presse

COVID-19 Belgique

Les maisons de retraite « abandonnées », selon Amnistie 

Personnel sous-équipé face au virus, accès à l’hôpital refusé pour des résidants malades : les maisons de retraite belges ont été « abandonnées » par les pouvoirs publics pendant la pandémie, dénonce lundi Amnistie internationale. En Belgique, où le nouveau coronavirus a déjà tué plus de 14 000 personnes, l’ONG estime que plus de 60 % des décès concernent des résidants de maisons de retraite. Selon Amnistie, pendant la première vague entre mars et juin, « la grande majorité » de ces décès ont eu lieu dans les maisons de repos, faute de transferts à l’hôpital en nombre suffisant. L’ONG fustige « des pratiques discriminatoires ». Dans un rapport de 62 pages, rédigé à partir d’une cinquantaine de témoignages, la branche belge francophone de l’organisation internationale insiste sur la surcharge de travail pour le personnel pendant la pandémie. La suspension des visites extérieures (familles, bénévoles…) a privé les établissements de « l’aide informelle » habituelle. Cela a conduit à « des négligences » dans l’hygiène des chambres et la toilette des résidants, certains d’entre eux manquant même d’eau ou de nourriture. Par ailleurs, le personnel a souvent dû prendre des décisions d’ordre médical pour lesquelles il n’était pas formé.

– Agence France-Presse

Pérou

Un nouveau président après une semaine de chaos politique

Le Parlement péruvien a élu lundi le député centriste Francisco Sagasti président par intérim, après une semaine de chaos politique qui a vu la destitution de l’ancien chef de l’État Martin Vizcarra et la démission de son successeur Manuel Merino.

Francisco Sagasti, ingénieur de 76 ans qui a travaillé pour la Banque mondiale, a été élu président du Parlement par les députés, et devient automatiquement chef de l’État, selon la Constitution.

M. Sagasti, élu avec 97 voix sur 130, était le seul candidat. Son mandat court jusqu’au 28 juillet 2021, date à laquelle devait s’achever celui du président Martin Vizcarra, destitué le 9 novembre.

La destitution de ce président populaire, mis en défaut par une procédure expéditive qui témoigne de la fragilité des institutions péruviennes, a plongé le pays de 33 millions d’habitants dans une énième crise politique.

Son remplaçant, l’ancien chef du Parlement Manuel Merino, a annoncé dimanche, cinq jours seulement après son accession au pouvoir, qu’il quittait ses fonctions, au lendemain d’une violente répression des manifestants exigeant son départ, qui a fait deux morts et une centaine de blessés.

Les prochaines élections générales sont prévues le 11 avril 2021.

Des scènes de liesse à Lima

Manuel Merino, député de centre droit de 59 ans, était sorti de l’anonymat en septembre en lançant contre Martin Vizcarra une première procédure de destitution qui n’avait pas abouti.

Lâché par l’ensemble de la classe politique face aux manifestations dans plusieurs villes, il a annoncé sa démission lors d’une allocution télévisée aussitôt suivie de scènes de liesse dans les rues de la capitale.

« Il n’a pas démissionné, le peuple l’a mis dehors, Merino n’a jamais été président, il ne m’a jamais représentée… Maintenant, le Parlement doit partir, [il faut] une nouvelle Constitution », a lancé Karen Laurente, étudiante de 28 ans.

– Agence France-Presse

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