France

120 000

Plus de 120 000 personnes sont à nouveau descendues dans les rues de nombreuses villes de France samedi. Il s’agit d’une baisse de la mobilisation par rapport aux samedis précédents à quelques jours de l’entrée en vigueur de l’obligation vaccinale pour les professions de santé. (AFP)

Afghanistan

Des Afghanes voilées manifestent leur soutien aux talibans à Kaboul

Plusieurs centaines d’Afghanes entièrement voilées se sont réunies samedi dans l’amphithéâtre d’une université de Kaboul pour exprimer leur soutien au nouveau régime taliban dont la politique à l’égard des femmes suscite l’inquiétude dans le pays comme à l’étranger. Ces quelque 300 femmes, pour la plupart vêtues d’un niqab noir couvrant tout de leur visage à l’exception des yeux, ont brandi le drapeau des nouveaux maîtres de l’Afghanistan en écoutant les oratrices venues défendre les mesures du nouveau régime. Une poignée d’entre elles avaient revêtu la burqa, voile intégral muni d’une grille au niveau des yeux dont le port était obligatoire sous le premier régime taliban (1996-2001), et de nombreuses femmes portaient des gants noirs, ont constaté des journalistes de l’AFP. Les talibans, qui sont revenus au pouvoir le 15 août dernier 20 ans après en avoir été chassés, sont attendus au tournant, notamment sur la question des droits des femmes.

— Agence France-Presse

Tunisie

Un homme s’immole par le feu en plein Tunis

Un homme a succombé à ses blessures samedi après s’être immolé par le feu en plein centre-ville de Tunis, un geste qui rappelle celui du travailleur précaire tunisien qui fut le déclencheur de la révolution de 2011. Un homme de 35 ans « s’est immolé par le feu sur l’avenue Habib-Bourguiba, il a des brûlures au troisième degré et on l’a transféré rapidement à l’hôpital pour grands brûlés », avait indiqué la Protection civile à l’AFP. En soirée, les médias locaux, dont la télévision d’État, ont indiqué que l’homme avait succombé à ses nombreuses blessures, précisant que les motivations de son acte n’étaient pas connues. Selon un témoin interrogé sous le couvert de l’anonymat, l’homme est arrivé en début d’après-midi sur l’avenue qui traverse le centre de Tunis, accompagné d’un autre, plus jeune. Ils ont tenté d’attirer l’attention de journalistes qui se trouvaient là et le plus âgé s’est ensuite aspergé d’un produit inflammable, et y a mis le feu avec un briquet, selon ce témoin.

— Agence France-Presse

Tchad

Plusieurs centaines de manifestants contre la junte

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi à N’Djamena contre la junte qui dirige le Tchad depuis la mort d’Idriss Déby Itno, encadrées par un fort dispositif policier, a constaté un journaliste de l’AFP. Des associations de la société civile ont appelé à manifester contre la charte du Conseil militaire de transition (CMT), dirigé par le fils d’Idriss Déby, Mahamat Idriss Déby Itno. Ces marches, régulièrement organisées depuis le décès de l’ex-président en avril, dénoncent aussi l’attitude de la France, l’ancienne puissance coloniale, accusée par une partie de l’opposition de soutenir le nouveau pouvoir. La manifestation, autorisée par les autorités et encadrée par des forces de l’ordre déployées massivement, s’est déroulée dans le calme, selon un journaliste de l’AFP. Succès Masra, farouche opposant des Déby et fondateur du mouvement politique Les Transformateurs, participait pour la première fois à l’une de ces manifestations depuis la mort du président-maréchal Déby.

— Agence France-Presse

Qatar

Enfants afghans cherchent parents, désespérément

« Où est-ce qu’on va ? » « Est-ce que je peux avoir des chips ? » Deux questions à la fois banales et fondamentales, posées par des enfants afghans traumatisés, déracinés, après avoir été évacués de Kaboul et accueillis au Qatar sans leurs parents.

Quelque 200 jeunes Afghans vivent depuis plusieurs jours à Doha, dans une structure d’accueil mise à leur disposition après leur évacuation de Kaboul.

Traumatisés, ils sont protégés des journalistes et des trafiquants de tous poils par la Qatar Charity, une organisation humanitaire de l’émirat à qui ils ont été confiés.

« Il est très difficile d’imaginer le traumatisme que ces enfants ont subi », explique un responsable humanitaire basé au Moyen-Orient ayant requis l’anonymat. « Ils sont en état de choc et de traumatisme semblable à ce que l’on a vu dans des endroits comme l’Irak et la Syrie, chez ceux qui revenaient de zones » contrôlées par le groupe djihadiste État islamique (EI).

Un policier français qui était aux portes de l’aéroport raconte : une femme « désespérée a jeté son bébé dans les barbelés en direction des forces spéciales françaises qui l’ont récupéré et confié aux médecins américains ».

« Le bébé a été soigné et évacué vers Doha.  C’était vraiment un nourrisson. Sa mère a disparu dans la foule », poursuit-il.

« Des sentiments plus forts que quiconque »

Autre histoire, autre drame. « Un homme est arrivé avec trois enfants en bas âge qu’il a présentés comme les siens. C’était des orphelins. Il les a utilisés pour se faire ouvrir la porte sans doute, mais du coup, ils ont été évacués aussi », relate toujours le policier.  

Il ajoute : « Des histoires comme ça, on en a vu plein dans le chaos. Elles font partie de cette débâcle ».

Les enfants dont s’occupe la Qatar Charity ont entre 8 et 17 ans, les plus petits sont dans une autre structure. Tous ont un point commun : ils sont déchirés de l’intérieur.

Dans des logements gérés par la Qatar Charity – auxquels l’AFP n’a pas eu accès –, ils ont été répartis par âges ou par familles lorsqu’ils sont arrivés à plusieurs. Mais dès que possible, ils sont regroupés en fonction des liens qui se sont tissés lors de leur exode.

« Ils peuvent s’attacher très vite les uns aux autres. Ils ont des sentiments plus forts que quiconque », constate Fatima-Zahra Bakkari, chargée de la coopération internationale pour l’ONG.  

— Agence France-Presse

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