COVID-19 AUTRICHE

« Probablement devrons-nous trouver un nouveau nom pour la petite fourmi qui accueille les touristes. »

— Michael Gruber, maire du village autrichien de Sankt Corona am Wechsel. La mascotte du village, baptisée « Corona », habillée à la mode locale, est actuellement imprimée sur les supports d’information à l’intention des visiteurs. (AFP) 

COVID-19  Royaume-Uni

Les Britanniques confinés pour au moins trois semaines

Le Royaume-Uni s’est à son tour résolu lundi à décréter un confinement de la population pour au moins trois semaines afin de freiner la propagation de plus en plus rapide de l’épidémie de nouveau coronavirus qui a fait plus de 300 morts dans le pays. Cette mesure, qui s’applique dès lundi soir, a été annoncée après un week-end qui a vu parcs et bords de mer pris d’assaut par des milliers de Britanniques, peu soucieux des recommandations officielles d’éviter les contacts non indispensables. « À partir de ce soir, je veux donner aux Britanniques une instruction très simple : vous devez rester chez vous », a déclaré Boris Johnson. Désormais, les Britanniques ne seront autorisés à sortir de chez eux que pour des cas très limités comme faire ses courses « aussi peu souvent que possible », aller travailler « quand c’est absolument nécessaire », se faire soigner ou faire de l’exercice une fois par jour, a précisé le chef du gouvernement conservateur lors d’une adresse à la nation. La police sera chargée d’appliquer ces dispositions et pourra sanctionner les contrevenants par des amendes. — Agence France-Presse 

COVID-19  FRANCE

Durcissement des règles de confinement

Le premier ministre français Édouard Philippe a annoncé, lundi, de nouvelles restrictions pour lutter contre l’épidémie de COVID-19 avec la limitation des sorties à un kilomètre de son domicile, pendant une heure maximum, et la fermeture, sauf dérogation, des marchés alimentaires à ciel ouvert. « Sortir pour promener ses enfants ou pour faire du sport, ça doit être dans un rayon d’un kilomètre de chez soi au maximum, pour une heure, et évidemment tout seul, et une fois par jour », a détaillé le premier ministre sur les ondes de TF1. Cela signifie notamment « qu’il faudra dater et donner l’horaire » de sortie sur l’attestation de déplacement dérogatoire que tout Français doit porter sur lui lorsqu’il sort de son domicile depuis le début du confinement, mardi dernier. Édouard Philippe a également annoncé sa décision de « fermer les marchés ouverts ». « Mais il sera permis aux préfets sur avis des maires de déroger à cette interdiction » lorsque le marché, dans certains villages, est « le seul [moyen] parfois » d’avoir « accès à des produits frais ». — Agence France-Presse

COVID-19  Espagne

Une patinoire transformée en morgue à Madrid

Une patinoire de Madrid va être aménagée pour entreposer les corps de victimes de la COVID-19 dans la capitale qui compte déjà plus de 1200 morts, ont annoncé lundi les autorités municipales et régionales. « Les préparatifs ont débuté pour habiliter l’installation prêtée par le Palacio de Hielo (le Palais de glace) pour accueillir des cadavres, et ainsi faciliter le travail des services funéraires, face à cette situation exceptionnelle », a annoncé la région de Madrid. Cette morgue improvisée devait commencer à être utilisée « dans les prochaines heures », selon le communiqué de la région. La région a évoqué « une mesure exceptionnelle », visant à « soulager la douleur des proches des victimes et la situation dans les hôpitaux madrilènes ». La mairie de Madrid a indiqué lundi que l’entreprise funéraire municipale ne pouvait pas collecter les dépouilles, faute d’équipements de protection pour son personnel. Cette patinoire est proche de la foire de Madrid dont les pavillons sont transformés en hôpital de campagne de 1500 lits, et qui pourrait à terme en accueillir jusqu’à 5500. — Agence France-Presse 

COVID-19  Syrie

Le dépistage à Idlib commencera bientôt, selon l’OMS

Le dépistage du nouveau coronavirus doit commencer dans quelques jours dans le nord-ouest de la Syrie en guerre, a annoncé lundi l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au milieu des craintes grandissantes sur une possible catastrophe sanitaire dans cette région surpeuplée. Le régime syrien a annoncé dimanche le premier cas officiel de contamination dans le pays, exacerbant les inquiétudes des quelque trois millions de personnes prises au piège dans le bastion djihadiste et rebelle d’Idlib (Nord-Ouest), où aucun cas n’a encore été officiellement recensé. Près d’un million de personnes ont été déplacées entre décembre et mars dans cette région, théâtre d’une offensive d’envergure du régime syrien et de son allié russe contre les djihadistes et rebelles, avant l’entrée en vigueur le 6 mars d’une trêve négociée par Moscou et Ankara, parrain de groupes insurgés. « Les tests seront disponibles à Idlib dans deux jours », a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’OMS, Hedinn Halldorsson. Quelque 300 trousses de diagnostic COVID-19 doivent être livrées mercredi à un laboratoire dans la ville d’Idlib et « les tests devraient commencer peu de temps après ». — Agence France-Presse

Égypte 

Human Rights Watch dénonce des tortures et disparitions de mineurs

Human Rights Watch (HRW) a dénoncé dans un rapport publié lundi des cas de disparition et de tortures de mineurs en Égypte, appelant les puissances occidentales à cesser leur aide sécuritaire au Caire. Dans ce document de 43 pages, préparé par HRW et l’ONG Belady : an Island for Humanity, plusieurs témoignages ont été rassemblés concernant des sévices sur 20 mineurs âgés de 12 à 17 ans. « Les récits poignants de ces enfants et de leurs familles révèlent comment la machine répressive égyptienne a commis de graves abus sur des enfants », dit Aya Hijazi, codirectrice de Belady citée dans le communiqué. Le document a été élaboré sur la base de témoignages de mineurs, de leurs familles et de documents officiels, de vidéos, ou encore de documents médicaux obtenus par les avocats de la défense. Quinze des vingt mineurs interrogés disent avoir été torturés lors d’une détention provisoire. Selon HRW, la majorité des cas rapportés ont été le fait de l’Agence de sécurité nationale du ministère de l’Intérieur, mais la police et l’armée étaient également parfois impliquées. — Agence France-Presse

COVID-19 

Les mesures s’intensifient en Afrique

Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a imposé, lundi, un confinement strict de trois semaines dans son pays, le plus touché par l’épidémie de COVID-19 en Afrique subsaharienne, tandis que le Sénégal et la Côte d’Ivoire ont proclamé l’état d’urgence assorti d’un couvre-feu, des mesures toutefois difficiles à appliquer dans un continent où sortir travailler est parfois une question de survie. 

« Un confinement national sera mis en place pendant 21 jours […]. Il sera imposé à partir de jeudi minuit », a annoncé avec gravité M. Ramaphosa lors d’un discours télévisé.

Cette mesure vise à prévenir une « catastrophe humaine aux proportions énormes », a-t-il expliqué.

Un total de 402 cas de COVID-19 ont été confirmés jusqu’à présent en Afrique du Sud, un nombre « multiplié par six en seulement huit jours », a insisté le chef de l’État.

« Sans action décisive, le nombre de personnes infectées va passer rapidement de quelques centaines à des dizaines de milliers et, d’ici quelques semaines, à des centaines de milliers. C’est une décision indispensable pour sauver des millions de Sud-Africains de l’infection », a-t-il expliqué.

Pour faire respecter ce confinement total, le président Ramaphosa a décidé de recourir à l’armée. Et dès lundi après-midi, des militaires ont été déployés dans la capitale économique, Johannesburg.

Après plusieurs pays d’Europe et d’Amérique latine notamment, l’Afrique, le continent le plus pauvre de la planète, adopte très progressivement le confinement, une mesure destinée à sauver des vies mais qui paralyse l’économie.

Principal ennemi : l’indiscipline

En Afrique de l’Ouest, deux chefs d’État, le Sénégalais Macky Sall et l’Ivoirien Alassane Ouattara, ont annoncé lundi soir des mesures similaires : instauration de l’état d’urgence et couvre-feu nocturne.

Le coronavirus « gagne du terrain » dans plusieurs régions sénégalaises (79 cas officiellement recensés), selon Macky Sall.

En Côte d’Ivoire (25 cas, aucun décès selon le plus récent bilan publié dimanche), un confinement progressif se met en place, « par aires géographiques ». Les déplacements entre Abidjan, la capitale économique où se concentre la majorité des cas, et l’intérieur du pays seront soumis à autorisation.

L’Afrique a pourtant été jusqu’à présent relativement épargnée par la pandémie par rapport au reste du monde : au moins 1628 cas, dont une cinquantaine de morts, ont été déclarés sur le continent, contre plus de 360 000 cas d’infection et 16 000 décès au total sur la planète, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles.

Mais la très grande faiblesse des services de santé dans les pays africains laisse craindre que la pandémie puisse être dévastatrice.

Déjà en vigueur en Tunisie, au Rwanda et à Maurice, le confinement a aussi été imposé lundi à Lubumbashi, la capitale économique de la République démocratique du Congo, et dans les deux principales villes de Madagascar, la capitale Antananarivo et Toamasina.

Le Nigeria, le pays le plus peuplé d’Afrique avec 200 millions d’habitants, qui n’a enregistré officiellement que 36 cas de coronavirus, dont 1 décès, a demandé lundi aux résidants de sa capitale, Abuja, et de sa ville la plus peuplée, Lagos, de rester chez eux.

— Agence France-Presse

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