MELS construira un nouveau studio

Le studio MELS 4, dont la construction commencera « le plus tôt possible », à Montréal, viendra combler une partie de l’espace manquant pour répondre à la demande des productions hollywoodiennes. « MELS jouit déjà d’une réputation internationale grâce à la renommée de ses installations, de son expertise et de ses services, a dit Martin Carrier, président de MELS, par voie de communiqué. Nous sommes fiers de proposer, avec MELS 4, une offre encore plus attrayante qui nous permettra de répondre aux besoins croissants de l’industrie des superproductions cinématographiques et télévisuelles. »

— La Presse Canadienne

Vie au travail

Épuisés, les cadres supérieurs songent à quitter le navire

C’est le constat que pose une étude menée par Solutions Mieux-être LifeWorks et Deloitte Canada

La pandémie a eu des impacts tels sur les hauts dirigeants que beaucoup songent à quitter le bateau ou du moins leur poste pour une fonction avec des responsabilités moindres.

C’est ce que dévoile une étude menée par Solutions Mieux-être LifeWorks et Deloitte Canada auprès de 1200 cadres supérieurs (excluant les PDG) travaillant majoritairement au Canada, dans des organisations comme Bell, Deloitte et la Ville de Toronto.

En effet, près du quart (23 %) envisagent de démissionner, 16 %, de lorgner un poste moins exigeant et 15 %, de prendre leur retraite, à cause du stress, de l’anxiété et de la surcharge de travail des derniers mois liés à la crise sanitaire. D’autres rêvent d’un long congé ou d’un travail à temps partiel.

« On sait que la pandémie a eu un impact sur tout le monde, mais encore plus sur les leaders, dit Paula Allen, directrice mondiale et première vice-présidente, recherche et mieux-être global de Solutions Mieux-être LifeWorks, en entrevue. Les données sont marquantes. Les cadres supérieurs ont eu l’impression de devoir gérer un stress intense. »

« [Les cadres] s’en faisaient pour leurs équipes, mais la situation était aussi stressante pour eux. Alors qu’ils ont le devoir de soutenir leurs équipes, c’est impossible de bien le faire s’ils ne le font pas pour eux aussi. »

— Paula Allen, directrice mondiale et première vice-présidente, recherche et mieux-être global de Solutions Mieux-être LifeWorks

Dans les faits, passeront-ils à l’action ? « Ce sera un mélange des deux. Bien des gens ne le feront pas », croit Paula Allen.

Derrière les claviers, les tabous tombent

L’anonymat de ce sondage en ligne et le niveau actuel de fatigue et d’anxiété pourraient avoir délié des doigts sur des claviers pour nommer une situation encore taboue dans la population active, encore plus chez les dirigeants : les problèmes de santé mentale et le recours à l’aide professionnelle pour les résorber. « Les cadres supérieurs sentent qu’on n’aura pas d’empathie pour eux, qu’ils n’auront pas la permission d’aller chercher de l’aide, que ça va nuire à l’avancement de leur carrière s’ils s’ouvrent, énumère Paul Allen. Or, c’est très dommageable s’ils cachent leurs problèmes, et ce, tant pour eux que pour leurs équipes et l’entreprise. Si leur solution est de quitter leur poste, par exemple, ça peut perturber les activités de l’entreprise. »

En attendant, 82 % des gens sondés admettent être physiquement et mentalement épuisés au bout de leur journée de travail, 59 % se disent incapables de faire une pause ou de se détendre et 49 % ont du mal à dormir.

Dans la prochaine année, la firme de recrutement de dirigeants de haut niveau Intel 2 Talent s’attend néanmoins à une recrudescence des mandats. « Présentement, beaucoup d’exécutifs veulent changer de poste, mais pas nécessairement ralentir, constate la cofondatrice et associée directeur, Brigitte Simard. La façon des entreprises de gérer la pandémie a beaucoup à y voir. Les valeurs, les considérations, le respect et la culture positive n’ont pas toujours été au rendez-vous. La pandémie a levé le voile sur la vraie culture et beaucoup sont déçus et prêts à quitter leurs employeurs pour se joindre à une entreprise respectueuse, flexible et inclusive. »

Les administrateurs de sociétés se questionnent aussi. « Ils se rendent compte que la pandémie a été très exigeante pour eux et que siéger à trois ou quatre conseils d’administration, c’est trop, dit Brigitte Simard. Plusieurs vont réduire le nombre de C.A., se concentrer sur un ou deux. »

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