Gourmand

À la carte

La scène gastronomique locale se réinvente sans cesse. Ouverture de restaurants, nouveaux menus, évènements… Nous vous présentons chaque semaine ce qu’il ne faut pas manquer pour bien boire et bien manger.

En vedette

P2 : cocktails et cru jusqu’à tard

Une nouvelle adresse de cocktails et de plats crus s’est installée dans la renommée rue Wellington, à Verdun. Le P2 (dans l’ancien local du bistro Paname) est le nouveau projet de l’équipe derrière le Bar Palco.

« On a toujours voulu ouvrir un bar à cocktails sur la Well et ce n’était pas présent », raconte le copropriétaire Charles-Étienne Bégin. Quand l’aventure du Paname a pris fin, l’équipe a sauté sur l’occasion, tout en gardant le charme du local, avec son imposant bar et sa céramique en mosaïque.

La carte des cocktails, signée par Nina Castilla, change au gré des saisons et des évènements spéciaux. Les sirops, huiles et condiments sont faits maison, « en synergie avec la cuisine », pilotée par Kevin Aves (Pamika, Sobremesa, H4C, Maison Saint-Paul).

« Je veux que ça soit beau et que ça concorde avec les saveurs », note la mixologue, qui veut aussi surprendre les clients avec des ajouts originaux aux cocktails déjà bien connus. Ici, l’espresso martini est réinventé avec de la tequila, du mezcal et un bitter aztèque.

Nina Castilla fait aussi la part belle à l’automne (et au début de l’hiver) avec son Pumpkin spice flip (à base de bourbon, frangelico, sherry et sirop de citrouille épicé), et son récent ajout : le Brown sugar « baby » (au rhum, beurre brun, bitter cacao et chocolat noir). Il ne faut pas non plus manquer le martini maison – le Gibson – avec ses oignons marinés. Avis aux intéressés : il y a une belle sélection de cocktails sans alcool.

Au menu : huîtres, crudo, tartares et plats végétariens. « On voulait vraiment jouer avec le cru », résume Charles-Étienne Bégin. Quelques plats réconfortants figurent à la carte pour la saison froide, mais la fraîcheur s’y retrouvera toute l’année. Un exemple : le gravlax de flétan, magnifiquement coloré avec ses huiles d’aneth et de chorizo, sa crème de citrouille épicée, son poblano confit et son céleri rave. Le flétan se décline également en roulé avec beurre blanc, poireaux, daikon et crème sure.

La focaccia maison du chef (apprise alors qu’il travaillait avec Dany Bolduc au H4C) accompagne à merveille les assiettes. « Je mélange mes origines du Mexique et de l’Amérique du Sud avec mes cuisines favorites, japonaise et française », détaille Kevin Aves.

P2 veut se différencier de son autre adresse festive, le Bar Palco. On vient ici pour un apéro jusqu’à tard dans une ambiance feutrée, au son de musiques hip-hop, R’n’B ou des années 1990. L’équipe est même agréablement surprise de retrouver d’anciens clients du Palco, qui cherchent maintenant un endroit où pouvoir discuter autour d’un (bon) verre. « On veut amener les gens de Verdun et d’ailleurs à découvrir l’univers des cocktails, dans une ambiance cosy », lance le copropriétaire Charles-Étienne Bégin. Mission accomplie ! Ouvert du mardi au samedi, de 17 h jusqu’à tard.

4847, rue Wellington, Montréal

— Florence Dancause, La Presse

Ouverture

Well Dun : pizza bien faite

La pizza peut avoir un petit côté religieux. Chacun prêche pour sa paroisse. Les uns ne jurent que par la napolitaine fraîchement sortie du four. Les autres prétendent que la romaine est supérieure grâce à sa pâte qui se tient mieux. De ce côté-ci de l’Atlantique, les New-Yorkais revendiquent également la pertinence de leur « création ». Chez Welldun, nouvelle pizzéria sur la Well, à (Ver)dun (vous voyez la contraction ?), Danny Perez et Anaïs Braye ont décidé d’embrasser large avec non pas deux ni trois, mais bien quatre familles de pizza. De New York il y a la ronde de 16 pouces et la « grand-mère » (Grandma), fine et rectangulaire. À la al taglio romaine, le couple a préféré la plus épaisse et moelleuse sicilienne. Et pour finir, Welldun a emprunté à Detroit sa pizza cuite dans une poêle rectangulaire à parois hautes qui permet de former une fine tuile de fromage sur le pourtour. Afin que la gestion de la cuisine demeure humaine, les options de garnitures ont été limitées, avec un plus grand choix (neuf) pour la New-Yorkaise, trois pour Detroit, trois pour grand-maman et deux pour la Sicile ! Finalement, c’est possible de commander tout simplement une pointe/un morceau ou une version entière, à manger sur place ou à emporter.

— Ève Dumas, La Presse

4434, rue Wellington, Montréal

À l’essai

Commodore : délicieux ajout au Quartier des spectacles

Il a poussé l’été dernier comme une fleur sur le bitume, l’hôtel HoneyRose, une élégante bâtisse au look inspiré des années 1920 (une conception en collaboration avec Atelier Zébulon Perron) installé à l’angle névralgique De Maisonneuve et De Bleury. Au rez-de-chaussée, se trouve une magnifique brasserie. En cuisine, le chef Gregory Faye, habitué des établissements hôteliers (W Montréal, hôtel Place d’Armes, Maison Boulud), mène le bal, avec l’apport de sa sous-cheffe Marie Rougier. Il y propose une cuisine de brasserie française bien maîtrisée, qui visite plusieurs classiques : soupe à l’oignon, poireau vinaigrette, salade niçoise, foie gras maison, tartare de veau (phénoménal !). À ne pas manquer, car c’est la spécialité du chef : la photogénique tranche de pâté en croûte, avec gelée de champignons de Paris et échalotes confites. Côté dessert, c’est du solide aussi, grâce à l’apport de la pâtissière Élia Cirasaro, dont nous avons goûté le divin pavlova aux amandes et mûres. L’endroit offre aussi un comptoir café, pour les matins pressés, ainsi qu’un autre restaurant d’inspiration californienne, Muze Lounge & Terrasse, au cinquième étage.

355, boul. De Maisonneuve Ouest, Montréal

— Iris Gagnon-Paradis, La Presse

Actualités

Viva a le vent dans les voiles

Le moment choisi n’est pas innocent. Viva panettone, entreprise créée en 2021 par Éric Goeury (Les Co’Pains d’abord) et Anthony Daniele (Le pain dans les voiles), vient d’ouvrir une boutique éphémère sur le boulevard Saint-Laurent. Ainsi, les gourmands auront le temps de tester à la tranche les différents parfums développés, question de faire le bon choix à Noël ! Outre les panettones entiers aux formats variés, la boutique vend des tartinades, des creminos et d’autres produits sucrés. Viva a le vent dans les voiles, avec une nouvelle participation à la Coupe du monde du panettone, qui se tiendra dans un an à Milan. C’est la deuxième fois que l’entreprise est sélectionnée. Les finales éliminatoires nord-américaines ont eu lieu à New York cet automne. À Milan, en 2024, chaque participant devra présenter six panettones pesant entre 970 g et 1030 g chacun, de type milanais traditionnel (aux fruits confits). Aucun écart à la tradition ne sera toléré !

— Ève Dumas, La Presse

6422, boulevard Saint-Laurent, Montréal

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