Les protégés d’Eye of the Tiger invaincus

Yves Ulysse jr termine le gala de boxe de Shawinigan en force

Yves Ulysse jr (20-2-0, 10 K.-O.) n’avait pas envie de s’éterniser en finale du gala de boxe présenté par Eye of the Tiger Management (EOTTM) au Centre Gervais-Auto de Shawinigan. Grâce à une solide droite lors du cinquième assaut, il a été en mesure d’envoyer son adversaire, David Théroux, confirmant ainsi la défense de son titre de champion NABF chez les super-légers.

Dès le début de la confrontation, le Montréalais de 32 ans avait le couteau entre les dents et semblait désireux de mettre fin au combat rapidement. De son côté, Théroux réussissait à bien se protéger devant les frappes d’Ulysse, certains de ses coups parvenant également à toucher la cible. Lors du second assaut, Théroux a été pris au dépourvu par un crochet du droit d’Ulysse, ce qui l’a forcé à poser un genou au sol. À partir de ce moment, c’est le favori qui a pris de plus en plus l’ascendant.

Trois rondes plus tard, Ulysse a de nouveau été en mesure de percer la défensive de Théroux qui a de nouveau touché le sol. L’arbitre responsable du combat a alors décidé de mettre un terme à l’affrontement, confirmant du même coup sa 20e victoire chez les professionnels.

« Ç’a été un bon combat. Je devais l’avoir à l’usure, car il était fermé comme une coquille. Je ne l’ai pas sous-estimé. C’était un combat dur. Ce qui m’a donné un avantage, c’est ma vitesse. […] Je voulais lui faire mal puisqu’il fonçait sur moi pour s’imposer. Quand je l’ai eu dans les câbles, je l’ai touché. Je savais que c’était une question de timing. Je lui ai envoyé des coups au corps pour le forcer à s’ouvrir », a analysé Ulysse en conférence de presse après le combat.

Pour le gagnant de la finale de ce gala de boxe, cet affrontement avait une signification particulière, car il connaissait depuis très longtemps son adversaire. En effet, les deux hommes se sont entraînés ensemble à de nombreuses reprises.

« David, c’est une personne que j’apprécie. C’était un partenaire pour moi. »

Pour la suite des choses, Ulysse s’est contenté de dire qu’il attendrait de voir ce qu’EOTTM allait lui présenter afin de dicter ce qui se passera avec lui dans les prochains mois. Le promoteur Camille Estephan a fait valoir pour sa part qu’il espérait lui dénicher un combat d’envergure prochainement.

EOTTM assez satisfait

Pour le promoteur du groupe EOTTM, ce gala de boxe, le premier présenté devant un public depuis le début de la pandémie de COVID-19, s’est révélé satisfaisant. Certes, il aurait souhaité avoir plus de 1142 spectateurs dans les gradins, mais il s’est dit fort heureux de la tournure des évènements.

« Pour moi, c’est une grande réussite. C’était bon de voir des spectateurs, ce qui nous amène vers un retour à la normale. Nous aurions aimé en avoir 1500, mais étant données les circonstances, avec le début des vacances de la construction, le mois de juillet qui n’est pas excellent pour la boxe et la grande saison du Canadien de Montréal, c’était plus difficile. Tout le monde a apprécié, cependant », a noté le promoteur.

Lors des six duels au menu, ce sont tous les protégés d’Estephan qui l’ont emporté. Il s’est montré satisfait des performances des siens, soulignant au passage la qualité de l’opposition. « Je ne peux pas être plus heureux des combats de nos gars, bien honnêtement. »

Clovis Drolet (13-1-0, 8 K.-O.) contre Danyk Croteau (5-4-0, 3 K.-O.)

La demi-finale du gala a été plutôt expéditive. Après un début de combat où les deux pugilistes ont mis un certain moment à s’apprivoiser, le Beauportois Clovis Drolet a commencé à dégainer de vifs coups qui ont souvent atteint le Gatinois Danyk Croteau. Ce dernier, devant la répétition des frappes, a dû poser un genou au sol au cours du troisième assaut. Il a su se relever, mais dès la reprise de l’action, Drolet l’a de nouveau bombardé de coups. L’arbitre n’a alors eu d’autre choix que de mettre un terme à cet affrontement avant la fin de ce duel censé durer huit rondes.

Raphaël Courchesne (9-1-0, 4 K.-O.) contre Larone Whyte (6-5-0, 5 K.-O.)

Après un début d’affrontement où les deux combattants ont tranquillement pris leur rythme, Courchesne a pris l’ascendant sur Whyte dans cet affrontement de poids mi-moyens (150 lb). Lors du quatrième assaut, une rafale de coups de poing solides de la part de Courchesne a fait beaucoup de dommages. Dès le début de la ronde suivante, Courchesne s’est assuré de terminer le travail en décochant une puissante gauche directement au menton de Whyte. Ce dernier s’est alors effondré au tapis, ce qui a confirmé du même coup le quatrième K.-O. du natif de Saint-Hyacinthe. C’était la première défaite par K.-O. de Whyte en carrière.

Thomas Chabot (3-0-0, 3 K.-O.) contre Pierre-Michel Paré (débuts professionnels)

Dans cet affrontement 100 % thetfordois chez les poids légers (135 lb), Chabot a été le principal agresseur dès le premier son de cloche, rouant son adversaire de coups sans relâche. À force d’encaisser, Paré a dû mettre le genou au sol à trois reprises au cours de l’affrontement. Quelques instants après, l’arbitre a pris la décision de mettre fin à l’affrontement, confirmant ainsi la quatrième victoire par K.-O. de Chabot depuis ses débuts professionnels.

Alexandre Gaumont (2-0-0, 1 K.-O.) contre Olivier Tshitumba (1-1-0, 1 K.-O.)

Lors du second combat de la soirée, dans la catégorie des poids moyens (160 lb), le Gatinois Alexandre Gaumont, nouvellement papa, n’a pas perdu de temps face à son adversaire. Combatif, Gaumont a vu plusieurs de ses coups atteindre durement Tshitumba. Ce dernier s’est écroulé au sol à la suite d’un puissant crochet du gauche de Gaumont. L’arbitre a alors pris la décision de mettre fin au combat immédiatement, tout juste avant la fin du premier assaut.

Zachary Adu-Fleurant (débuts professionnels) contre Dylan Rushton (2-4-2)

Pour ses débuts professionnels, le Montréalais Adu-Fleurant a eu droit à une solide opposition de son rival ontarien dans cet affrontement de la catégorie super-légers (140 lb). Bien que ce soit Adu-Fleurant qui ait encaissé la frappe la plus percutante lors du premier assaut, il a été l’agresseur pendant le gros du combat, plusieurs de ses coups atteignant la cible. Les quatre rondes ne faisant pas de maître, ce sont les juges qui ont départagé les deux hommes. Les trois juges ont tous donné la victoire au représentant du groupe EOTTM.

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