« Nous estimons pouvoir tenir le coup »

Les 12 millions offerts par le gouvernement du Québec devraient être suffisants pour terminer la saison, selon les dirigeants

Les chiffres de 18 et 24 millions avaient circulé au cours des derniers mois, mais c’est plutôt la somme de 12 millions que les 12 équipes québécoises de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) recevront de la part de la ministre des Sports, Isabelle Charest. La somme devrait être suffisante pour que le circuit puisse terminer la saison 2020-2021.

« C’est un montant qui est très intéressant dans la mesure où nos budgets d’exploitation sont très élevés. Ça permettra de donner à nos joueurs l’appui dont ils ont besoin sur le plan sportif et scolaire. Ça permettra aussi de garder notre personnel en place », a commenté le porte-parole de la LHJMQ, Maxime Blouin, en entrevue téléphonique avec Le Soleil.

La LHJMQ était en discussion avec le cabinet de la ministre depuis plusieurs semaines concernant cette aide, qui fait partie des 70 millions annoncés pour le milieu sportif jeudi. « Le budget moyen des équipes est de 2 millions par an. »

« Nous estimons pouvoir tenir le coup jusqu’à la fin de la saison avec cette aide. »

— Maxime Blouin, porte-parole de la LHJMQ

« Si on peut poursuivre la saison comme on l’avait entamée, on a quand même eu de belles surprises de la part de nos commanditaires », indique M. Blouin au sujet de la subvention qui arrive une journée après que la LHJMQ a reporté d’au moins 14 jours la suite des activités de ses équipes québécoises.

« Comme toutes les entreprises, on ne peut pas avoir une pandémie de trois ans. On ne survivrait pas. Il faudrait voir autre chose.

« Il faudra aussi voir comment la ligue pourra opérer pour les prochaines années », reprend celui qui espère toujours que la LHJMQ puisse terminer la saison avec des spectateurs dans ses amphithéâtres en vue d’un retour à la normale à l’automne 2021.

un Coup de main apprécié

L’aide financière a aussi été bien accueillie par Alexandre Tanguay, président du conseil d’administration de l’Océanic de Rimouski.

« Nous sommes très heureux de pouvoir compter sur cet appui du gouvernement du Québec. Nos étudiants-athlètes pourront continuer d’être bien encadrés », a-t-il affirmé au Soleil.

« C’est certain cependant que ça ne couvrira pas la totalité de nos pertes alors que certaines équipes fonctionnent avec un budget de 2,5 millions ou même 3 millions. Il y aura quand même beaucoup de défis à relever pour les prochains mois et les prochaines années.

« La partie n’est pas encore gagnée pour les 12 équipes. Ce qu’on recevra devrait cependant couvrir une partie des pertes de revenus enregistrées au niveau de la billetterie », ajoute-t-il en disant avoir bon espoir que la ligue puisse reprendre ses activités au cours des prochaines semaines ou des prochains mois.

aide financière à la lhjmq

« Sans cette aide, on n’était plus là ! »

Comme les 11 autres formations du Québec, le Phœnix de Sherbrooke profitera d’une aide d’un million de dollars provenant du gouvernement du Québec, plus précisément du Conseil du trésor, qui a offert jeudi 12 millions à la LHJMQ « pour assurer la pérennité » du circuit. Au total, la ministre déléguée à l’Éducation et responsable de la Condition féminine Isabelle Charest, a promis une aide de 70 millions aux différentes fédérations en proposant d’augmenter de 60 % le fonds destiné aux opérations de chaque organisme sportif, faisant ainsi passer l’enveloppe de 110 millions à 180 millions.

— Jérôme Gaudreau, La Tribune

Confinement pour 14 jours

Comme un retour au camp d’entraînement

En congé forcé jusqu’au 28 octobre, les équipes québécoises de la Ligue de hockey junior majeur du Québec font contre mauvaise fortune bon cœur. Alors que la saison venait à peine de débuter, elles ont droit à ce qui ressemble à un retour au camp d’entraînement alors que le circuit Courteau a décidé de suspendre tous ses matchs dans la Belle Province pour les deux prochaines semaines. « Je le prends comme une continuité du camp d’entraînement », évoque Pierre Rioux, directeur général du Drakkar de Baie-Comeau. « Pour nous, c’est business as usual : les joueurs arrivent à 8 h le matin, on prend leur température et ensuite il y a l’entraînement sur glace et l’entraînement hors glace. Ils dînent, et puis c’est l’école à distance de 13 h à 16 h. Tout se passe au Centre Henry-Leonard. »

— Ian Bussières, Le Soleil

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