Du rêve à la réalité

Oser démolir un mur porteur

Toute rénovation exige une bonne dose de planification et couronne un processus de longue haleine. Une fois par mois, nous ferons découvrir des projets de diverses envergures, qui pourraient donner des idées.

Les propriétaires d’une maison unifamiliale de l’arrondissement d’Anjou, à Montréal, rêvaient d’abattre le mur porteur qui séparait partiellement la cuisine de la salle à manger et du salon. Celui-ci les empêchait d’interagir à leur guise avec leurs enfants et leurs petits-enfants quand ils venaient chez eux. En enlevant la cloison, ils auraient enfin de l’espace pour aménager un vaste îlot, sur lequel ils pourraient préparer des repas à leur guise. Ils en profiteraient pour métamorphoser la cuisine et la rendre plus fonctionnelle.

En 2020, ils ont pris contact avec l’entreprise Max Larocque Construction pour évaluer les possibilités techniques et estimer le coût des travaux. « Le couple cuisine énormément et garde régulièrement ses petits-enfants, explique Marie-Ève Gauthier, designer d’intérieur et vice-présidente de l’entreprise. Il voulait qu’il y ait une synergie entre la cuisine, la salle à manger et le salon. C’est donc tout cet espace qui a été repensé pour que tout le monde puisse circuler et être à l’aise. »

Les propriétaires désiraient conserver le manteau de cheminée de briques, qui date de la construction de la maison, dans les années 1980. « Le parquet a été refait dans la cuisine et la salle à manger, mais il est demeuré en chêne, parce que ailleurs au rez-de-chaussée et à l’étage, les boiseries, les portes et le parquet sont en chêne. Il faut toujours essayer d’avoir une harmonie dans l’ensemble de la maison. »

Le budget initial était de 72 000 $. Les propriétaires ont finalement déboursé 82 000 $. Ce qui a fait gonfler la facture ? Le coût de la structure installée au plafond entre la cuisine et la salle à manger, conformément aux recommandations d’un ingénieur, le choix d’une hotte et d’un dosseret plus chers, un ajout pour solidifier le plancher afin que celui-ci arrête de grincer, ainsi que l’incorporation de quelques portes d’armoire vitrées dans l’îlot.

Les travaux en bref

Un incontournable : un grand îlot offrant beaucoup d’espace de rangement

Un compromis : demeurer sur place le temps des travaux

Durée des travaux : environ trois mois

Coût d’abord estimé : 72 000 $

Coût final : 82 000 $

Designer d’intérieur : Marie-Ève Gauthier (Max Larocque Construction)

Entrepreneur : Max Larocque Construction

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