Festival

Quoi voir à Vues d’Afrique

Le 37e festival Vues d’Afrique, qui a lieu en ligne du 9 au 18 avril, s’amorce vendredi avec la présentation du long métrage Les sandales blanches de Christian Faure. Au cours de cette période, les cinéphiles pourront voir gratuitement une centaine d’œuvres de tous genres sur le site tv5unis.ca. Voici quelques suggestions.

Terre des braves

Comme dans tous les festivals, la sélection internationale des longs métrages de fiction est la plus attendue. Dans le cas de cette édition de Vues d’Afrique, on compte 11 œuvres provenant du Maroc, de l’Algérie, du Mozambique, du Cameroun, etc. De la Namibie nous arrive ce thriller de Tim Huebschle racontant l’histoire de Meisie Willemse, policière qui, à la poursuite d’un tueur, rencontre plusieurs aspérités. Dont le dévoilement de son passé trouble par un journaliste. Par ricochet, le film évoque la rudesse du pays et le sort réservé aux femmes.

Matares

À travers le regard de deux enfants, Matares, de Rachid Benhadj, explore différents thèmes très actuels : l’immigration, l’incompréhension de l’autre et la haine qui en découle. Mona est une fillette ivoirienne installée avec sa mère à Tipasa, en Algérie. Dans l’espoir d’amasser l’argent nécessaire pour se rendre auprès de son père en Italie, elle vend des fleurs aux touristes. Et ce, au grand dam de Said, Algérien de 10 ans qui fait le même travail. Cette concurrence dégénère en querelle religieuse. Il s'agit d'une coproduction Algérie-Italie.

Courts et moyens métrages

Les courts et moyens métrages, fictions, animations et documentaires, forment la plus importante livraison de films du festival. Les sujets sont variés. Ainsi, Bocamandja (notre photo), de Marc Serena, présente la seule compagnie de théâtre stable en Guinée équatoriale. Wata de Ronan McKenzie et de Joy Yamusangie présente le jazz comme l’esprit africain de l’eau. Dans Tuk Tuk, de Mohamed Kheidr, on suit le destin d’une femme abandonnée qui conduit un de ces véhicules pour nourrir sa famille. L’excision, les révolutions, le couple, l’enseignement et le voyage sont d’autres sujets explorés.

Ballon de sable

Dans la section des longs métrages documentaires, Ballon de sable, de Younes Jeddad, est une coproduction Maroc-Tchad dans laquelle le spectateur suit l’évolution de la malheureuse équipe nationale du Tchad. Bien qu’elle s’appelle Les Géants, l’équipe n’a jamais rencontré le succès en compétition internationale. Faite de petits espoirs et de grandes déceptions, l’histoire est racontée à travers le regard et la parole de deux des membres du club.

Dieu Gou, le retour d’une statue

Toujours dans la section des longs métrages documentaires, Dieu Gou, le retour d’une statue, de Laurent Vedrine, aborde un sujet qui s’éternise depuis trop longtemps : les litiges entourant la restitution d’œuvres spoliées. Dans ce film français, le réalisateur fait un retour sur l’engagement fait par le président Emmanuel Macron, en novembre 2017, de restituer aux anciennes colonies françaises des œuvres d’art volées. Pour le Bénin, la statue du dieu Gou est une précieuse sculpture dont le retour est attendu depuis longtemps.

Sur les traces de John Ware

La section Regards d’ici regroupe des œuvres québécoises et canadiennes consacrées à des thèmes propres à Vues d’Afrique. Sur les traces de John Ware, de Cheryl Foggo, s’intéresse à la vie d’un cowboy noir vivant et travaillant en Alberta à la fin du XIXe siècle. Pour la réalisatrice, le personnage est emblématique par sa volonté à faire face au racisme de son entourage. À voir aussi dans cette section, La langue est donc une histoire d’amour, d’Andres Livov. Nous avons déjà parlé de ce documentaire sur l’histoire d’une classe d’adultes en immersion pour apprendre le français à Montréal.

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