Sebastian Breza

De retour au bercail

Sebastian Breza a quitté le club de soccer de Sainte-Julie à 16 ans dans l’espoir d’atteindre les sommets en Italie. Le gardien est de retour à la maison. « Un bon choix » pour sa carrière, a-t-il dit.

« Quand je suis parti de Montréal, c’est sûr que j’avais des attentes énormes. Mais je me suis retrouvé dans un club de troisième division. Ça, ce sont des choses que tu ne vois pas à la télé. Les divisions les plus basses, c’est là qu’il faut que tu travailles pour ensuite avoir la chance de te faire ramasser par un plus grand club », a raconté Breza, natif d’Ottawa, pendant une visioconférence avec les médias montréalais, mercredi après-midi.

Ce parcours outre-mer a été plus tortueux qu’il ne le souhaitait à l’époque. Mais avec le recul, le joueur de 23 ans en reconnaît les bienfaits.

« Peut-être que quand ça s’est passé, quand j’ai été dans la troisième division, par la suite j’ai dû descendre en quatrième pour aller jouer des matchs, peut-être que sur le coup, j’aurais aimé avoir plus de chances dans les plus grands championnats. Mais quand Bologne a appelé mon agent parce que l’équipe était disposée à m’acheter, j’ai réalisé que les expériences dans les divisions les plus basses payent à un moment donné. »

« Auparavant, je n’y pensais pas, mais maintenant, j’aime dire que j’ai eu la chance de jouer dans ces divisions plus basses. »

Le gardien de 6 pi 4 po a notamment disputé 54 matchs en troisième division italienne avec le Potenza SC, avant de se joindre au Bologne FC, en août 2020, de qui le CF Montréal vient de l’obtenir en prêt jusqu’en décembre.

En 29 matchs cette saison avec le Bologne FC – également propriété de Saputo –, il n’avait été de l’effectif que sept fois et n’a pas joué.

L’expérience de la série A [première division italienne, dont fait partie Bologne] a été « incroyable », a-t-il indiqué.

Mais désormais, il voudra jouer.

« Tout le monde aspire à être partant »

Ses objectifs ? Les mêmes que ceux de Clément Diop et de James Pantemis, a-t-il répondu.

« Tout le monde aspire à jouer, à être partant. C’est sûr qu’en bougeant de Bologne pour venir à Montréal, j’aimerais jouer. Mais on va voir ce que l’entraîneur décide. C’est son choix. »

Breza devra peut-être prendre son mal en patience. En théorie, il part troisième derrière Diop et Pantemis, dont il était l’un des auxiliaires aux récentes qualifications olympiques des moins de 23 ans.

N’empêche, l’entraîneur adjoint Jason Di Tullio l’avait affirmé la veille, le nouveau venu croit en ses moyens.

« Si je pense que j’ai ce qu’il faut, oui. Après, je peux comprendre qu’on pourrait penser qu’un jeune va chercher un club pour aller jouer, une place garantie. Mais la réalité du foot, c’est que les places garanties n’existent pas », a-t-il analysé.

Breza n’a su qu’il y a une dizaine de jours qu’il prendrait la direction de Montréal, a-t-il relaté. La destination n’a cependant pas pesé dans la balance.

« C’est un bon choix pour ma carrière. Si Bologne avait été associé à un autre club, disons Miami, le choix aurait été sûrement le même. »

— Sebastian Breza

Mais ses parents préfèrent sans doute cette association Bologne-Montréal, eux qui n’avaient pas vu leur fils depuis environ un an.

Breza a voyagé avec le CF Montréal en direction d’Orlando, mardi, puis participé à son premier entraînement avec l’équipe, mercredi matin.

La formation montréalaise y disputera un premier match préparatoire ce jeudi contre le Tormenta FC.

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