À la carte

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Même en pandémie, la scène gastronomique d’ici ne manque pas de créativité. Alors que les salles des restaurants sont de nouveau fermées dans les zones rouges du Québec, nous vous présentons chaque semaine ce qu’il ne faut pas manquer pour bien boire et bien manger… à la maison.

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Victoria BBQ, casse-croûte éphémère à Saint-Lambert

Connu pour son traiteur Parreira Traiteur, Franco Parreira travaille à Montréal, mais il est un fier résidant de Saint-Lambert. C’est d’ailleurs en voyant que le local qui a abrité pendant des années une trattoria italienne, devant le parc du Village donnant sur l’artère commerciale principale de la ville, qu’il s’est dit qu’il y avait là une chance à saisir. Avec son associé Maxime Tremblay – avec qui il a lancé le restaurant portugais 3734, dans Saint-Henri – et son bon ami et désormais partenaire Maxime Gagné, enseignant à l’École des métiers de la restauration et du tourisme de Montréal et chef de la chouette sandwicherie Mitch Deli, dans Rosemont, il a donc décidé d’investir l’espace avec un concept de snack-bar éphémère, le Victoria BBQ.

« La situation des traiteurs n’est vraiment pas évidente durant la pandémie, donc on développe des projets pour faire travailler le plus possible notre monde. Pour nous qui aimons bouger, c’est une période de possibilités. Il n’y a pas juste du négatif », souligne M. Parreira.

Le Victoria BBQ veut combler un besoin des résidants des alentours, avec un comptoir à emporter familial rapide, certes, mais où la qualité autant dans l’exécution que les produits est au rendez-vous. À l’ardoise, le poulet rôti BBQ (la même base de recette du fameux poulet portugais du 3734, soit saumuré, cuit sous vide puis grillé, mais à la sauce BBQ) côtoie le mac n’cheese, les côtes levées, la soupe poulet et nouilles, de savoureux beignes et, bien sûr, de décadents sandwiches comme le BLT au flanc de porc ou au pulled pork.

Du très populaire poulet frit piri-piri est aussi offert une fois par semaine, en précommande seulement. Des plats axés sur les légumes ne sont pas en reste, témoignant d’un bel équilibre dans l’offre à manger, avec des propositions comme la courge rôtie érable et épice cajun ou une salade de choux de Bruxelles au bacon et pecorino. Selon les arrivages et leur inspiration, l’équipe compte bien s’amuser et proposer des créations du moment. À noter que, tout comme le Mitch Deli, l’endroit proposera une jolie sélection de bouteilles de vins nature dès qu’il aura reçu son permis d’alcool ; en attendant, limonade à la lavande ou lait frappé vanille-pêche-fraise sont offerts pour se désaltérer.

Si le Victoria BBQ se dit « éphémère », c’est que le trio compte, lorsque les circonstances le permettront, installer un restaurant en bonne et due forme dans le grand local doté d’une tout aussi grande terrasse, dont une seule partie est occupée pour l’instant. D’ailleurs, cette partie accueillera bientôt les décadentes pizzas « style Détroit » d’Accommodation Danny, un projet du chef Danny St Pierre. Et que les fans du snack-bar se rassurent : le projet, nous assure-t-on, migrera en temps et lieu dans les alentours.

Du mardi au dimanche, commande au comptoir seulement.

575, avenue Victoria, Saint-Lambert

Application

FlipNpik, un réseau social pour soutenir le local

L’idée existe sous forme d’entreprise en démarrage depuis cinq ans déjà : l’application montréalaise FlipNpik, cofondée par Nadira Hajjar et Henri Harland, se veut un réseau social collaboratif. Elle est aussi entrée en Bourse cette semaine. L’ambitieuse équipe du projet, à laquelle s’est joint récemment Érick Giasson (Yoga Wanderlust), espère avoir d’ici la fin 2021 plus de 100 000 utilisateurs, au Québec, mais aussi en Amérique du Nord. Le principe ? Un peu à la manière d’Instagram, les utilisateurs de la plateforme, ainsi que des influenceurs, partagent leurs coups de cœur d’achat local sous diverses catégories, dont bien sûr « Manger et boire », en identifiant le commerce ou la marque aimée. « C’est vraiment un réseau social pour donner de la visibilité aux commerces locaux, et dynamiser cette visibilité. En 2020, on a grandement besoin de cela », résume M. Giasson. Alors que l’importance d’acheter localement a été surlignée en rouge durant cette pandémie, plusieurs plateformes nées depuis, tel Le Panier Bleu, sont des outils qui n’offrent pas d’interaction, ce que FlipNpik veut pallier.

Ainsi, chaque utilisateur crée son profil selon ses goûts et sa personnalité, puis peut accumuler des points « flip social » en partageant ce qu’il aime. Il peut ensuite les échanger contre un cadeau dans la « boîte à surprises », comme un repas gratuit. « Tu deviens payé pour faire ce que tu faisais déjà, et tu peux élever ton niveau d’intention en le faisant pour aider l’économie, les commerçants locaux », ajoute M. Giasson. L’application est offerte gratuitement (Apple ou Android), mais plusieurs améliorations, nous dit-on, y seront apportées dans les semaines et mois à venir, alors que l’entreprise travaille activement à rallier encore davantage d’influenceurs, de foodies, de restos et de commerces sur sa plateforme. — Iris Gagnon-Paradis, La Presse

Nouveauté

La bouffe thaïe selon Le Blind Pig

En temps de pandémie, la débrouillardise est de mise. C’est ainsi que la populaire brasserie d’Hochelaga-Maisonneuve Le Blind Pig devient Le Blind Tiger pendant la deuxième vague, avec un menu inspiré par la nourriture thaïe qui vous réchauffera pendant les mois frisquets. C’est à la suite de l’annonce du gouvernement de fermer de nouveau les bars et les salles de restaurant que Mathieu Ménard, Rémi Dumas et le chef Dominic Chagnon, copropriétaires du Blind Pig, ont eu l’idée de se réinventer, cette fois sous le signe du tigre plutôt que du cochon. Ils proposent ainsi une toute nouvelle offre qui rend hommage à une culture culinaire qu’ils affectionnent particulièrement et qu’ils ont pu découvrir lors de voyages en Thaïlande. Le menu, alléchant, propose des plats classiques de cette cuisine relevée et parfumée comme les gai thaawt, délicieuses ailes de poulet marinées à la racine de coriandre et glacées à la lime et ail frit, la tom kah, une soupe au lait de coco à la lime kéfir, et bien sûr le classique pad thaï. Pour avoir dégusté quelques plats, on vous confirme : c’est absolument réconfortant et délicieux. Pour commander, rendez-vous directement à l’établissement (ou précommandez au téléphone) ou alors passez par la plateforme de livraison DoorDash, du jeudi au samedi.

— Iris Gagnon-Paradis, La Presse

3882, rue Ontario Est

À commander

Un pithiviers pour souper ?

Une expérience gourmet, prête à enfourner, pour le souper ? Voilà qui peut s’avérer tentant pour les soirées maussades d’automne où il est impossible de sortir au restaurant. Le service Menu Extra, initiative de quelques anciens du Mousso, qui organisaient des évènements éphémères (pop-up), a voulu se réinventer avec une formule qui permet d’éviter les rassemblements au profit d’un repas pour deux. Ils offrent ainsi des pithiviers, une spécialité française composée de pâte feuilletée, dont l’intérieur est garni de canard – ou de légumes pour une version végé – et accompagné d’une sauce miso. On déguste le tout avec une salade à l’oignon brûlé ; s’il reste de la place, on termine avec la crème glacée au maïs et caramel de miso, ou le sorbet à la poire et au caramel de pommes. Un troisième pithiviers vient de s’ajouter au menu : saumon et sauce au beurre blanc fumé. Le service est offert en livraison ou directement à leur quartier général, dans le Mile End.

— Sophie Ouimet, La Presse

5206, boul. Saint-Laurent, Montréal

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