Actualités

Nouvelles internationales

L’Itinéraire est membre du International Network of Street Papers (Réseau international des journaux de rue). Le Réseau apporte son soutien à près de 100 journaux de rue dans 35 pays sur six continents. Plus de 250 000 sans-abri ont vu leur vie changer grâce à la vente de journaux de rue. L’INSP offre également un service de presse alimenté par du contenu fourni par nos collègues à travers le monde.

États-Unis

La Coalition sur l’itinérance poursuit la Ville de San Francisco

Les avocats du Lawyers’ Committee on Civil Rights – aux côtés de l’American Civil Liberties Union et de la Coalition on Homelessness – poursuivent la Ville et le comté de San Francisco pour sa réponse à l’itinérance : la criminalisation. C’est le militant en itinérance et plaignant Toro Castano qui a contacté les avocats pour discuter des fondements juridiques de l’action, ainsi que de l’impact sur les sans-abri des rafles de campements menés dans la ville. Les avocats et les sept plaignants qu’ils représentent espèrent que ce procès changera la façon dont la Ville intervient à l’égard des itinérants. La poursuite se base sur la dichotomie entre les intentions annoncées par rapport à l’itinérance et ce que cette réponse a été en réalité. La Ville aurait fait miroiter une vision très progressiste face à la situation, tandis que dans les faits, beaucoup de gens ont été exclus et criminalisés, car ils n’ont accès à un logement que s’ils acceptent les services. Ceux qui restent dans la rue sont arrêtés par les autorités qui estiment que si les gens sont dans la rue, c’est parce qu’ils veulent y être. On les considère comme des criminels parce qu'ils refusent les services offerts. Dans les faits, San Francisco a énormément sous-investi dans le logement abordable pendant des décennies, créant une crise d’accessibilité qui fait qu’environ 20 000 résidants deviennent sans-abri chaque année, multipliant ainsi leurs chances de devenir hors-la-loi.

— INSP/talesofthedan

Liban

La classe moyenne devenue pauvre

Selon les Nations unies, le krach économique qu’a subi le Liban depuis 2019 a laissé dans la pauvreté quatre citoyens sur cinq, sans espoir de s'en sortir. Sans emploi et incapable de subvenir aux besoins de sa famille, Hussein Hamadeh, 51 ans, essaie de trouver de l’aide pour surmonter cette crise économique prolongée. Hamadeh a perdu son emploi stable en menuiserie et a développé une maladie qui nécessite des médicaments coûteux. Pêcheur à ses heures, il vendait ses prises pour suppléer à ses revenus, mais les acheteurs potentiels de son bidonville n’ont pas les moyens d’acheter du poisson ou encore de le conserver en raison des coupures d’électricité qui empêchent la réfrigération. Les services publics de base se sont effondrés, les subventions sur presque tous les produits ont été supprimées et des dizaines de milliers de Libanais ont quitté le pays pour chercher du travail à l’étranger, dans la plus grande vague d’émigration depuis la guerre civile de 1975-1990. La Banque mondiale a qualifié cette crise de « dépression délibérée », orchestrée par les élites politiques et financières. Le gouvernement affirme qu’il reste déterminé à mettre en œuvre des réformes qui ouvriraient la voie à un accord avec le Fonds monétaire international. Toutefois, la pression publique en faveur des réformes, qui a atteint son apogée lors des manifestations de 2019 et après l’explosion du port de Beyrouth en août 2020, s’est largement atténuée, et les partis au pouvoir depuis des décennies ont encore remporté la grande majorité des sièges lors des élections législatives de mai.

— INSP/Reuters

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