Bilan de la COVID-19

757 nouveaux cas, baisse des hospitalisations

Le nombre de cas de COVID-19 a diminué dimanche par rapport à la veille. La Santé publique a rapporté 757 nouveaux cas de coronavirus et 5 hospitalisations de moins.

Ces nouvelles infections portent à 711 la moyenne quotidienne du nombre de cas calculée sur sept jours. Dimanche, aucun décès ne s’est ajouté au bilan.

Le nombre de patients hospitalisés à diminuer de 5 par rapport à la veille pour s’établir à 213. Le nombre de malades aux soins intensifs est resté stable, à 75.

Les personnes non vaccinées représentent toujours la majorité des nouveaux cas de COVID-19 recensés dimanche : 510 nouvelles infections sont liées à des personnes qui n’ont pas retroussé leur manche ou qui ont reçu leur première dose depuis moins de sept jours.

De plus, 60 des nouveaux cas sont survenus chez des primovaccinés et 187 chez des personnes ayant reçu deux doses de vaccin. Proportionnellement, les personnes ayant reçu deux doses restent moins touchées que celles ayant un autre statut vaccinal.

Dans une publication sur son compte Twitter, le ministre de la Santé, Christian Dubé, a indiqué que dans les 28 derniers jours, 84 % personnes admises aux soins intensifs, soit 113 des 135 personnes, n’étaient pas pleinement vaccinées.

« La vaccination permet d’éviter que des personnes mettent de la pression inutilement sur notre réseau de santé. Il faut donc continuer d’aller chercher ses [deux] doses », a annoncé le ministre Dubé sur Twitter.

Dimanche, le nombre d’éclosions actives a toutefois augmenté par rapport à la veille, passant de 382 à 402.

La province avait frôlé le cap des 1000 cas samedi, un seuil n’ayant pas été atteint depuis début mai, avec 995 nouvelles infections rapportées.

Jeux vidéo

Un pédophile ayant piégé deux garçons plaide coupable

Un jeune homme « serviable et poli » présentant une légère déficience intellectuelle a abusé pendant des mois de la gentillesse d’un couple d’amis en piégeant leurs fils de 7 et 8 ans par l’entremise des jeux vidéo. Le pédophile Jeffrey St-Arneault a été condamné à quatre ans d’emprisonnement pour ses « crimes odieux » commis pendant la pandémie.

« Il sait se faire petit. Personne ne l’avait soupçonné. Tout le monde était très surpris », a résumé en cour l’avocate de la défense, MDelphine Tremblin. Les parents des victimes ne se doutaient pas une seconde qu’en acceptant d’accueillir Jeffrey St-Arneault dans leur demeure pendant quelques mois, en 2020, ils avaient laissé le loup entrer dans la bergerie.

Le Montréalais de 24 ans a plaidé coupable à des accusations de leurre informatique, d’incitation à des contacts sexuels, de contacts sexuels, de production et de distribution de pornographie juvénile au début de l’été au palais de justice de Montréal. Il a notamment été pincé avec un millier d’images et une trentaine de vidéos de pornographie juvénile.

C’est d’ailleurs lors de l’enquête pour distribution de pornographie juvénile sur l’application Snapchat que les policiers ont découvert que Jeffrey St-Arneault était devenu « proche » des enfants de la famille en jouant à des jeux vidéo. Ainsi, même après son départ, le prédateur jouait toujours en ligne avec les garçons de 7 et 8 ans.

Pendant leurs échanges virtuels, Jeffrey St-Arneault insistait souvent pour que les garçons lui montrent leur pénis ou leurs fesses. Le pédophile a aussi demandé à l’un des enfants de mettre son pénis dans sa bouche, ce que le garçon a refusé de faire.

Les enfants ont toutefois accepté de prendre certaines poses suggestives, tout en portant leurs vêtements. Le prédateur s’empressait alors de faire une capture d’écran de la scène. Dans un autre évènement, un garçon aurait mis ses fesses sur la figure de l’accusé dans la cuisine de la maison. À l’étonnement du juge Christian M. Tremblay, on ignore quelles conséquences ces crimes ont eues sur les garçons.

À cette époque, Jeffrey St-Arneault était soumis à une interdiction de naviguer sur l’internet dans un dossier similaire au palais de justice de Saint-Jérôme. Il a été condamné à deux ans de détention en 2021 pour cette autre affaire de leurre et d’incitation à des contacts sexuels sur des enfants. Sa peine totale s’élève donc à six ans.

Une enfance « très, très difficile »

Pour justifier cette suggestion commune de peine relativement clémente compte tenu de l’arrêt Friesen de la Cour suprême – qui a durci les peines contre les agresseurs d’enfants –, les avocats ont souligné le profil « particulier » de l’accusé. Selon son avocate, Jeffrey St-Arneault a eu une enfance « très, très difficile » au sein d’une famille « très dysfonctionnelle », étant carrément abandonné par sa mère.

Aussi, Jeffrey St-Arneault présente une légère déficience intellectuelle et une scolarité du niveau primaire. « C’est un monsieur très isolé qui est resté coincé dans l’enfance et l’adolescence. Il a beaucoup de difficulté à se faire des amis adultes de son âge. Il a vécu de l’intimidation plus jeune », a expliqué MTremblin.

De plus, Jeffrey St-Arneault a « tout déballé » aux enquêteurs et se dit prêt à participer à toutes les évaluations et à tous les programmes possibles, a plaidé MTrembin. « Je me sens mal. Désolé », a déclaré l’accusé pendant l’audience.

Le juge Tremblay a entériné cette suggestion en retenant ces facteurs atténuants, tout en soulignant le lien de confiance avec les victimes et la longue période des crimes. Le juge rappelle toutefois qu’il ne faut surtout pas « banaliser » les infractions de pornographie juvénile, puisque les jeunes sur ces images sont des « victimes d’abuseurs ».

Le juge a finalement lancé un avertissement à Jeffrey St-Arneault. « Il est certain que si jamais il ne comprend pas sa leçon et qu’il ne fait pas les changements nécessaires, la prochaine fois […], il va repartir au pénitencier pour plusieurs années. Ils pensent tous qu’ils sont plus forts que le système, mais tôt ou tard, ils se font reprendre. »

MGabrielle Delisle a représenté le ministère public.

Tentative de meurtre dans Ahuntsic-Cartierville

Une tentative de meurtre est survenue en soirée dimanche dans le stationnement d’un centre commercial de l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, à Montréal. Un homme a été blessé au bas du corps. Vers 18 h 30, des coups de feu ont été entendus dans le stationnement du centre commercial Les Galeries Normandie, rue de Salaberry, près de la rue James-Morrice. Selon les premières informations, un conflit aurait dégénéré entre un homme de 32 ans et des individus à l’intérieur d’un véhicule. « À la suite du conflit, la victime serait sortie du véhicule et aurait été atteinte par balle », a indiqué le porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal Jean-Pierre Brabant. La victime se serait réfugiée dans un commerce. L’homme a été transporté dans un centre hospitalier. « Il était conscient lors de son transport », a indiqué le porte-parole. On ne craint pas pour sa vie. La victime est connue des services policiers. Les suspects ont quitté les lieux à pied dans une direction inconnue. Un périmètre a été érigé. Les enquêteurs devaient faire l’analyse de la scène.

— Alice Girard-Bossé, La Presse

Trois personnes poignardées à Montréal

Le suspect et les victimes, « toutes des personnes liées »

Trois personnes, dont une adolescente de 17 ans, ont été poignardées dans la rue Goyer, près de la rue Hudson, dans le quartier Côte-des-Neiges, en fin d’après-midi dimanche à Montréal. Les deux autres victimes sont une femme de 39 ans et un homme de 44 ans. Les victimes ont été transportées dans un centre hospitalier. Selon les premières informations, l’adolescente et l’homme de 44 ans sont hors de danger. Ils seront interrogés sous peu par les policiers. Quant à la femme de 39 ans, qui était plus tôt dans un état critique, on ne craint plus pour sa vie. Le suspect, âgé de 53 ans, a aussi été transporté dans un centre hospitalier pour soigner des blessures qui pourraient être causées par un « objet contondant », a indiqué Véronique Comtois, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Sa vie n’est pas menacée. Une histoire conjugale serait à la source du drame, a indiqué Mme Comtois. Les victimes et le suspect seraient des proches. « Ce sont toutes des personnes liées », a-t-elle ajouté. Les policiers tentent de faire la lumière sur les circonstances de ces évènements. La scène était toujours protégée dimanche.

— Alice Girard-Bossé, La Presse

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