Une seconde vague de froid attendue samedi

Après avoir connu un épisode de températures polaires mardi, le Québec peut s’attendre à subir une seconde « vaguelette » de froid samedi.

Le froid s’est installé sur la province dans la nuit de lundi à mardi. En matinée mardi, une température de - 24,9 °C a été relevée à Montréal. La dernière fois qu’une telle température a été rapportée dans la métropole remonte à 2018, souligne Simon Legault, météorologue à Environnement Canada.

Toutefois, aucun record de basse température n’a été battu à Montréal. « Le record date de 1954, c’était -29,4 °C. On est à quand même plus de quatre degrés du record », précise le météorologue.

Les températures devaient remonter en soirée mardi, alors qu’un maximum de -5 °C est attendu à Montréal, ce mercredi.

Avis de froid extrême

En fin de journée mardi, Environnement Canada a levé l’avis de froid extrême qui était en vigueur dans plusieurs régions, à l’exception de quelques-unes, dont le Saguenay–Lac-Saint-Jean, Sept-Îles, Port-Cartier et Chibougamau. Un tel avertissement est diffusé lorsque le refroidissement éolien recensé dans un secteur se chiffre à au moins -38.

La vague de froid qui a frappé la province a été de courte durée. Ce phénomène météorologique peut s’échelonner sur trois à cinq jours, mais il aura été présent entre 36 et 48 heures cette fois-ci, selon les régions, évoque Simon Legault.

« Probablement que samedi, on vivra une autre petite vaguelette de froid » de la même durée, ajoute-t-il.

De la neige dans le nord

De la neige était également attendue au Québec de mardi soir jusqu’à ce mercredi. Des précipitations de deux à cinq centimètres sont anticipées dans les régions situées au nord du fleuve Saint-Laurent, et une faible quantité de neige dans les secteurs qui se trouvent au sud.

« Une petite neige sur une rue très froide, ça peut causer des désagréments », prévient Simon Legault, en soulignant que l’adhérence des voitures au sol est moins bonne dans ces conditions.

« C’est possible qu’au début de la semaine prochaine, il y ait un système qui touche le sud du Québec, le Centre-du-Québec, [mais] ce n’est pas encore certain. On pourrait recevoir de la neige de façon peut-être un peu plus importante », poursuit le météorologue. On ne peut pas qualifier ce système de tempête pour le moment, selon Simon Legault.

Omicron touche maintenant le Nunavik

Le variant Omicron est établi dans plusieurs villages du Nunavik. La région compte 312 cas actifs et 6 de ses 14 communautés ont dû être placées au palier d’alerte rouge, car la transmission communautaire y est confirmée.

« On commence à connaître l’effet Omicron sur les communautés. On aurait préféré retarder encore un peu plus le phénomène, mais il est maintenant présent », affirme la directrice régionale de santé publique du Nunavik, la Dre Marie Rochette.

Les communautés de Salluit (23 cas actifs), Ivujivik (23 cas actifs), Kangiqsualujjuaq (92 cas actifs), Kuujjuaq (40 cas actifs), Puvirnituq (81 cas actifs) et Tasiujaq (35 cas actifs) sont les plus touchées pour le moment.

Les huit autres communautés du Nord ne comptent pour l’instant que quelques cas chacune, et aucune transmission communautaire n’y est confirmée. « On espère la retarder le plus possible », dit la Dre Rochette.

Celle-ci explique que, jusqu’à maintenant, les personnes infectées par le variant Omicron sont peu malades et n’ont que rarement besoin d’être hospitalisées. « Mais ça prend environ deux semaines après une hausse de cas pour voir l’impact sur la hausse des hospitalisations. Donc, on reste prudents. On n’a pas encore la pleine mesure de ce que cela va signifier », souligne-t-elle.

Pénurie de main-d’œuvre

La population du Nunavik continue de bénéficier de tests de dépistage PCR. Mais la Dre Rochette signale que les ressources humaines pour mener ces tests commencent à se faire rares. « On veut implanter prochainement des tests rapides pour éviter à la population d’aller en CLSC pour un test de dépistage. Mais en faisant ça, on va perdre de la fiabilité sur les données sur le nombre de cas », dit-elle.

La Dre Rochette note aussi que la situation reste précaire au Nunavik, car la région ne peut plus compter sur le soutien de travailleurs d’autres régions pour l’épauler, la pénurie de personnel étant critique partout en province.

Pour l’instant, le Nunavik maintient la période d’isolement de 10 jours pour les personnes positives à la COVID-19. « En ce moment, le risque de réduire cette période d’isolement serait trop important », indique la Régie régionale de santé du Nunavik, dans un communiqué.

Par ailleurs, une campagne de vaccination massive contre l’hépatite A débutera à la fin de janvier au Nunavik, soit en même temps que se déploiera la vaccination des deuxièmes doses de vaccin contre la COVID-19 pour les enfants de 5 à 11 ans. Le village de Puvirnituq est aux prises avec une éclosion de cas d’hépatite A. Depuis septembre 2021, 19 personnes ont contracté la maladie. Treize de ces personnes ont dû être hospitalisées. Pour prévenir d’autres cas, la vaccination contre l’hépatite A sera offerte dès la fin du mois dans cette communauté, ainsi que dans les 13 autres communautés du Nunavik.

Montréal

Coupable d’avoir tué son ami de huit coups de couteau

Gérard Petit hébergeait souvent chez lui son ami Marcel Poirier, un sans-abri de 54 ans. Pourtant, en 2019, au cours d’une nuit de beuverie, il l’a tué en lui assénant huit coups de couteau.

Petit a écopé de 11 ans de prison, mardi, au palais de justice de Montréal, après avoir plaidé coupable à une accusation d’homicide involontaire.

« Je regrette cet incident, je n’aurais jamais pensé qu’une chose comme ça pourrait arriver », a dit l’homme de 65 ans, en pleurs, alors qu’il se trouvait dans le box des accusés devant la juge Catherine Perreault.

« Marcel était devenu un ami, j’avais essayé de le sortir de la rue, je l’amenais à la maison quand il faisait trop froid. »

Mais dans la nuit du 28 au 29 juillet 2019, les deux hommes ont eu une altercation dans l’appartement de Petit, situé dans un HLM du Plateau-Mont-Royal. L’accusé raconte qu’il a voulu faire sortir la victime, qui menaçait de tout détruire dans le logement.

Marcel Poirier se serait alors emparé d’un couteau de cuisine et se serait retrouvé dans le corridor avec Gérard Petit.

L’accusé aurait donc saisi le poignet de la victime, pour retourner l’arme vers le sans-abri. Il l’aurait poignardé à plusieurs reprises, mais affirme que Marcel Poirier aurait conservé le couteau dans sa main.

À ce moment, Gérard Petit « a l’impression que c’est [lui], la victime », dira-t-il aux policiers en interrogatoire.

L’exposé des faits présenté mardi devant le tribunal note cependant que Marcel Poirier a reçu un coup dans le dos et un autre derrière la cuisse, ce que Petit n’a pas pu expliquer.

« Je n’avais aucune intention de tuer cette personne. Il n’y a pas un soir que je n’y pense pas », a fait valoir l’accusé, avant de recevoir sa peine.

Peine de 11 ans

Une analyse sanguine a permis d’apprendre que la victime avait consommé de l’alcool, du cannabis et du clonazépam, un médicament notamment utilisé pour combattre l’anxiété. Selon Gérard Petit, Marcel Poirier consommait souvent des médicaments qu’il trouvait dans les poubelles. « Il n’y a pas assez de services pour les itinérants », a déploré Petit.

La peine de 11 ans de prison imposée à l’accusé était une suggestion commune des avocats de la Couronne et de la défense, qui a été entérinée par le juge.

La juge Catherine Perreault a expliqué que cette sentence tenait compte des circonstances du crime, mais également de la violence de l’attaque.

Comme Gérard Petit était incarcéré depuis les évènements, le temps déjà passé derrière les barreaux vient réduire la durée de sa peine ; il lui reste donc un peu plus de sept ans à purger.

Des amendes de 5 millions pour des contrebandiers de tabac

Quatorze contrebandiers de tabac ont été condamnés à des amendes totalisant près de 5 millions de dollars, a annoncé mardi Revenu Québec dans un communiqué. Trois d’entre eux ont également été condamnés à des peines d’emprisonnement allant jusqu’à deux ans moins un jour, a précisé l’agence québécoise. Toutes les personnes condamnées avaient été arrêtées en décembre 2016 à l’issue d’une enquête de la Gendarmerie royale du Canada baptisée Cendrier qui visait des contrebandiers de tabac, mais également un importateur de cocaïne présumé. Les suspects avaient été trahis par un complice devenu, à leur insu, agent civil d’infiltration (ACI) pour la police fédérale. L’ACI avait mis sur pied sa propre entreprise de transport pour déplacer les marchandises illicites, et ses chauffeurs ou employés étaient des agents doubles de la police ou de la Drug Enforcement Administration des États-Unis (DEA).

— Daniel Renaud, La Presse

Transformation du SPVM

Valérie Plante appuie son chef de police

Valérie Plante a dit appuyer la volonté de son chef de police, Sylvain Caron, de transformer le SPVM, cinq jours après qu’il a évoqué la réduction du nombre de postes de quartier à Montréal. La mairesse de Montréal s’est réjouie de la tenue d’une réflexion sur l’avenir du corps policier, mais a averti que toute proposition ferait l’objet d’études et de consultations avant d’être implantée. « Ce que je trouve intéressant, c’est que le chef de police amène des propositions, des solutions pour […] être plus efficace, […] être toujours plus performant, a-t-elle dit. Comment on s’assure que partout à travers l’île on se sente en sécurité ? Moi, honnêtement, c’est ce qui m’interpelle. » Jeudi dernier, le chef du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a jeté un pavé dans la mare en évoquant sa volonté de réduire le nombre de postes de quartier. Le chef de police de Montréal n’a pas voulu dire quelle proportion des postes de quartier il souhaitait fermer.

— Philippe Teisceira-Lessard, La Presse

Ontario

Des infirmières formées à l’étranger en renfort

Des infirmières formées à l’étranger auront l’autorisation de travailler dans les hôpitaux, les centres de soins de longue durée et les autres établissements de santé de l’Ontario, alors que la province fait face à une grave pénurie de personnel, a annoncé mardi la ministre de la Santé de l’Ontario. Christine Elliott a indiqué que 1200 candidates avaient manifesté leur intérêt pour participer au programme visant à déployer des infirmières formées à l’étranger dans les établissements en manque criant de personnel. Ces infirmières seraient supervisées par une collègue détenant un permis de pratique. Le président et chef de la direction de Santé Ontario, Matthew Anderson, a promis en conférence de presse que les participantes au programme auraient la chance d’intégrer le système de santé de façon permanente.

— La Presse Canadienne

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