Occupation double à Bali

Un ancien candidat poursuit son ex-copine pour diffamation

Deux ex-candidats d’Occupation double à Bali s’affronteront devant les tribunaux. Pascal-Hugo Caron-Cantin poursuit Jessie Nadeau, à qui il reproche d’avoir publié une vidéo « diffamatoire » dans laquelle elle l’accuse de violence conjugale à son égard.

Dans la poursuite déposée à la Cour supérieure, Pascal-Hugo Caron-Cantin soutient que son ex-copine, Jessie Nadeau, a porté « atteinte à [sa] réputation, [son] honneur, [son] intégrité et à [sa] dignité ». Il réclame la somme de 205 000 $ ainsi qu’une lettre d’excuses « dans laquelle les faits allégués à [son] encontre devront être démentis ».

L’ex-candidat d’Occupation double demande que les excuses soient publiées sur l’ensemble des plateformes où a été diffusée la vidéo en question. Cette dernière devra être retirée, tout comme les autres vidéos de Mme Nadeau concernant M. Caron-Cantin.

Le couple s’était formé lors de l’émission Occupation double à Bali en 2017. Après avoir réalisé certains projets ensemble, notamment des livres de cuisine végane, M. Caron-Cantin et Mme Nadeau ont mis fin à leur relation amoureuse en 2020.

Le 17 décembre dernier, Jessie Nadeau a publié une vidéo sur plusieurs réseaux sociaux dans laquelle elle allègue avoir été victime de violence verbale, physique et psychologique de la part de M. Caron-Cantin.

Perte d’argent et de confiance

À la suite de la publication de cette vidéo, l’ancien candidat affirme avoir subi « une perte de confiance considérable » de la part de certains partenaires d’affaires ainsi que d’une partie du public. Dans le document, M. Caron-Cantin soutient que son entreprise d’enregistrement et de diffusion de balados, Studio SF, a perdu de l’argent à la suite des allégations.

Dans le document déposé à la Cour, on peut lire que « ces allégations s’inscrivent dans un contexte de plusieurs dénonciations » de la part de Jessie Nadeau, qui affirme avoir « fait l’objet d’agressions physiques et psychologiques de la part de ses anciens partenaires de cœur, amis et connaissances ». La poursuite cite l’exemple d’un article paru dans La Presse en 2018, dans lequel Mme Nadeau raconte avoir été agressée sexuellement par un inconnu, trois ans plus tôt.

Lorsque nous avons publié ces lignes, Pascal-Hugo Caron-Cantin et Jessie Nadeau n’avaient pas donné suite aux appels de La Presse.

Explosion mortelle à Arvida

La Sûreté du Québec confirme la thèse de l’acte criminel

Le passage de la coroner Francine Danais sur les lieux de la tragédie de la rue Dubose, à Jonquière, aura été bref. Elle s’est retirée temporairement du dossier, mercredi en fin d’avant-midi, puisqu’il est dorénavant considéré comme étant de nature criminelle par la Sûreté du Québec.

« Malheureusement, l’ensemble des informations tendent à démontrer que l’homme de 39 ans aurait provoqué délibérément la déflagration [qui l’a tué], lundi matin. De par le décès des deux enfants, cela devient un acte criminel », confirme dorénavant le porte-parole de la SQ, Hugues Beaulieu. Les enquêteurs transmettront leur dossier à la coroner lorsque leur travail sera terminé. Ce revirement dans l’enquête en cours donne de plus en plus de crédibilité à la thèse de l’infanticide.

Dérick Lalancette travaillait à la mine Niobec de Saint-Honoré. La question est maintenant de savoir s’il a pu utiliser des explosifs industriels. « Sans rentrer dans les détails en ce qui a trait à ses activités, nous savons qu’il possède les connaissances en matière de manipulation d’explosifs, alors il avait les capacités de le faire », a répondu le sergent Beaulieu. La direction de Niobec a d’ailleurs offert sa pleine collaboration aux enquêteurs.

Tout indique que Dérick Lalancette aurait planifié ce geste désespéré. Selon nos informations, le père de famille était séparé de la mère de ses deux jeunes bambins depuis peu. Un voisin de la victime rencontré par Le Quotidien a affirmé que ce dernier vivait des difficultés, tout comme une connaissance qui l’avait vu il y a quelques semaines.

Nombre d’experts se sont relayées depuis mardi matin sur la scène.

La Sûreté du Québec tient à préciser que la famille immédiate est soutenue par le Centre d’aide aux victimes d’actes criminels.

élan de générosité sur les réseaux sociaux

Un élan de générosité déferle sur les réseaux sociaux depuis le drame. Les proches de la mère endeuillée ont lancé une collecte de fonds sur la plateforme GoFundMe, mercredi, et en quelques heures, près de 40 000 $ avaient été amassés sur l’objectif de 50 000 $. Les quelque 1000 dons provenaient d’un peu partout au Québec. Des messages d’espoir sont également publiés sur le site, ainsi que sur Facebook par des membres de la famille, mais aussi des inconnus qui sont secoués par les événements.

— Carolyne Labrie, Le Quotidien

Saint-Michel

Retour en cour de l’adolescent accusé d’avoir poignardé son enseignant

L’adolescent de 16 ans accusé d’avoir poignardé son enseignant à l’école John-F.- Kennedy, dans le quartier Saint-Michel, était de retour devant le Tribunal de la jeunesse, mercredi matin, afin de savoir s’il pourrait être remis en liberté.

Deux personnes ont témoigné devant la juge Annie Savard, de la division jeunesse de la Cour du Québec, mais l’enquête sur remise en liberté de l’adolescent se poursuivra ce jeudi matin.

La sergente-détective du Service de police de la Ville de Montréal responsable de l’enquête a notamment relaté les évènements du 9 décembre 2021, vers 10 h, alors que l’enseignant en arts visuels Maxime Canuel a été blessé gravement avec un objet tranchant.

La mère de l’accusé, qui semblait très nerveuse et ébranlée par les évènements, a ensuite été interrogée par les deux avocats, MTiago Murias, qui représente son fils, et Me Mélanie Rose, qui représente la Couronne.

L’adolescent, qui se trouvait dans le box des accusés, secouait parfois la tête pendant le témoignage de sa mère, mais est demeuré imperturbable pendant la majeure partie des procédures.

Une ordonnance de la cour empêche les médias de dévoiler le contenu des témoignages, pour éviter de nuire à un éventuel procès devant jury.

Tentative de meurtre

Quatre chefs d’accusation, soit ceux de tentative de meurtre, de voies de fait graves, de possession d’une arme dans le but de commettre une infraction et de possession d’une arme dissimulée, ont été déposés contre l’adolescent.

La procureure aux poursuites criminelles et pénales a déjà déposé un avis devant le juge pour signifier qu’elle pourrait réclamer une peine pour adultes si l’accusé est jugé coupable au terme du processus.

L’agression armée survenue à John-F.-Kennedy, école primaire et secondaire anglophone du quartier Saint-Michel, avait provoqué un important déploiement policier et déclenché le confinement des élèves de l’établissement.

Des parents angoissés s’étaient rendus à l’école pour tenter de savoir ce qui se passait.

L’accusé avait été interpellé peu de temps après l’agression, alors qu’il marchait non loin de l’école.

Un porte-parole de la commission scolaire English-Montréal avait alors révélé que l’élève en question avait des problèmes « de discipline ».

Des équipes d’intervention sociale avaient été appelées sur les lieux parce que certains élèves témoins de l’agression étaient en état de choc.

Ballots contaminés

Montréal refuse la clé de son nouveau centre de tri

Montréal refuse de prendre possession de son nouveau centre de tri de recyclage de Lachine, deux ans et demi après son inauguration, parce qu’il produit des ballots trop contaminés.

Le papier qui sort de ces installations toutes neuves contient trop de déchets au goût de la Ville, qui refuse depuis 2019 le transfert de propriété et le versement du paiement final. Il est exploité par l’entreprise Ricova.

« On s’attend à un certain niveau de qualité des matières recyclables qui sortent du centre de tri. Le niveau de qualité attendu au niveau du contrat n’est pas encore totalement atteint », a indiqué mercredi Roger Lachance, directeur du Service de l’environnement de la Ville de Montréal. « C’est pour ça qu’on n’a pas fait la réception provisoire du centre de tri. »

« On utilise tous les leviers nécessaires, contractuellement parlant, pour faire évoluer les choses dans le bon sens », a-t-il ajouté.

En 2020, Le Journal de Montréal rapportait que les ballots produits par le centre de tri contenaient en moyenne de 10 à 20 % de déchets, alors que la norme nord-américaine est fixée à 3 %.

En novembre 2019, Valérie Plante avait inauguré les installations en vantant leur capacité « de produire des matières recyclables de qualité ». On ignorait à ce moment-là que Montréal n’avait pas encore pris possession du centre.

M. Lachance s’exprimait devant la Commission des finances de la Ville, qui passe en revue les services municipaux.

Une facture de 50 millions

En 2018, Montréal avait confié la conception et la construction d’un nouveau centre de tri à l’entreprise Rebuts solides canadiens (RSC) pour 50 millions. RSC devait aussi l’exploiter pendant cinq ans. L’entreprise a toutefois fait faillite en 2020, malgré le chèque de 30 millions reçu de Montréal pour tenter de la garder à flot. Son concurrent Ricova, déjà impliqué dans la collecte du recyclage et l’exportation de ballots de produits recyclables, a pris le relais.

Les nouvelles installations sont situées dans un parc industriel, près de l’intersection des autoroutes 13 et 20. Elles devaient soulager le centre de tri Saint-Michel, en fin de vie utile, en gérant des centaines de milliers de tonnes de produits recyclables par année. Le centre de tri Saint-Michel ne répond plus aux normes de l’industrie, notamment en matière de santé et sécurité du travail.

« Le contrat du centre de tri couvre les étapes de conception, construction, exploitation et entretien et contient diverses exigences, dont des critères de performances à atteindre pour la qualité des matières sortant du centre, a indiqué la Ville de Montréal par courriel. L'adjudicataire est responsable de l'ensemble des étapes du contrat. »

« Le centre opère au niveau de production prévu », a continué la Ville.

Alan DeSousa, élu d'opposition qui siège à la Commission des finances, a dénoncé mercredi le long délai entre inauguration et prise de possession : « C’est exagéré », a-t-il dit. « Le manque de qualité des matières qui en sortent est inacceptable. »

Mercredi, Ricova a refusé la demande d’entrevue de La Presse. L’entreprise a plaidé que son contrat avec la Ville de Montréal lui interdisait de s’adresser aux journalistes.

Ses installations de Lachine ont subi un grave incendie en novembre dernier. Une pile jetée dans un bac de recyclage (ce qui est interdit) a explosé dans le centre de tri, avant d’atteindre une importante réserve de papier. Les pompiers de Montréal ont dû combattre les flammes pendant une dizaine d’heures, évoluant dans une usine remplie de fumée épaisse.

Un homme blessé par balles à Ahuntsic-Cartierville

Un homme de 42 ans a été pris pour cible mercredi soir, alors qu’il marchait avec un ami. Blessé par balles, il est hors de danger, a indiqué le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Vers 20 h 10, un appel a été fait au 911 pour une personne blessée près de l’intersection de l’avenue Marcelin-Wilson et du boulevard Henri-Bourrassa. Un homme atteint par balles au bas du corps a été transporté à l’hôpital. Selon les informations du SPVM, la victime marchait avec un ami sur l’avenue Marcelin-Wilson, lorsqu’une personne à bord d’une voiture aurait tiré dans sa direction. Le suspect a pris la fuite sur le boulevard Henri-Bourrassa. Il n’y a aucune arrestation pour le moment, a indiqué Caroline Chèvrefils, porte-parole du SPVM. La scène a été protégée afin que les enquêteurs puissent examiner les lieux. Le témoin de l’évènement, l’ami de la victime, sera rencontré par les policiers, a précisé Caroline Chèvrefils.

— Florence Morin-Martel, La Presse

Campagne « sans précédent » pour retrouver un proxénète

La Sûreté du Québec (SQ) lance une campagne de médiatisation d’envergure afin de retrouver Blake Charbonneau, dangereux proxénète en fuite. Le Lavallois de 35 ans a été arrêté en mars 2020 pour des infractions relatives à du proxénétisme, des menaces et du harcèlement. Il ne s’est pas présenté devant le tribunal et court toujours. La médiatisation de l’enquête en 2021 a permis l’identification de trois nouvelles victimes, et diverses accusations à caractère sexuel, dont agression sexuelle armée, ont été ajoutées à son dossier. Des mandats d’arrestation pancanadiens ont été lancés contre lui. « La prédation affichée par M. Charbonneau, la gravité, la fréquence des actes reprochés, le nombre de victimes identifiées et la forte probabilité qu’il y ait d’autres victimes nous encouragent à tout mettre en œuvre pour l’arrêter », a déclaré l’inspecteur Pierre-Mathieu Viviers, directeur adjoint des enquêtes criminelles de la SQ, en point de presse mercredi. — Léa Carrier, La Presse

Toute information pouvant permettre de retrouver cet individu peut être communiquée, confidentiellement, à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec par téléphone au 1 800 659-GANG (4264) ou par courriel au cic@surete.qc.ca.

CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal

Des infirmières attendent toujours leurs primes

« Ce qu’ils veulent savoir, c’est à quelle date ils vont recevoir leur argent » : les infirmiers et infirmières du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal devront attendre encore près de deux semaines pour recevoir les primes qui leur avaient été promises par le gouvernement l’automne dernier. « Nous connaissons effectivement des retards dans le paiement des primes exceptionnelles annoncées par le gouvernement au cours des derniers mois, a indiqué par courriel Valérie Lafleur, du bureau des relations avec les médias du CIUSSS. Ces retards sont attribuables à des ajustements qui devaient être faits avec nos fournisseurs de paie. » La date de versement de certaines de ces primes a finalement été confirmée à La Presse en fin de soirée mardi. « Le paiement de la grande majorité de ces primes exceptionnelles se fera le 27 janvier prochain », a annoncé Mme Lafleur. Pour certaines infirmières, c’est l’annonce de ces primes qui les avaient convaincues de revenir dans le système de santé.

— Lila Dussault, La Presse

Report de la réouverture de l’Insectarium

L’Insectarium de Montréal devrait rouvrir ses portes ce printemps, avec près d’une année de retard par rapport aux plans initiaux. La populaire institution est fermée depuis mars 2019 pour travaux majeurs. Ceux-ci devaient durer deux ans. Ils se seront finalement étendus sur près de trois ans. « Les travaux sont complétés à 99,5 % », a affirmé mercredi Julie Jodoin, qui dirige Espace pour la vie. « On espère pouvoir recevoir le bâtiment en février pour que l’on puisse commencer un 2 mois, 2 mois et demi de travail de mise en service. Ça nous amène donc à une ouverture publique projetée au printemps [2022]. » Le retard est attribué aux impacts de la pandémie, qui a entraîné la fermeture temporaire des chantiers, ainsi qu’à la pénurie de matériaux de construction. « Je ne pense pas qu’on soit les seuls à vivre cet enjeu-là », a dit Julie Jodoin. Elle a souligné que l’Insectarium était un bâtiment extrêmement complexe, notamment en raison des critères environnementaux que ses serres doivent satisfaire. Le Biodôme, qui avait été rénové juste avant l’Insectarium, avait lui aussi rouvert en retard.

— Philippe Teisceira-Lessard, La Presse

Autobus de la STM

Des caméras à l’essai pour remplacer les rétroviseurs

De nouvelles caméras qui pourraient remplacer les rétroviseurs sur les autobus de la Société de transport de Montréal (STM) vont être testées sur deux autobus. Le but est d’améliorer la sécurité des usagers et la visibilité ainsi que la conduite des chauffeurs. Si tout se passe bien, ces équipements pourraient être étendus au reste de la flotte. « [Nos chauffeurs] vont se retrouver à regarder un écran dans leur habitacle plutôt qu’un rétroviseur dans une vitre où il peut, par exemple, y avoir de la réverbération », dit le porte-parole de la STM, Philippe Déry. Doté de deux caméras – une de chaque côté du bus – et de deux écrans à haute définition reliés à ces caméras, ce nouveau système coûte pour l'instant quelque 14 000 $ à l’unité, selon des chiffres de la STM.

— Henri Ouellette-Vézina, La Presse

Meurtre de Manon Boisvert

La police de Longueuil cherche des témoins

Tout indique que le meurtre de Manon Boisvert, cette mère de 54 ans dont le corps inanimé a été retrouvé le 5 janvier dernier avec d’importantes marques de violence, n’a pas été « commis au hasard ». La police de Longueuil a érigé mercredi matin un poste de commandement sur le boulevard Roland-Therrien, dans l’espoir d’obtenir plus d’informations. Selon les autorités, le meurtre aurait été commis le dimanche 2 janvier en soirée, soit trois jours avant qu’elle soit retrouvée par un passant dans sa Toyota Echo 2003 de couleur bleue, dans le stationnement d’un centre commercial devant une caisse Desjardins. « Ce soir-là, la plupart des commerces étaient fermés, donc il y avait moins de personnes qui circulaient. On se dit qu’il y a sûrement quelqu’un qui aurait vu quelque chose », détaille l’agente Mélanie Mercille, porte-parole du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL).

— Henri Ouellette-Vézina, La Presse

Milieux naturels

Medicom abandonne un projet d’usine controversé à Dorval

La société Medicom abandonne son projet de construire une usine de production de filtre à masques chirurgicaux sur un site appartenant au gouvernement fédéral, à Dorval. Une décision saluée par des groupes écologistes, qui souhaitent protéger un important milieu naturel dans la métropole. Pourtant, pas plus tard qu’en septembre dernier, Medicom écrivait à l’Agence d’évaluation d’impact du Canada afin de justifier son intérêt pour le site choisi, notamment en raison de sa proximité avec son siège social ainsi que l’aéroport de Montréal. Dans un courriel transmis à La Presse, le directeur des affaires publiques de Medicom, Gopinath Jeyabalaratnam, a affirmé que « le site ne correspond plus à tous [ses] besoins ». « Le site que nous allons choisir répondra aux normes techniques élevées et aux valeurs environnementales qui nous animent. Une annonce en ce sens devrait être faite prochainement. »

— Éric-Pierre Champagne, La Presse

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