Birmanie

100 000

Environ 100 000 personnes ont été déplacées par de nouveaux combats entre l’armée birmane et des groupes rebelles dans l’est du pays, a indiqué l’ONU mardi. Manifestations, grèves, recrudescence des tensions entre militaires et factions ethniques : la Birmanie est en ébullition depuis le putsch du 1er février qui a renversé le gouvernement élu d’Aung San Suu Kyi. (AFP)

France

Macron giflé, la classe politique indignée et solidaire

Le président de la République française Emmanuel Macron a été giflé par un homme poussant le cri de guerre royaliste « Montjoie Saint-Denis ! » lors d’un déplacement à Tain-l’Hermitage, mardi, une première pendant son quinquennat, condamnée par l’ensemble de la classe politique, mais qu’il a relativisée comme « un fait isolé ». Dans une vidéo diffusée sur Twitter et authentifiée par l’entourage du chef de l’État, on voit M. Macron, qui vient de visiter un lycée hôtelier, s’avancer rapidement vers un petit groupe de personnes massées derrière des barrières pour les saluer. Il s’approche alors d’un homme portant un tee-shirt kaki, une barbe noire et une longue chevelure. Saisissant l’avant-bras du président, l’individu lui porte ensuite un coup sur la joue. Dans cette même vidéo, juste avant la gifle, l’homme pousse le cri de guerre royaliste « Montjoie Saint-Denis ! » et « À bas la Macronie ». Deux hommes de 28 ans ont immédiatement été interpellés.

— Agence France-Presse

Israël

Nétanyahou autorise une manifestation d’extrême droite

Le gouvernement israélien a autorisé la tenue dans une semaine d’une manifestation controversée de militants israéliens d’extrême droite à Jérusalem, a indiqué mardi un communiqué du bureau du premier ministre, Benyamin Nétanyahou. Le Hamas palestinien avait menacé d’une nouvelle escalade de violence si la marche était maintenue et qu'elle s’approchait de Jérusalem-Est et de l’esplanade des Mosquées. Ce « défilé des drapeaux », organisé par plusieurs figures de l’extrême droite nationaliste israélienne, doit rassembler des centaines de personnes dans la vieille ville de Jérusalem. Elle aura lieu deux jours après le vote de confiance du Parlement israélien à la nouvelle coalition gouvernementale anti-Nétanyahou. Selon la presse israélienne, M. Nétanyahou était à la manœuvre pour maintenir la manifestation malgré la réprobation des chefs des services de sécurité. — Agence France-Presse

Nations unies

Un deuxième mandat pour Guterres

Le Conseil de sécurité a approuvé mardi l’attribution d’un deuxième mandat à António Guterres, 72 ans, pour diriger l’ONU entre 2022 et 2026, période au cours de laquelle il sera attendu sur la résolution de conflits. Secrétaire général depuis janvier 2017, l’ex-premier ministre portugais était seul en lice. Une dizaine de candidatures individuelles n’ont pas été retenues au motif qu’elles n’étaient pas soutenues par l’un des 193 pays membres de l’organisation. Après un premier mandat consacré à limiter les conséquences potentiellement draconiennes pour l’ONU de la politique unilatéraliste de Donald Trump, António Guterres devra avoir « un plan de bataille pour toutes les crises brûlantes », juge un diplomate.

— Agence France-Presse

Présidentielle au Pérou

Castillo et Fujimori toujours coude à coude

Le suspense perdure au Pérou dans la dernière ligne droite de la présidentielle, Pedro Castillo maintenant mardi soir sa très légère avance sur sa rivale Keiko Fujimori, qui a dénoncé des « indices de fraude », après le dépouillement de 98,3 % des suffrages. Le candidat de la gauche radicale avait plus de 107 000 voix d’avance, selon l’Office national des processus électoraux (ONPE). M. Castillo était crédité de 50,31 % et Mme Fujimori, de 49,69 % des suffrages. La représentante de la droite populiste semble toutefois bénéficier du comptage des voix de 1 million de Péruviens résidant à l’étranger qui parviennent deux jours après le scrutin. « Reste à savoir si cela sera suffisant » pour elle, a commenté à l’AFP la politologue péruvienne Jessica Smith, de l’Université centrale du Chili, pour qui « les contestations des résultats des bureaux de vote vont être cruciales » pour décider du scrutin.

— Agence France-Presse

Nicaragua

Un troisième opposant arrêté à cinq mois de la présidentielle

Un troisième opposant et potentiel candidat à la présidence du Nicaragua, Felix Maradiaga, a été arrêté mardi après avoir répondu à une convocation du parquet, qui a ouvert contre lui une enquête pour agissements contre la souveraineté du pays et incitation à l’ingérence étrangère, a indiqué le ministère public. Le département d’État américain a immédiatement réagi, qualifiant cette arrestation d’« arbitraire » et le président Daniel Ortega de « dictateur ». « La communauté internationale n’a d’autre choix que de le traiter comme tel », a réagi sur Twitter la responsable de la diplomatie américaine pour les Amériques, Julie Chung. Les charges retenues contre M. Maradiaga font partie du nouvel arsenal juridique mis en place en décembre par le président Ortega, qui pourrait briguer un quatrième mandat de suite le 7 novembre. Felix Maradiaga est le précandidat de l’Unité nationale, plateforme composée d’organisations de la société civile qui ont soutenu les manifestations de 2018 exigeant la démission du président Ortega et qui ont fait 328 morts. Il est le troisième opposant et potentiel candidat à l’élection présidentielle du 7 novembre à être arrêté en moins d’une semaine.

— Agence France-Presse

Australie

Une nouvelle espèce de dinosaure découverte

Un énorme dinosaure dont des fossiles avaient été découverts en 2006 en Australie a formellement été identifié comme le spécimen d’une nouvelle espèce, nommée Australotitan cooperensis, et l’un des plus grands animaux connus à avoir foulé la surface du globe. Ce dinosaure appartient au groupe des titanosaures qui a vécu il y a près de 100 millions d’années. On a découvert des spécimens de ce groupe de dinosaures herbivores au long cou sur tous les continents. On estime qu’il mesurait de 5 à 6,5 mètres de haut et de 25 à 30 mètres de long, ce qui en fait le plus grand dinosaure australien connu. « Si on se fie aux comparaisons de taille des membres, ce nouveau titanosaure fait partie des cinq plus grands au monde », a déclaré Robyn Mackenzie, de l’Eromanga Natural History Museum, dans le sud-ouest de l’État du Queensland.

— Agence France-Presse

Guerre de Bosnie

La détention à vie pour Ratko Mladic

La justice internationale a confirmé mardi la condamnation à perpétuité, désormais définitive, de l’ancien chef militaire serbe de Bosnie Ratko Mladic pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis pendant la guerre de Bosnie de 1992 à 1995.

À la majorité, les magistrats ont rejeté en intégralité l’appel de l’ex-général, reconnu coupable notamment de génocide pour son rôle dans le massacre de Srebrenica, le pire en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.

Autrefois soldat massif et surnommé le « Boucher des Balkans », Ratko Mladic, aujourd’hui âgé de près de 80 ans, a très brièvement fermé les yeux et secoué la tête à l’écoute du verdict du Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI), situé à La Haye.

La condamnation, dont l’ancien chef militaire ne peut plus faire appel, a notamment été saluée par l’ONU et par le président américain Joe Biden.

« La chambre d’appel confirme la peine de réclusion à perpétuité prononcée contre M. Mladic », a déclaré Prisca Nyambe, juge présidente du MTPI, qui a pris le relais du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), fermé en 2017.

Ratko Mladic restera en détention à La Haye en attendant la finalisation des modalités de son transfert vers l’État où il purgera sa peine, ont ordonné les juges, sans préciser lequel.

Les magistrats ont par ailleurs rejeté l’appel de l’accusation, qui souhaitait que l’ex-général soit également condamné pour génocide dans plusieurs autres municipalités.

La condamnation d’un « monstre », « jour historique »

Les proches de certains des 8000 hommes et garçons musulmans tués par les forces serbes de Bosnie à Srebrenica en 1995 avaient fait le déplacement à La Haye.

« C’est un jour historique, non seulement pour nous les mères, mais aussi pour l’ensemble des Balkans, de l’Europe et du monde », a déclaré à l’AFP Munira Subasic, présidente de l’une des associations des « mères de Srebrenica ».

Ratko Mladic « est un monstre qui ne s’est pas repenti de ce qu’il a fait, même après 26 ans », a-t-elle poursuivi devant le MTPI, en amont du verdict.

« Partout où leur armée est venue, partout où ils ont mis les pieds, ils ont commis un génocide », a-t-elle ajouté.

Ratko Mladic est l’un des principaux dirigeants jugés par la justice internationale pour les crimes commis pendant les guerres en ex-Yougoslavie. La guerre de Bosnie a fait quelque 100 000 morts et 2,2 millions de déplacés.

— Agence France-Presse

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