Volatilité du pétrole

« L’OPEP ne discute d’aucune décision avant ses réunions. »

— Le ministre de l’Énergie saoudien, Abdel Aziz ben Salmane, a « démenti catégoriquement » des informations du Wall Street Journal voulant que les pays producteurs de pétrole allaient discuter pour faire augmenter la production à leur prochaine réunion. À la publication de cet article, le cours du pétrole a connu une chute vertigineuse en cours de séance avant de se ressaisir et de fermer en léger repli de 0,19 %, à 87,45 $ US. (AFP)

Audiences sur l’achat de Shaw par Rogers

Québecor a vu l’occasion d’étendre sa présence

Québecor a vu une occasion pour Vidéotron d’étendre sa présence à l’échelle nationale lorsque la prise de contrôle proposée de 26 milliards de Shaw Communications par Rogers Communications a été annoncée en mars 2021. En contre-interrogatoire lors de l’audience sur l’entente lundi, le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau, a confirmé que son entreprise, propriétaire de Vidéotron, considérait la fusion proposée comme une chance d’entrer potentiellement sur le marché du sans-fil dans l’Ouest canadien. M. Péladeau a souligné aussi l’intérêt à long terme de Vidéotron à devenir un acteur national du sans-fil, ajoutant que si Vidéotron réussit à acheter Freedom Mobile, propriété de Shaw, elle pourrait y parvenir. Québecor a accepté d’acheter Freedom dans le cadre d’une transaction de 2,85 milliards plus tôt cette année. La vente proposée de Freedom à Vidéotron fait partie de la stratégie de Rogers visant à faire franchir la ligne d’arrivée à son accord plus large.

— La Presse Canadienne

Chemins de fer aux États-Unis

Une grève aux lourdes conséquences

Les consommateurs américains pourraient faire face à des prix de l’essence plus élevés et à des pénuries de certains de leurs produits d’épicerie préférés pendant le temps des Fêtes si les sociétés de chemins de fer et leurs syndicats ne parviennent pas à s’entendre sur de nouveaux contrats de travail avant le début de décembre. La probabilité d’une grève qui pourrait paralyser le trafic ferroviaire des États-Unis a augmenté lundi lorsque le plus grand des 12 syndicats ferroviaires, qui représente principalement des chefs de train, a rejeté la dernière offre patronale qui comprenait des augmentations salariales de 24 %. Avec 4 des 12 syndicats qui attendent un meilleur accord, il pourrait incomber au Congrès américain d’en imposer un afin de protéger l’économie du pays. La Retail Industry Leaders Association a indiqué qu’une grève des chemins de fer « causerait d’énormes perturbations dans le flux de marchandises à l’échelle nationale », bien que les magasins de détail soient bien approvisionnés pour la période des Fêtes.

— Associated Press

Surprofits des producteurs d’énergie

Boralex pourrait être touchée par une taxe française

Le gouvernement français se prépare à rendre encore plus sévère sa taxe sur les surprofits des producteurs d’énergie, une décision qui pourrait toucher les revenus de la société québécoise Boralex. Alors que la flambée des prix de l’énergie frappe de plein fouet les ménages européens, la France a annoncé en août qu’elle imposerait une taxe rétroactive sur les surprofits des producteurs d’énergie réalisés depuis le 1er janvier 2022. La France se prépare à serrer encore plus la vis que le plafond prévu par l’Union européenne de 180 euros le mégawattheure (MWh). Les élus français discutent de la possibilité de faire passer ce plafond à 100 €/MWh pour l’énergie éolienne, solaire, hydroélectrique et nucléaire. Ce plafond serait rétroactif à partir de juillet 2022. Si elle entre en vigueur sans modification, la décision aura un impact sur les revenus de Boralex, croit Nelson Ng, de RBC Marchés des capitaux. « Le plafond proposé éliminerait tous les gains liés aux prix élevés en France », indique-t-il.

— La Presse Canadienne

Retraites investies en bitcoins

Des sénateurs américains sonnent l’alarme

Plusieurs sénateurs aux États-Unis ont pressé lundi Fidelity, un grand gestionnaire américain d’actifs, de renoncer à permettre aux cotisants des plans de retraite 401(k) de placer des fonds dans du bitcoin, au vu de la récente déconfiture de la plateforme FTX.

« À la lumière des évènements étonnants intervenus sur le marché des actifs numériques, nous exhortons vivement Fidelity à reconsidérer sa décision d’autoriser […] à exposer les participants aux plans 401(k) au bitcoin », affirment la sénatrice démocrate Elizabeth Warren, connue pour sa surveillance farouche du secteur bancaire et financier, et deux autres élus, dans une lettre à Fidelity Investments.

« La récente implosion de FTX, une plateforme de cryptomonnaies, montre clairement que l’industrie des cryptoactifs a de sérieux problèmes », souligne encore la lettre.

« À bien des égards, nous sommes déjà dans une crise de la sécurité des retraites, et cela ne devrait pas être aggravé en exposant l’épargne-retraite à des risques inutiles », ont ajouté les sénateurs.

Fidelity est un des plus grands gestionnaires de plans 401(k), avec 32 millions de ces plans de retraite, dont les actifs sont placés sur les marchés financiers et auxquels participent les employeurs aux États-Unis.

Avertissement au printemps

Au printemps dernier, la société avait annoncé qu’elle allait permettre à des clients cotisant pour leur retraite de constituer une partie de leur épargne en bitcoins, nouveau geste participant à la popularité de la cryptomonnaie malgré les mises en garde des autorités.

Le ministère du Travail avait émis un avertissement contre ces investissements en cryptomonnaies pour les plans de retraite, appelant les administrateurs à faire preuve d’une « précaution extrême ».

En mai, Elizabeth Warren s’était déjà opposée à l’initiative de Fidelity dans une lettre à la présidente de l’entreprise, Abigail Johnson.

La déroute éclair, il y a dix jours, de la plateforme d’échanges de cryptomonnaies FTX a secoué l’univers des actifs virtuels, ravivé les inquiétudes et fait chuter le bitcoin. La plateforme doit notamment plus de 3 milliards de dollars à ses plus gros créanciers.

Le bitcoin, la vedette des monnaies virtuelles, valait 15 623 $ US (environ 21 000 $ CAN) lundi à 17 h 20 (en baisse de 4 %), à son plus bas niveau depuis deux ans. Elle s’élevait à 43 000 $ US au début de l’année et à 61 000 $ US à son sommet, en octobre 2021.

— Agence France-Presse

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.