Fonds du Grand Mouvement

Réseau de coopération des entreprises d’économie sociale en aide à domicile (eésad) : changer des vies

Chaque jour, aux quatre coins du Québec, des aides à domicile se rendent chez les plus vulnérables d’entre nous, principalement des personnes âgées vivant seules ou qui sont en perte d’autonomie. En plus d’y trouver un travail gratifiant, ces gens dévoués aident à faire les repas, l’entretien ménager, les courses, les soins d’hygiène… Mais surtout, ils font en sorte que les personnes seules ne sont pas laissées derrière.

Un réseau qui brise l’isolement

Le Réseau de coopération des EÉSAD regroupe une centaine de coopératives et d’organismes à but non lucratif (OBNL) répartis dans toutes les régions du Québec. Exploitées dans une optique de service à la collectivité, ces entreprises d’économie sociale offrent du soutien à domicile aux personnes dont l’autonomie est atteinte ainsi que du répit à leurs proches.

L’an dernier seulement, près de sept millions d’heures de soutien ont été fournies par les aides à domicile des EÉSAD sur tout le territoire. Ce sont plus de 110 000 personnes dans le besoin qui ont ainsi reçu un soutien précieux dans leur quotidien. Au-delà des tâches ménagères réalisées et des soins d’assistance prodigués, ce sont des vies qui sont changées, comme l’explique J. Benoit Caron, directeur général du Réseau : « Pour les usagers, l’aide à domicile fait souvent la différence entre pouvoir rester à la maison et devoir quitter son chez-soi. »

« Les entreprises d’aide à domicile permettent de briser l’isolement de milliers de personnes âgées. L’aide à domicile est parfois l’unique visite que ces gens vivant seuls auront dans leur semaine.  »

— J. Benoit Caron, directeur général, Réseau de coopération des EÉSAD

Le défi du capital humain

Si la relation d’aide change la vie des usagers, celle des aides à domicile aussi peut en être transformée. « C’est un métier valorisant, très humain, dit J. Benoit Caron. Ces personnes jouent un rôle majeur dans la vie des gens qu’elles aident. » À l’heure actuelle, les entreprises d’économie sociale membres du réseau emploient 9000 personnes qualifiées pour fournir de l’aide chez les usagers. Face aux besoins grandissants et à une offre en deçà des demandes, ces entreprises cherchent à étoffer leurs équipes.

Ensemble, on est plus fort

Grâce à l’apport du Fonds du Grand Mouvement de Desjardins, le Réseau de coopération des EÉSAD a pu déployer différentes initiatives pour susciter l’intérêt d’une nouvelle génération d’aides à domicile. « Ceux et celles qui ont un emploi à temps partiel, les jeunes qui ont quelques heures de libres entre leurs cours ou qui cherchent à travailler entre deux sessions, ce sont des personnes idéales pour le devenir », dit J. Benoit Caron. Le Réseau s’est donné le pari de les intéresser au métier et de les amener à endosser ce rôle, même de façon temporaire.

« Aller travailler au café du coin, c’est bien. Mais avoir un impact dans la vie de madame Bernier ou de monsieur Fortin, c’est gratifiant.  »

— J. Benoit Caron, directeur général, Réseau de coopération des EÉSAD

Les EÉSAD : ancrées dans les communautés

Le modèle coopératif est au cœur des activités du réseau comme de celles de ses membres. Les EÉSAD sont des coopératives de consommateurs, des coops de solidarité, des centres d’action bénévole, des centres de répit, etc. La solidarité envers les communautés, le soutien aux populations les plus vulnérables et le service aux collectivités sont donc l’épine dorsale de tout le réseau. Un réseau où l’on en fait plus avec moins…

« Dans un contexte où nous souhaitons collectivement que la population vieillissante puisse vivre chez elle dans la dignité le plus longtemps possible, l’aide à domicile prolonge de façon considérable le vivre chez soi.  »

— J. Benoit Caron, directeur général, Réseau de coopération des EÉSAD

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